‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 230 sur 240 · EXAMEN DES ABHES TROUVÉES A M.ISK- SAINTE- BEI NE · texte numérisé non relu

EXAMEN DES ABHES TROUVÉES A M.ISK- SAINTE- BEI NE

L'ouvrier, après avoir forgé celte partie avec du fer très nerveux, étîié dans le sens de sa longueur, soudai) de chaque côlé de petites cornières de fer doux pour former les tranchants. Ce fer était ensuite écroui au m;irfeau »

A la bonne heure ! Voilà un fiit constaté en connaissance de cause ei dont les arL-héolojnies devront faire leur profit. Mais l'habite eipérimenlateur conclut-il d'après les épreuves qu'il a faites, lorsqu il suppo.«e que ces bmes d'un fer nerveux et si artislement travaillées nous représentent les risiblesépées gauloises du iv" siècle de Rome, que les Romains converlissaient en crosse (en strigiles, dît Polyhe) au moyen diine8im|ile par^ide?

L'ai liibul ion archéo1o<^ique des armes dont il s'agit est encore à faire, nien qu'on en ait trouvé dans le kc de Bienne, cela ne pi-ouve paj qu'elles soient du temps des habitations lacustres. Elles appailiennent au contiatie à une époque avancée de l'industrie et de la civilisation, à en juger par la cii'constance curieuse que je menlionuais tout k l'heure et par d autres, de pareille conséquence, qui avaient été déjà signalées. Ainsi, lorsque les fourreaux sont décorés, c'est tantôt d'ornements en relief exécutés au ciselel, tantôt d une gravure qui parait avoir été obtenue par l'emploi d'un acide *.

D'ailleurs, si le style de ces ornements n'est ni grec ni romain, ainsi que le conjecture très bien M. de Retrye, il n'est pas davantage gaulois. M. Keller, le savant de Zurich à qui est adressée la lettre que je discute, est le premier qui ait raisonné sur les épées en question. M. Keller a repoussé l'idée d'une faliHcation celtique', et il suflit de jeter les yeux sur les modèles gravés (pi. XIV du livre de M. Ti-oyon)> pour voir jusqu'à quel point M. Kellera eu raison.

M. de Reflye, qui soulient au contraire la thèse d'une fabrication celtique, se trouve ainsi en désaccord avec son coirespondant 11 y a plus, il se trouve en désaccord avec l'un des savants qui ont dùigé les fouilles d'Alise, car l'un de ceux-ci a publié, dans la Remie archéiilog'que elle-même ', une de ces épées découvertes en 18&1. Là, la pièce est donnée pour une épée romaine, et son attribution est fondée sur sa re^isemblance avec un échantillon du musée de Mayence, échantillon dont le fourieau est marqué des lettres romaines CSL L'étrange, c'est que cette dernière épée avait été trouvée dans les en-

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