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Digitizsd biiGOO'^le
l'alesia de césar rendue a la FHANCBE-COUTÉ 489
Deus pa^es contiennent la totalité des observations sur le siège d'Alise. J'en ai extrait tout ce qui peut être utile pour le débat, et je demande si, quand Napoléon a parlé de la sorte, il n'a pas condamné plutôt qu'approuvé l'hypothèse qui place Alesia à Alise.
Voici maintenant Bertinghicri, l'auteur le plus considérable dans la question, parce qu'il a longtemps médité dessus, et qu'aux talents militaires, il joignait le savoir d'un érudit et la pénétration d'un critique.
l.éopold Vaccà Berlinghieri était un professeur de physique de l'Uniyersité de Pise que la Révolution fit soldat. Il servit dans les étalsmajors de l'insurrection toscane, commanda à Sienne avec le grade de général, et lorsque la cause de la liberté italienne fut perdue, entra comme simple chef de bataillon dans l'armée française. La guerre ne fut jamais pour lui qu'une étude à laquelle il apporta l'esprit scientifique dont il était imbu. Sa dissertation en est une preuve, en même temps qu'elle décèle un latiniste de première force '■
On pourrait nier qu'il ait admis l'attribution d'Alise ; car, outre qu'il n'introduit dans son mémoire aucun nom de lieu ni de rivière, nulle part il n'appelle la ville assiégée par César autrement qu'Afesia. Cependant, comme il ne combat pas non plus l'attribution, et que dans un endroit il met Guischardt en contradiction avec sa carte d«s lieuK% il est assez vraisemblable que son opinion s'est formée à la vue de cette carte. Or, son opinion est que tes travaux du blocus peuvent se concevoir, mais que les batailles sont de toute impossibilité ; et, sans aller chercher si elles s'adapteraient mieux à un autre terrain, il traite tout simplement César d'imposteur.
Pour qu'on en soit convaincu, et aussi pour qu'on voie ce qu'était aux yeux d'un juge compétent cette admirable clarté des Commentaires, que ne cessent de vanter les partisans d'Alise, je rapporterai textuellement les prémisses et la conclusion du mémoire de Berlinghieri.
« Je commencerai, dit-il dans son introduction *, par annoncer que le jugement que je porte sur cette expédition n'est point conforme à celui des écrivains qui m'ont précédé ; et mon intention est de démontrer, l" que le texte de César n'a été bien compris de personne, dans
t. Examen dtt opérations et des travaux de César av siège d'Aleiia, par L£opold Vaccà Bcrlingbieri, œuvre poethome. Lucques, Bertini, 1812, 1 vol. in-S.
i. u SI l'on observe le plan de M. Guiscbardt, copié d'après M. Danvllle, on verra qu'il D'y avait paa la diataoce d'un mille depuis la crSte de la moDtagnc joaqne» «Di retranche menti. » Page 15S.