Cap. S3 et
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fi38 CONCLUSION POITR ALAISE
Voici de quels lèrmes, il se sert ;
t Deux fois repousses avec.perfe, les Gaulois (de l'armée extérieure) délibèrent sur ce qu'ils feront. Ils consultent les gens qui connaissent le pays : ils apprennent d'eux la position et le système de défense d'un camp supérieur. Il y avait au nord une colline qtie tes uMres, Tn son immense circuit, n'avaient pas pu envelopper d'ouvrages, et ils avaient été forcés d'asseoir le camp dans une position assez défavorable, sur un terrain en pente douce. C. Antistius R^nus et C. Caniiiius Rebi lus, légats, occupaient ce camp avec deux l^ons'. »
Sur ce passage je ferai remarquer d'abord que huit chapitres se sont écoulés depuis que (^sar a parlé des deux lignes d'investissement. Il en B décrit l'exécution comme si elle était complète; il )'a représentée comme étant son propre omTage; César fit ceci, César SI cela; c'est lui qui a tracé, qui a creusé, qui a construit les clôtures et disposé les pi^es. En un mot la contrevallation et la circonvalktion sont déji debout par le fait de César, et elles ne laissent pas de place pour l'ouvrage des nôtres, c'est-à-dire pour le camp qne les Gaulois ont forcé. Premier indice que ce camp n'adhérait pas aux lignes qui enveloppaient la ville.
Le soin que met notre auteur à décrire la situation du même camp aussitôt après qu'il l'a mentionné, est un autre avertissement pour le lecteur de diriger son attention sur un emplacement qui n'a pas encore figuré dans les descriptions précédentes.
Hais aux chapitres 87 et 88, toute obscurité se dissipe. On y voit César rétablir la résistance contre Vercingétorix, qui avait attaque le retranchement au-dessus des lieux abruptes, puis immédiatement après monter au camp supérieur qui était déjà en la possession de l'ennemi*. La colline du nord où était le camp surmontait donc le point d'attaque de Vercingétorix, et ainsi se dég^^^ à nos yeux le tableau d'un champ de bataille à triple étage, les Gaulois combattant i la fois dans le Plan, sur la crête des lieux abniptes et sur la cnlline du nord.
1. o Bia migDo caiu detrimeuto repulii Gallt, qaid agaat consulunt: locoram perltos adtiibeat; ab h[s snperiorum castroram sitos innaitiaaeM|iie coguoicunt. Erat B BeptantTLODibus cotlis qaein, prapter ma^nttudinem circnitn», opère clrcumplecU aoa potaerant noetrl, Dflceitarioquc pœne iiiiquo luco el leniler declivt castra fecerant. Htee C. Aotiatius Reginaa st C. Caninini, Rebilui, legBti, cam duabua Isgioaibua obtlDebaoL i Cap. S3.
!. • Reatitulo prclio ac repulais boitibaa, eo quo LableUDOi miierat eoDleadlt..,. Ejaa adventu ex coloro veatitoa cognito, larmiaqae equitum et eohortfbui visi* quaa se seqoi jauerat, ut de locis superiodbns hsc dediria et deveiB cernebanlnr. »
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DANS LA (QUESTION n'âLESIA 539
Alaise répond à tout cela. La vallée du Tôdeure, les Champs de guerre entre Refranche et Coulans, le plateau d'Amancey, sont les trois plans sur lesquels la fureur gauloise se déchaîna en reiéme temps contre les Romains. Et comme il y eut un lieu d'où César put voir & la fois deux de ces actions lorsque les lieux abruptes n'avaient pas encore été escaladés, Cxsar idoneum locum nactus, qitid quague in parte geratuT, cognoscit (c, 85), noiis avons, au-dessus du confluent du Lison et du Tàdeure, le mont Rouchat qui satisfait encore à cette donnée.
Arrêtons-nous à ce qui concerne le camp supérieur. .
Cette zone étroite sur la rive droite du Lison, où je cbercl^ÎB tout i l'heure les vestiges de la circonvallation romaine, est dominée par un plateau dont les pentes très rapides et dénudées forment ce que j*ai appelé « le pourtour », lorsque j'ai comparé le bassin d'Alaise i un théâtre. Celles de ces pentes qui con'espondent aux lieux où était logé le gros <1b l'armée romaine, sont toutes septentrionales; mais le plateau qui commence au nord d'Alaise, s'étend dans la direction du nord-est. '
C'est une plains très tourmentée, qui n'aboutit à rien, et où l'on ne va que pour gagner plusieurs villages qui s'y trouvent, entre autres Amancey, le chef-lieu du canton. Elle a à peu près ta forme d'un triangle. Sa base s'appuyant sur le bassin d'Alaise, elle est fermée d'un côté par une chaîne de montagnes et de l'autre par une bordure de précipices affreux. Entre une suite interminable de promontoires, s'ouvrent dans vingt directions diiférentes des gorges qui tombent du plateau dans la vallée de la Loue. Ces goi^es offrent toutes des montées plus ou moins difficiles. 11 y en a une cependant par oà une armée atteindrait le plateau dans un intervalle de temps assez court; mais elle est loin au nord-est, à dix kilomètres du bassin d'A- ' laise.
N'est-ce pas là la colline gardée par Reginus et Rebilus? Oh avait prévu qu'elle pourrait être escaladée du côté de la Loue, et on avait songé à la défendre ; mais pour l'envelopper d'ouvrages, il aurait fallu plus de retranchements qu'il n'y en avait déjà pour les deux lignes du siège, et l'on s'était rabattu à y placer un camp. Un seul camp? César ne dit pas cola; il parle d'un camp, sans affirmer qu'il n'y avait pas d'autres postes. Comment ce camp aurait-il à la fois défendu les points vulnérables de l'immense colline, et couvert la descente de la même colline vers la circonvallation? Nous sommes arrivés à un de ces endroits où l'historien n'a pas l'envie de raconter le menu des choses. Nous l'avons vu tout i l'heure rejeter sur les siens la res-
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