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DigitizsdbyGOO'^le
l'aLESIA de césar rendue a la FRANCHE-COMTfi i9{
se demaiide, dit- il, comment les Romains pouvaient creuser de laides et profonds fossés sur les plateaux qui présentent une croAle rocheuse couverte de quelques décimètres de terre'. »
Ensuite il trouvela li^e de circonvallation « vulnérable en plusieurs points. » Il signale surtout avec étonnement la néglig^ence de César, qui aurait laissé le vallon de RabuUn déboucher sur ses lignes sans avoir pris aucune mesure pour le faire surveiller*.
Ensuite il pense que < peut-être a-t-on outré les dimensions don> nées aux ouvrages, s exagération qu'il n'attribue pas à César, parce qu'il € serait pénible de penser que tous les détails minutieux donnés par lui n'aient eu qu'un but, celui de couvrir une jonglerie ; » maïs il l'attribue à d'autres, qu'il ne nomme pas.
Ensuite il opère comme si cette exagération était prouvée, et le développement qu'il donne aux lignes, « tracé d'après le relief du terrain, et tenant compte de toutes les circonstances qui peuvent concourir à la défense, s ce développement reste, suivant son calcul, de 2116 toises, soit J232 mètres au-dessous des mesures du texte pour la contrevallation, et de 1588 toises ou 3176 mètres pour la circonvallation' : plus d'une lieue de différence à la première ligne, presque une lieue à la seconde.
Enfin il est d'avis que le chiffre attribué i l'armée de Vercingétorix est trop fort, que cette armée n'aurait pas pu tenir dans la ville, et qu'il faut la réduire, sans dire de combien*.
Résoudre un problème, c'est satisfaire à toutes ses données : si une seule des données a été omise, le problème n'a pas été résolu. Or le commandant Dumesnil a manqué à cinq des données dont il. a eu connaissance, sans en compter plus de dix dont il ne s'est point aperçu ; il n'a donc pas placé les opérations de César sur le terrain d'Alise : il a montré au contraîie par son exemple que personne ne les y placera.
J'ai donné vingt raisons dont une seule aurait sufli pour prouver l'erreur accréditée par les siècles. Si, après cela, les personnes de bonne foi ne regardent pas la cause d'Alise comme perdue à tout jamais, c'est que, contrairement à l'axiome, aussi vrai en critique qu'en jurisprudence, ce qui abonde aura vicié.
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