HACHES CELTIQUES DÉCOUVERTES EN BRETAGNE
élant suspendu h une lance, formoit une croix à peu près semblable à celles que forment les banniÈres de notre temps affectées aux églises. « Cela posé, je dirai que nos coins de fonte, avec leur petit anneau, pouvoient aisément servir à cet usage et tenir les bannières dans la situation qui leur convenoU', Mais le nombre de 2,000 me paroil exorbitant. Comment réunir tant de drapeaux ensemble? Quel en pouvoit être le but ? A peine trouveroit-on cette quantité dans une armée entière. Mais la difficulté peut sans peine se lever, en supposant qu'il y avoit autant de drapeaux que de bour^ et de villages ; ce qui se remarque encore ai^ourd'hui en Bretagne parmi les milices gardes-cdtes. Quant elles sont rassemblées, on voit une grande confusion de drapeaux, y en ayant autant que de paroisses et de villages sujets à la garde des côtes et exempts par là de beaucoup d'autres corvées. »
Tel est le récit do Deslondes. M. Quicherat fait ressorLir ce qu'il ofin d'intéressant, quoiqu'il conUeane un cerLain nombre d'erreurs.
Nous possédons aujourd'hui, dit-il, la certitude que ces instruments, qui justtGent mieux la dénominaUon de coins donnée par Deslandes, que celle de haches qui a prévalu, n'ont pas rempli l'office de bouts de lance. On peut même douter, malgré une opinion asseï généralement partagée, qu'ils aient servi d'arme offensive. Leur usage a été pluldt celui d'outils à corroyer le bois. La science est en droit d'affirmer qu'ils ont eu, dans la religion gauloise, un sens symbolique. C'est comme ex-volo qu'ils avaient êlé jetés en si grand nombre dans l'étang, depuis marais, d'où on les a -tirés.
Quant à la tradition d'une bataille qui aurait eu pour théâtre le territoire de Lanrivoaré, elle subsiste encore, mais à l'état de pure légende. Il n'y a rien à en tirer pour l'histoire. Tout ce qu'on peut diie, c'est que le cimetière des Saints, distinct du cimetière de U paroisse, est un lieu de pèlerinage. I^s fidèles qui le visitent le jour du Pardon doivent y entrer déchaussés, et en faire le tour sur leurs genoux. Dans les dévotions qu'ils accomplissent, la commémoration de saint Rivoaré et de saint Hervé, ap6tces de l'endroit, s'associe avec l'adoration de sept pierres rondes, plantées au pied de la croix, et d'une vieille souche dont on enlève des parcelles pour préserver les maisons de l'incendie.
1. L'une (les tallIoB-douoes qui tu>MmpagaeDt le mêmolTB figure cette reiti tutloa biiMTe. La Imche est plantée toute droite au bout d'uu blton et, pv son BDueau, est passée une corde qui va a'allacher aux deux bouta d'une vergue t laquelle tient un petit drapeau.
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OBSERVATIONS