S36 CONCLUSION POUR ALAISE
ligne le fossé qui ne fut creusé devant la première que dans le but de couvrir les travailleurs. L'ouvrage extérieur put se faire librement, puisque l'ennemi du dehors n'était pas encore arrivé.
En second lieu, comme j'ai tenu compte d'une différence de force que le texte signale entre les diverses parties de l'enveloppe intérieure, j'introduis la même différence à l'enveloppe extérieure ; et cela est justifié par la position del'arméede secours, position que César n'avEÙt pas. eu de peine à prévoir, car elle ne pouvait être que dans la montagne à gaucbe du Tôdeure,
Enfin la vue des lieux m'a fait comprendre qu'un retranchement n'avait pas été exécuté sur la totalité de la contrevallation ; et la vue des lieux me fait comprendre encore que, sur la goi^e de Nans, la nature avait formé la circonvallation aussi bien que la contrevallation, deux camps et une ou deux redoutes dans l'intervalle étant tout ce qu'il fallait pour rendre celte goi^ impénétrable.
J'arrive ainsi à un tracé de vingt-un kilomètres ou quatorze milles, appuyé sur les deux bouts de la goi^e de Nans, muni de deux fossés sur la vallée du Tddeure, et d'un seul sur le reste de son pourtour. Cela ne répond-il pas parfaitement à ^arej ejuadem generit nwnitionet ?
Il faut noter toutefois qu'un autre élément, dont je n'ai pas parlé, achevait l'assimilation établie par le latin. Un surcroît de défense, formé par une garniture continue de divers pièges, fut mis derant la totalité des deux retranchements pour en empêcher l'approche'. C'est un expédient au moyen duquel, les ligues se gardant presque d'elles-mêmes, César put faire face à toutes les attaques, malgré le peu de monde qu'il avait et l'éloignement de ses quartiers. Je n'ai pas à insister sur ce point, qui n'est pas de mon sujet. Qu'il me suffise de dire, pour ceux qui voudraient approfondir les opérations du siège, que personne, excepté Berlinghieri, n'a compris le chapitre où lâs pièges en question sont décrits.
Je reviens à la circonvallation qui enveloppait une partie de Charfoinge, le bas de la vallée du Tddeure, une colline nommé le Peu [podium) qui se détache là du massif occupé par les Gaulois auxiliaires, et la moitié à peu près de l'étroite bande qui forme la riw droite du Lison au-dessus de précipices. Comme sur ce parcours il n'y a guère que des terres labourables, la charrue qui y passe et repasse depuis bientôt deux taille ans a presque tout effacé. Néanmoins des traces de fossé sont sensibles sur les communes de Coulans et de Refranche, au-dessus des Champs de guerre. Un ravin, dont la lèle