‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 232 sur 240 · I. 1» septembre IS · texte numérisé non relu

I. 1» septembre IS

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IXAUEM DES ARHBS TROUVÉES A- ALrSE-SAINTE-REINE 569

ainsi les deux viretons ou fers de flèche d'arbalète photographiée sur là planche XXII *, l'éperon et l'espèce de têtière écrasée qui sont rendus sur la même planche', les jugulaires de casque publiées de préférence an casque lui-même dont on dit que la forme a pu élre restituée, et qui eût été un bien meilleur élément de critique, Vumbo ou bosse de bouclier représenté en projection sans ombre, lorsque le caractère de cette pièce réside uniquement dans son relief. Sur toutes ces pièces, je Die bornerai à une remarque : c'est que, selon toute apparence, il ne faut pas leur appliquer l'indication de gisement donnée d'une maaièregénérale au commencement de l'article. « Les objets recueillis dans les fouilles, est-il dit, ont été retrouvés gisant sur le sol du fond d'un fossé qui devait avoir été rempli d'eau à l'époque du siège. »

Hais ceux dont il s'agit seratenf-ils dans l'état de conservation où on les voit, s'ils avaient séjourné dans l'eau?

D'ailleurs une peraonne bien informée a parlé des bosses de bouclier au mom^t de la découverte. Il y en avait deux qui recouvraient chacune un petit las de six monnaies gauloises^ et celui qui racontait cela ne doutait pas que les boucliers n'eussent été posés dans l'origine sur la sépullure de deux guerriers indigènes. C'est dans le Journal de Beaune, du 14 mars 1863, que j'ai lu cette curiosité archéologique. J'en laisse la responsabilité au narrateur, ne faisant proUt pour mon compte que de l'impression qui fut produite par la découverte des résidus de boucliers. Si on a pu dire qu'ils avaient couvert des sépultures, c'est qu'ils n'étaient pas au fond de fossés anciennement remplis d'eau.

Encore une observation, qui sera la dernière.

A l'exposition industrielle qui se tient actuellement au palais des Champs-Elysées, on voit le moulage en galvanoplastie dun mirifique casque de gladiateur, lequel est indiqué comme trouvé dans les fouilles à'Aleaia, c'est-à-dire d'Alise. Les mêmes fouilles ont produit encore à ma connaissance des boulets de pierre, des mounaies de tous les empereurs, d'innombrables fragments de tous les genres de poterie gallo romaine, et même, à ce qu'assurent diverses personnes, des ossements qu'on ne s'attendait pas à y rencontrer. Pourquoi garde-t-on le silence sur ces objets? Est-il sans portée pour le procès qui se débat que des choses d'une toute autre nature que celles que l'on produit aient été trouvées dessus, dessous ou à cdté? Une poignée d'échantillons minéraux, triés arbitraiiement et exhibés sans autre indication

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370 KXAHEN DES ABMFS TRODVSES A AU5E-SAnrrBrREn<E

que celle de la contre d'où i1g viennent, juslinerait-elle un système qu'on voudrait faire triompher quuni à Ij rormalion<réola;;iquede ceMfe contrée? J'en appelle à la raison de l'Iionontliie officier dont je conteste ici la drc'rine. Qu'il veuille bien réfléchir à mon objection S'il en comprend la gravité, il reconnaîtra, je n en doute pas, que sa manière d'envisager les chosesa été par trop incomplète; il confessera qu'il a jugé sons l'empire d une illusion parce qu'il n'a tenu compte que de ce qui s'adressait à son érudition spéciale, et que son éi-udilion spéciale ne pouvait pas lui donner toute seule la clef d'un prolilème d'où il n'est possible de 8ort.r que par le concei-t de toutes les parties de l'érudition.

Et maintenant, laissant de câté la lettre au docteur Keller, je m'achemine à ma dernière conclusion.

En 1861, lorsque Ion commença à annoncer que la qiieMian d'Alesia était délluitivement résolue par la découverte de fossés travei'sant la plaine des Laumes sous Alise-Sainte- Reine, j'ohiins la permission de soumettre à l'Académie des Inscriptions et Bel les lettres un passag^e des Commfnlaires de César, d'où il résulte qu'aucun fossé n'a traversé la plaine qui r^'nait deV'int Alesia. Une réponse verbale et évasive, à laquelle je n'eus pas le droit de répliquer sur le moment, fut la seule que reçut ma communication, et les choses en sont restées là, quoique ce que j'avais lu à l'Académie ait été aussitôt après imprimé dans une Revue % tiré et vendu i part *.

Dans le même teirps. M. le capitaine Bial, processeur à l'École d'artillerie de Besanyon, après inspection des fouilles qui s'exécutaient sous Alise, démontra que les fossés découverts n'avaient pas de rapport avec ceux dont César se couvrit devant Alesia *. Il ne lui fi'.t pas répondu.

En 1862, M Delacroix, le père de la question d'Alesia, dé^gea du texte des Commenta res soixante-quatre conditions de topogrupliîe nécessaires pour fixer lesilede la ville sssié^fée par César, et dont aucune ne confient à Alise-Sainte-Reine *. Il ne lui fut pas répondu.

En 1863, M, Auj^ste Castan. rappoilanl devant la Société d'Émulation du Doubs l'état des fouillescontinuées autour d'Alise ^a'nte-

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