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ou H0UV£ME1«T DES PLANÈTES £T THÉORIE DES SPHÈRES*
Nous terminerons l'analyse de l'important mémoire du savant astronome par l'explication du système d'Ëudoxe sur le mouvement des planètes, c*est-à-dir6
D'EUDOXE DE CNIDE. ôbO
de sa célèbre théorie des sphères. « Quelque imparfaite que soit eeUe théorie, dit M. Ideler, oomme premier essai de l'esprit liumain pour ramener les phénomènes de TunÎTers à un enchaînement de causes, elle ne mérite pas le dédain qu'en ont fidt Monlucla et d*aulres aulcurs. »
D'après un passage de Sénèque {Qiisat. nai. , VII, 5), c*est Eudoxe qui, le premier, rapporta d*Ëgypte en Grèce la connaissance des mouvemenls des planètes (Etubmu frimm ab /Egypto hos motus in Grsedam transtulit). A cet égard les témoignages des anciens sont unanimes; mais il ne faut cependant pas se faire une trop haute idée de celle connaissance. Elle ne se composait ntiisemblablementquedes notions les plus générales sur les révolutions, les élongalions, les stations et rétrogradations des planètes, c'est-à-^lire sur tout ce qu'une ohsermtion longtemps continuée, dans un beau climat, peut apprendre à connaître. Mais il ne saurait être question d'une théorie qui permette de calculer les lieui des planètes pour un temps donné. Ilipparque n'essaya pas même une œuvre si diilicile ; il se contenta de rassembler des observations plus précises, sur lesquelles ensuite Plolémée fonda son grand édifice scientifique, qui, pour la première fois, permit de faire de semblables calculs, quoique d'une manière encore imparfaite.
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i* Vont et ordre dee fhiiètos.
Tout prouve que les Grocssavaienthien peu de chose des planètes avant Eudoxe, qui resta asses longtemps
en Égyplo, et se mit en rapport avec les prêtres de ce pays. ISon contemporain, l'auleur de ÏÉpinoinide^ nous représente comme tonte nouvelle parmi eux la connaissance du cours de ces astres, et il Tatlribue aux barbares, qui, les premiers, les observèrent (p. 986). Il parle de huit puissances, sœurs les unes des autres, qui sont les cinq planètes, le soleil, la lune et le ciel des étoiles iixes, qu'il appelle le monde supérieur : o étm xoV^oç. Vénus et Hercnre sont dits égaux envitesse au soleil. Cette égalité présumée était un effet nalurel des apparences que présente le cours de ces deux astres qui accompagnent toujours le soleil et ne s'en écartent jamais beaucoup; delà les cpitlièles de tffcM^pofxoi» éfxo^po/uioc, idotax'tîÇi inôy^ovoiy qui leur sont données depuis Platon jusqu'à Ptolémée et Proclus. Kn attribuant la même opinion à Eudoxe, M. Ideler n'a pu élre guidé que par l'analogie. Mais on en trouve une preuve positive dans le papyrus astronomique que nous avons déjà cité plusieurs fois, et qui présente un extrait de raslronomie d'Ëudoxe. 11 y est dit, à propos de Vénus on Éuo^opoçy « que cette planète a le même cours, la même marche que
DTEUDOXB BB CHIDB. Ut
le soleil, et est appelée isochranc : » twî^^imtôv aûrôv
N0Q8 ayons déjà présenté, dan§ ee journal, des oonaidération& nouvelles sur les noms appellatil's et les noms divins des [rfaaètes; et nous en avons attribué l'origine aux Chaldéens, contre Topimon de M. Mêler, qui les croit égyptiens. Nous nous contenterons de renvoyer à eeque nous avons dit à ce sujet (Jcwmal de» 5ai?<Kn/x, ^8«^9, p. 581, 58S), et nous passmns aux détails intéressants que le savant astronome donne des systèmes planétaires des Grecs, et spécialement de celui d'Eudoxe.
Que, dans l'hypothèse de l'immobilité de la terre, les planètes doivent être rangées dans cet ordre : la lune, le soleil, Mars, Jupiter et Saturne, c'est ee qui résulte trop clairement de la durée relative de leurs révolutions^ pour qu'on pût, à ce sujet, conserver le moindre doute. Les andeins différaient seulement en un point essentiel, sur lequel ils n'ont jamais été d'aooord : les uns plaçairat Mercure et Vénus au* dessus du soleil, les autres les mettaient au-dessous.
Voici Tordre des planètes dans l'un et l'autre de ces deux systèmes :
i* SibuDe, Jupiter, Mars, Mercure» Véous, Soleil, Lune;
9* Sitiime, Jupiter» Mars, Soleil, Yému, MereoN, Lane;
avec cette différence que quelques-uns déplaçaient