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Mercure est donnée, dans ce même papyrus, avec une eiactitude complète, étant évaluée à 116 jours dans

ce passage, donl la restitution ne laisse aucuD doute :

L'équaUiur de cette troisième sphère passait parle pôle de la seconde, par conséquent, coupait à angles droits réqnateurde la seconde on l'éclipiique.Son mouvement se faisait du nord au sud et du sud au nord, ce qui donne l'idée d'un mouvement oscillatoire alternativement dans deux directions différentes. C'est, en effet, celle que s'en est faite Adam Smith*; mais nn tel mouvement ne ressort point de Tensemble^ de la description de Simplicius. La quatrième sphère tourne dans le même temps que la deuxième, maison suivant une direction contraire île torieiUà Foecidênt; Simplicius devait dire du nord au sud, puisque la troisième est inclinée du sud au nord. M. Ideler indique comment il conçoit cette singulière

Ëratosihène {CaUMtr., c. mm), eomme ra era M. Ideler (p. 44 do m

Mémoire) .

* Le mol lîxcoi ehl le seul qui convienne à la lacune de cinq ou sii leUres qu'il s'a;;it de remplir : le mol Jtx», quoique un peu court, est le &cu\ qu'on pourrait essayer d'adiikellre; car les autres, (jui ei])riroent las dizaines, tels que Tpi«x«vrx, TfOvoffltMvra, etc., sont tous trop lo.igs do double ; mais il tfl eichi Mlle coondtetion, qu'on disait en grec huttinm, etnoopei I6t«l|. —

* Dantaoe fiiMys en pkilotophieÊU suèjeeU,iAm troaTeimiBorwni sur the principUs whûh Uad mid éinct phOmptUaU eNfHifîfi»

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ITEUDOXE DE CNIDE. 571

disposition, el il eondot en œs termes : « On doit

avouer que ce premier essai pour expliquer rorganisation de Tuniversesl très-faible; mais est-il réellement ainsi ridicule que le jugent qudqoes modernes? C'est le premier effort des Grecs pour donner une base scientifique à rastronomie ; ainsi considéré, ce systftme mérite d*étre jugé avec plus d'indulgence. A cette époque, où les fiiils étaient encore si superflu ciellement connus, on ne pouvait pénétrer profondément dans la nature des choses, ni se montrer fort difficile sur les explications qu'on donnait des-ph^ nomènes. »

11 est impossible de savoir Topinion d'Eudoxe sur la matière dont étaient formées toutes ces sphères, quelle épaisseur il leur supposait, par quel pouvoir il pensait qu'elles conservaient la régularité de leurs mouvements, en6n quel était Tintervalle qui les séparait. Probablement il aurait été lui-même fort embarrassé de répondre à toutes ces questions et à d'autres de ce genre. Archimède, dans l'Arénaire, p. 10, éd. de AVallis, dit qu'Ëudoxe faisait le diamètre du soleil neuf fois plus grand que celui de la terre. Nous ignorons snr quelles observations il appuyait ce résultat; seulement il est clair que, comme ces deux corps ont à peu près le même diamètre apparent, cette différence provenait de celle de leur éloignement. Ainsi le système du soleil devait être, selon lui, assez éloigné de celui de la lune.

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Celle théorie des sphères fut accueillie avec applau* dissement par les eontempmins de son premier auteur; seulemenl on la modifia et on Tétendità mesure que rohservalion des phénomènes célestes rendait qçs changements néœasaires. Le géomètre MéneebmOt disciple de Platon, Tadopta sans restriction. Selon Théon de Smyrne, Eudoxe avait porté le nombre des sphères à vingt-sept. Un astronome qui vécut pende temps après, Calippe, connn par la réforme du cycle de Méton, y ajouta sept autres sphères, à savoir : deux ponr le soleil et la lune, et une seule pour Mars, Ténus et Mercure, comme rassurent Anatole etSimplicius. Ce dernier remarque qu'on n'avait conservé de cet astronome aucun ouvrage qui pût donner des renseignements sur son opinion. On trouvait seulement, dans VHisloire de Ngtronomie d'Eudémus, qu'il avait jyouté les deux sphères au système du soleil pour expliquer Tanomalle du mouvement de cet astre, remarquée par iMcton et EucLémon. l'tolémée (Àl^ mag.j 111, 2, p. 162, ed. Halm.) parle d*un solstice d*été observé -par ces astronomes en 432 avant J. C. Prohablement ils avaient fait plusieurs observations de ce genre, d'où ils avai^t conclu l'anomalie du mouvement du soleil dans Técli pli que, à laquelle Eudoxe, quoique ayant vécu plus lard, n'avait fait nulle attention, peut-être parce qu'il ne la trouvait pas chez les Égyptiens, quiparaissmi lui avoir servi principalement de guides. INous ne savons comment Calippe

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avait cherché à rendre compte de cette anomalie par

i'.i(l(litiond'unequalrième etd'unc cinquième sphère. 11 parait de même avoir expliqué le mouvement, inégal de la lune par deux sphères nouvelles. ,

D'après l'indication de Simplicius, Polémarque, le contemporain d'Ëudoxe et de Caiippe, s'était rendu à Athènes, dans rintention expresse de conférer avec le chef de l'école péripatéticienne sur les corrections et les additions qu'il convenait de iaire à la théorie des sphères. Non-seulement Aristote approuva TadditiMi de Calippe, mais il ajouta encore vingt-deux sphères, ce qui en porta le nombre ù cinquante-six* On ne • trouve nulle part, dans ses écrits, les motib qui Tavaient conduit à faire celle addition considérable. Seulement SimpUcius, d'après Sosigène, en dit assex pour nousconvaincre qu'il y avait été amené, non par aucune observation nouvelle, mai» par certains principes métaphysiques qu'il s était faits sur le mouvement.

Simplicius termine en ces termes son exposition de Topinion d'Aristote. : « Tel est le système des sphères, qui n'explique pas bien les phénomènes, comme Sosigène le reconnaît. » •

Les astronomes grecs durent, en effet, acquérir cette conviction, lorsque, par suite de la fondation du musée d'Alexandrie, le besoin d une observation plus précise de la nature se lit sentir en eux : et, comme ils portèrent alors toute leur attention sur un

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