‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 65 sur 240 · I. Voyei ci-après, p · texte numérisé non relu

I. Voyei ci-après, p

i. Mémoiret de la SocUté dei aniiquairea de France, I. .'C.\IX (ISSS), p. 13T.

3. Le litre liu mémoire de SI. Duplessis était : Élude sur l'origine de la ferrure dit chenal à l'aide de feri à clous cA«; le» Gauloù. 11 a élt lu à la «fioDCe dn 5 avril 1866 de la réunion aunuelle des Sociétés savantes et publié dans le Tolnme Archéologie, 1S6T, des Mémoires lus à la Sorbonnr. Voy. le procèsverbal de la séance. Revue des Sociétés saiiantes, i' stria, t. III, 1866, 1" semestre, p. iSi, et le rapport de .M. Chabouillsl, Ibid., p. S34. A. G.

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174 DU FERRAGE DES CKKVAUX KK fiAULE

musée acchéoli^ique de Besançon. Ils obI Mé décrits et gravés dans les Rapports si précis de M. Ctstan sur les fouillas â'Alaise'.

Les sépullures qui ont fourni les fers étaient des tnmiihis à foyers : ce qui ne les classe pas parmi les sépullures barbares du vi*Biotâine du V siècle.

Ils offraient tous les deux le même mélange d'ossements d'bomme, de cheval, de chien et d'ours, avec accompagnement d'un marteau de fer, de petits outils à furer et de poterie celtique. L'un des deux a donné de plu? le mors de cheval en fer tordu, si caractéristique de l'époque gauloise.

Quant à l'hypothèse d'un apport postérieur, elle est de toute impoEsibiiilé.

Le fer de l'un des tumulus reposait, avec les autres objets, dans wne épaisse couche de cendres couverte par un entassement gigantesque de quartiers de roches. C'était une sépulture tout à fait monumentale, qui avait élé consiruite au bord d'un précipice, sur unn plate-forme produite par des couche» calcaires relevées et fendillées de toutes parts, au point que l'accès du Uimulus était dangereux même pour les piétons. Jamais cheval de selle ni de travail n'avait eu à passer en cet endroit. L'autre tumulus était construit dans un foun-é sur un versant rocailleux; le foyer qui recelait les objets avait été recouvert de larges dalles que les ouvriers ne soulevèrent qu'à grand'peine. Le dépôt s'est montré intact et inviolé.

De part et d'autre, un clou à ferrer a été recueilli à côté du fer. Ce sont des clous en forme de T, aplatis sur les côlésj mais la traverse qui fait la tète de l'un est droite, tandis que celle de l'autre est profdée en courbe au sommet. A ce dernier modèle appartiennent les clous isolés qui ont été tirés du troisième tumulus.

Voilà pour Alaise.

En 1862, un habitant de Thionvilte, faisant défricher un bois Sur la commune de Colmen, lieu dit Dampontswald, rencontra un tumulus qu'il fit fouiller avec soin. On y trouva des os calcinés, des cendres et du charbon, une massue en bois de chêne incrustée de cailloux blancs, une pointe de flèche en siles, une hachette de fer, enfin la moitié d'un fer de cheval'.

M. Fouquet, de la Société potymathique du Morbihan, qui s'est

1. Let tomUlUt celtiques et romaines d'Alain, 1R59, p. 20. — La t^mbeUei et les Tulnet du massif el dupourtour d'Alaise, 1861, p. Î3. — Les cKamps de balaille et les monuments du culte druidique au paijs d'Alaise, 1364, p. lî.

2. Bulletin de la SocitU itarchéologie et d'Itiitoire de ta Moselle, onaée 1863, p. 13(.

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particulièrement occupé de l'echerches sur la destination des ineiibirs, a trouvé à deux reprises le fer de cheval au pied de ces monuments. La seconde fois, c'était en 1865, lorsque s'était déjà produile la i-êsistance à l'idée que les Gaulois eussent pratiqué le ferrage. M. Fouquet s'appliqua, dans le compte rendu de sa' découverte, à contitater l'état de parfaite intég^i^c du gisement, et les raisons qui s'opposaient à ce qu'on pût dire que l'objet aurait glissé là accidentellement, ou y aurait été mis pour préparer une mystilication'. Ses observations, corroborées par celles de deux autres savants qui l'accompagnaient, mettent hors de doute l'antiquité du ilépdt. Le fer reposaità une profondeur de l'agio. Il était fragmenté en cinq morceaux par l'oxydation, et non seulement oxydé, mais cristallisé en plusieurs endroits. La longueur de flèche était de 11 centimètres, le plus grand diamètre de 10.

Une découverte d'un ordre fout différent, qu'un savant de la Suisse, M. Quiquerez, signala dès 1856, est encore plus décisive : c'est celle d'un squelette de cheval rencontré à 3", 60 de profondeur dans une formation de tourbe compacte à Bellelay (canton de Berne). Ni la nature de la tourbière, ni ta siltialion des os, qui étaient posés à plat vl dispei'sés, no se prêtaient à l'hypothèse que l'animal se fi\t enfoncé dans le sol. Il avait visiblement été exposé à l'air après sa mort el déraré par les bëtes. \ l'un de ses pieds adhérait un petit fera bords ondulés. I^ rencontre d'un rouleau de monnaies du xv° siècle, plongé à 60 centimètres dans la même tourbière, permit à M. Quiquerez de calculer le progrés de la formation. L'accroissement du dépôt tourbeux étant de 15 centimètres par siècle, l'antiquité du squelette, et celle du fer par conséquent, remontait à six ou sept siècles avant notre ère'.

Nanti de ce terme de comparaison, M. Quiquerez se mit à la recherche des fers gaulois. Le succès a dépassé son attente. Il en a recueilli plus de vingt en fouillant certains reliefs de terre qui abondent dans la région supérieure du Jura bernois, et qu'il avait reconnus pour être les restes des établissements formés par la population primitive. Les pièces qu'il en a tirées se sont toujoui's trouvées en compagnie d'outils de pierre et de tessons de la plus grossière poterie.

On trouvera dans le Recueil des mémoires de la Société d'émulation du Doubs l'exposition étendue des faits que je viens de résumer*.

1. BulUlin de la Socitlé polymalhique du Moriikan, aoilée lH6u, p. 67.

2. Ve tdge du fee. Recherche! sur la anciennes furge) du Jura bernoi), p. 9. Porrcutriiy. 1866.

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