LA RUE LE CHATEAU HAUTEFEUILLE
( Mémoirta de la Sodité de* AnHguatre» de Fronce, 188!. - BibliogF., 11° 213.)
Jaillot, l'auteur classique pour la lopt^raphie parisienne, dit dans sa description du quartier Saînt-A'ndré'des-Arts, à propos de la rue Haufefeuille :
« 11 y auroil plus que de la simplicité à tirer l'étymolo^e du nom de cette rue du château de HautefeuiUe, qu'on prétend avoir appartenu & un petit-neveu de Charlema^^e, moins connu dans l'histoire que dans les romans *. *
Et plus loin, pour mettre quelque chose à la place de l'opinion qu'il vient de combattre, il ajoute :
« A l'égard de l'étymolf^ie du nom de HautefeuiUe, je conjecture qu'il pourrait venir des arbres hauts et touffus dont cette me ou chemin pouvoit être bordée ; et je me fonde sur ce que, dans les premiers statuts ou règlements faits pour les Couteliers, on défend aux religieux de jouer à la paume sous la haute feuillée. >
Je vois dans chacune de ses assertions une erreur qu'il me semble utile de redresser, non pas tant pour l'importance de la chose en ellemême, qu'à cause des aperçus que la discussion ouvrira incidemment sur une période inconnue de l'histoire de Paris.
Arrêtons-nous d'abord à la conjecture proposée quant k l'origine du nom de HautefeuiUe.
Un document très ancien, puisque c'étaient les premiers statuts du gi'and couvent des Cordeliers, aurait établi, nous dit Jaillot, l'existence d'un lieu planté de grands arbres, à proximité du monastère,