‹ Mélanges d'archéologie orientaleChapitre 21 sur 42 · TABLEAUX PALÉOGRAPHIQUES · texte numérisé non relu

TABLEAUX PALÉOGRAPHIQUES

J’ai eu plusieurs fois l'occasion, dans le cours du présent volume, et particulièrement aux pages 87 et 1 35 , de citer les tableaux que j’ai insérés dans la Reçue archéologique ( 1 865 , p. 3 1 6 et suiv.), et qui représentent les diverses formes des alphabets araméen et hébraïque; j’ai renvoyé à cet exposé rapide le lecteur curieux de constater les progrès accomplis depuis quelques années dans cette branche de la paléographie sémit ique, et désireux d’appliquer à ses propres études les résultats acquis. J’ai pensé depuis que si, parmi les rares savants que ces questions intéressent, il en est qui aient eu le désir de me suivre jusqu’au bout, il leur sera peut-être commode d’avoir sous la main ces mêmes documents, et je me décide à les reproduire ici ; je joins à ces planches un résumé des pages qui les accompagnaient, après avoir eu soin d’en retrancher complètement tout ce qui pourrait

L’ALPHABET ARAMÉEN

ressembler à de la polémique. Les circonstances qui avaient inspiré ce côté de mon travail sont maintenant loin de nous, et, pour ma part , je me garderais bien d’en évoquer inutilement le souvenir. J’ignore où en sont aujourd’hui les opinions contre lesquelles j’étais obligé de me défendre; les miennes n’ont pas changé quant aux lignes générales, mais, sur plus d’un point de détail, elles ont varié ; elles ont subi les modifications inséparables des recherches de ce genre, surtout lorsqu’elles s’appliquent à des monuments peu nombreux, et autour desquels, il y a quelques années encore, tout était confusion et ténèbres.

Encore deux réflexions avant d’entrer en matière : la première, que j’ai déjà faite plus haut, a pour but de prémunir le lecteur contre la pensée que j’aie voulu lui offrir un traité de paléographie sémitique; telle n’a pas été mon intention : il ne trouvera ici que des notes et des documents pour un côté de ce travail, ou plutôt le cadre même dans lequel ce travail devra être contenu, si jamais il est entrepris. La seconde est sur le caractère qu’il convient d’attribuer aux résultats paléographiques. Ces résultats ne doivent jamais être considérés comme rigoureusement absolus, surtout dans les détails ; quand il s’agit d’une chose aussi personnelle que l’écriture, aussi variable, nonseulement en raison des aptitudes diverses de la main, mais en raison des conditions matérielles dissemblables qui résultent soit du maniement de la plume, du ciseau ou du pinceau, soit de l’emploi de surfaces aussi différentes que celles de la pierre, du marbre ou du

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