BUtoÎTÉ du diocite de Paris, 1. XII, p
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ENTRE LABIÉNUS ET LES PARISIENS 233
détourner les populations de certaines pratiques auxquelles elles avaient l'habitude de se livrer au commencement du printemps, notamment à cause (les Palilies ou fêtes de Paies, qui étaient en même temps la fêle de la nativité de Rome. En expliquant ainsi Torigine des Rogations d'Ivry, il serait permis d'induire que la dame honorée primitivement au Mescbe fut ta déesse Rome. Elle recevait les hommages réguliers d'Ivry à l'e.^clusion des villages voisins, parce que Ivry est vraisemblablement l'unique centre de population qui ait existé sur ce parage tors de ta conquête romaine. La preuve de l'origine postérieure des autres localités se trouve soit dans ta racine toute latine de leur nom, soit dans des témoignages histoi'iques d'où résulte leur institution tardive ; au contraire l'antiquité d'Ivry éclate par l'étendue de son territoire et les pointes qu'il fait sur toutes les paroisses environnantes, par la physionomie si gauloise de son nom (Joriactun, /veriacum, Iberiacum), par l'attribution de ce nom à l'éminence de Mons-Ivry {mons Jberiacus), située sur le territoire de Gentilly, enfin par le souvenir ou l'invention d'un héros homonyme, le roi de Paris, Il>or ou Ivor, qui est mêlé dans les fables de nos vieux conteurs au sujet de la colonisation du Parisis par les Troyens*.
Mais je m'aperçois que je touche la limjte qui sépare l'histoire du roman. Je m'y arrête de peur qu'on ne perde de vue ou qu'on n'accueille avec moins de confiance mon unique et véritable propos, je veux dire ta thèse qui consiste à transporter de Grenelle à Vitrysur-Seine le lieu de la bataille entre Labiénus et les Parisiens.
i. Gnttleume le Breton, PhitipinAos, tib. I, v, 89 et eqq.
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