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Alite, etc., par M. BoBeignol, p

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o34 TOSCLUSTON POI'R ALAISE

Les Vallièrefi, par leur partie supérieure, aboutissent au Ctmaf, qn s'appelle aussi Barre du Conal. Peut-être est-il permis de voir dans ce mot conat un proche parent de cunetie, qui est resté en termes de fortification. Barre ou bar est un vieux mot français qui désigne la fortification de bois posée sur des terre-pleins. C'est l'élymologie de tant de noms de lieux dont les premiers seigneurs féodaus, qui se retranchaient comme les soldats romains, firent des citadelles : Bar-sur- Aube, Bar-sur-Seine, Bar-le-Duc, Mont-Bar (écrit à tort Mont<Bard), la Barre, etc.

A l'extérieur des Vallières et du Conat, s'étendent en li^e droite, avec des retours d'équerre, les substruclions d'une enceinte de pierres qui ne peut avoir été qu'un camp. Le grand côté a cent vingt mètres; sur les lianes le terrain est semé de tumulur.

En avançant au-dessus du Conat, Charfoinge perd son nometdisparalt sous les bois ; mais un lieu-dit de cette r^on nous fournit la dénomination de Coulure de Mont-Barré. Barré est un participe formé sur le nom « barre, > et nous sommes instruits par là queU céte au pied des Petites-Montfordes a été couverte de retranchements sur toute sa longueur.

Plus loin se présente le Grand camp-baron à l'entrée du Tôdeure dans la vallée, et le Petil camp-baron^ au débouché le plus prochain de la Languetine. En avant de ces deux points, un l^er mouvement de terrain sillonne en ligne droite la prairie dite de r0^e(ou plutôt de Loye), tandis qu'à l'autre issue de la Languetine se voient d'immenses bouleversements à travers lesquels on suit parfaitement la direction de deux fossés parallèles. Tous ces ouvrages fermaient les issues du cAté de Salins ; le chemin par lequel on monte de cette ville au massif s'appelle la Rampe de» Vallières.

A partir du camp dont je viens de dire qu'on reconnaît le double fossé, commencent les falaises. Elles se prolongent jusqu'à Nans, L'entrée du Lison dans la gorge qui découpe le massif a lieu à Nans même, entre des pentes roides. Celle de ces pentes qui regarde le massif nous offre ta Grange d'assaut avec le Champ des morts audessous : indice certain d'une partie de contrevallation qui a été attaquée dans l'une de ces sorties que César signale sans en raconter le

1. II y a au cadastre et sur la carte de l'Élal-Major Champbaron au lieu de Camp-baron. C'est uoe Tante qui a été recooDae par suUe d'une enquSte que M. le intire de M;on a faite ft ce stijel U y a deux bdb. Tous le* «ieillordi disent Camp baron, et les pergnanea iDilraltes du pa;f« se rappellent trolr m

la Ditme forme dnne Ipi anciciu contratn.

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I>4NS LA QUESTIOX DALESIA ftSP!

détail : Nonmaiguom opéra tiosira Galli tentare atque eruplxanem ex oppfdo plurièus partis summa vi facere conaèanlur. (C. 73.)

Après la Grao^ d'assaut, il n'y a plus que des rochers à pic jusqu'à l'issue d'une gorge qui descend d'un vlllag^e nommé Élernoz, A cette issue est le Camp-Brezy. Camp-Brezy se dirait en latin Castra Breciaaa ou Bretiaca. Je me trompe fort si ce n'est pas là une corruption de Bi'utiaca, et si le Camp-Brezy ne nous indique pas le quartier de la division que coçimandait Brutus au siè^ d'Alesia '.

Un nouvel et long intervallç, occupé encore par des murailles naturelles, nous conduit aux versants qui sont, selon toute apparence, les prserupla /oca dont j'ai parlé précédemment. Ils aboutissent, par leur sommet, à une zone d'un immense développement qu'on appelle les Champs de guerre^ En avant du village de Refranche, cette région a conservé la marque d'un vaste camp. Des pièces de terre dénommée' Champ-carriotf, Champ-couteaux, Champ-colliers indiquent selon toute vraisemblance des antiquités qui y furent trouvées jadis.

On atteint enûn l'endroit où le Lison, s'approchant du Tôdeure, coule dans un vallon moins étroit. Dans ce vallon même, au Pré du pont, où aboutit l'un des ravins creu.sés entre les promontoires d'Alaise, existent derrière la rivière, qui servait là d 'avant-fossé, des bourrelets de terre en ligne droite avec trois rertents dont les angles sont parfaitement d'équerre. J'y vois les vestiges d'un retranchement muni de tours, qui a été comblé. Les redents sont espacés de vingtquatre à vingt-sis grands pas, et cet intervalle correspond à celui de quatre-vingts pieds romains que César avait mis entre les tours de sa fortification ; Turres toto opère circumdedit qwB pedes LXXX inter te distarent. [C. 72.)

Ainsi des monuments existent sur toute l'étendue de la conlrevallation.

Après s'être mis à couvert du côté de la place, Osar fit exécuter une ligne de circoni'allation pour assurer ses derrières. Elle était conçue, dit-il, dans le même système que la contrevaliatîon, mais tournée en sensinverse, et formait un circuit de quatorze milles (près de^vingt-un kilomètres) : Quatuordecim miltia passitum complexus, pares ejusdemçeneris munitiones, diversas ab hi's, contra exleriorem kostem perfecit. (C. 74.)

D'après ce passage, ceux qui mettent trois fossés sur tout le pourtour de la contrevallation en mettent trois aussi sur tout le pourtour de la circonvallation. Pour moi, je supprime d'abord à la seconde

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