‹ Mélanges d'archéologie et d'histoireChapitre 66 sur 240 · Tome IX de la 3° scrir, anoée 1S6(, p · texte numérisé non relu

Tome IX de la 3° scrir, anoée 1S6(, p

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176 nu FEHHAr.K DES CHEVAl'X EN GAULE

M. Quiquerez lui-même est l'auteur de ce travail, à l'appui duquel il a publié le dessin des variétés que présente sa collection. Les difTérences sont à peine sensibles. On voit que ces fers, ramassés dans un rayon de pays très restreint, ont été faits pour une même race de chevaux et par des ouvriers qui travaillaient tous de la même façon. Ils sont petits, étroits, faibles de métal, d'un fer très doux, constamment percés de six étampures qui ont été fraisées en long en vue de la forme que présentait la tète des clous. La distension du mctal à chacune des étampures a produit sur les bords l'ondulation dont nous avons parié à propos du cheval de la tourbière de Bellelay. L'épaisseur ne dépasse pas 4 millimètres, ni la largeur 16 centimètres. Le poids est renfermé entra 90 et 120 grammes.

M. Quiquerez est un savant ingénieur, praticien consommé en matière de sidérurgie et l'un des meilleurs archcolc^es de la Suisse. Personne n'a poussé plus avant les recherches sur les origines de l'industrie du fer dans nos paya. Je ne crois pas pouvoir abriter d'un nom plus autorisé que le sien le premier point de la doctrine que je me suis proposé d'établir dans ce rapport. Ses recherches achèvent de mettre hors de toute contestation l'antiquité du ferrage des che-

Sî nous sommes encore à compter les pièces à conviction d'où il résulte que les Gaulois se livrèrent h cette pratique du temps de leur indépendance, il n'en est pas de même pour la période subséquente. On peut dire que les fers gallo-romains sont innombrables. Depuis que l'on exécute des fouilles dont le résultat est consigné, on ne s'est pas attaqué une fois aux substructiuns d'un établissement d'importance datant de l'époque romaine, qu'on n'y ait trouvé le fer de cheval. Telle localité en a fourni, non pas un ou deux, mais des masses. A U vérité, les antiquaires à qui nous devons la mention de ces découveiles ont rarement pris la peine de préciser la position occupée en terre par les objets, de sorte qu'on a toujours fait la même objection : 0 Ces fers ne sont-ils pas tombés du pied des chevaux qui passèrent plus tard pardessus les ruines? n Et de ce scrupule est sortie l'tnci^dulilé d'où il est difficile aujourd'hui de faire revenir la plupart des archéologues.

Opendant, si l'enquête avait été poussée à fond, il eût été possible de recueillir un certain nombre de faits qui ne laissent pas de place au doute.

Dans la StaliUique monumentale du Puy-de-Dôme ', M. Bouillet a

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