‹ Mélanges d'érudition et de critique historiqueChapitre 51 sur 62 · W LE REVÊTEMENT · texte numérisé non relu

W LE REVÊTEMENT

moita qu'en 1800. Les doimées inlenBédûûm m*

vent un ordre assez régulier de décroissance, et le nombre des assisea diminue dans la mômeproporlion ; en 1047 Honeonnys, en 1655 Tliévenot, en 1090 le P. Fulgence, en trouvèrenl208 ; Davison, en \ 765, n'en trouva que 206 ; en J 800, on n'en compta plus que 903, et maintenant il n'y en a plus que SOS il résuilail de cette double observation la preuve certaine que la plaie-i'orme a toujours été en s'élargissanl, et la pyramide m s'abaimant, parce que les Arabes dé* taclieul c onlinuellemenl les pierres et les font rouler du haut en bas, soit par passe- temps, soit pour en employer comme moellons ^ fragments brisés par la chute.

£n continuant les mêmes recbercbes pour les époques antérieures aux premiera voyages européens, je

découvris un l'ail qui, au premier abord, semblait contredire celui qu'on devait regarder comme parfaite» •ment démontré. Ën effet, Âbdailalif, qui écrivait en 1200, donne à chaque côté de la plate-fornic dix coudées noires, qui sont reconnues pour être celles du Mékyas ou mlomètre du Caire (= 0".5412). Ces dix coudées équivalent donc à 5".4 I2 : c'est 1".5 de plus que la mesure de Greaves, résultat impossible; car, à en juger parla quantité de Télargissement delà

< Hodor Ooreau, Panorama d'l^.gy pic et de Nubie, p. 9. Ce bi l oufngc, quiflfllrB à» insiits bim dnLîs «t pMnvde goM, atànlnii- Mène EmiMB.

BBS PYRAMIDBS 9X 61ZEH. M

plate-forme pendant les cent soixante-deux ans qui ' se sont ëcouiés entre le voyage de Greaves etTexpédH tion française, eette plate-ferme devait être beauoirap moins large environ quatre siècles auparavant. Il detenait clair que dès lors la question se compliquait d*utt élément noumu; end*autrea te^ea, que Tépaisseur quelconque du parement venait s'ajouter à la largeur du noyau de la pyramide que donnait la mesure de Graatves. Le ret étem^t eiîstait donc au commencement du treizième siècle de noire ère lorsque AiidaUatif a écrit sa rekiion et a parlé des pyramides en témmn oculaire. Pour donner à celte cons^pence une complète certitude, il fallait peut-être encore un témoignage hislorique. Le même Abdallatif eu four* nitun irréfragable dans ce passage : « Ayant appris que dans un village voisin il y avait des gens habitués à moater sur Iceommet des pyramides, nous en fîmes miir un qui, pour une bagatelle, monta jusqu'en haut, » etc.. IjCS deux savanls^ traducteurs de cet écrivain \ et M. Qualremère de Quincy % n'ont pas négligé de rapprodier ce passage de. celui de Pline« conçu presque dans les mômes termes; et, sans avoir la moindre notion du résultat de la mesure de la plate-rorme, ib en ont tiré la conséquence que le paremeut existait encore à cette époque. Cette couse-

' S.lvf'sU'C de Sacy. $ur Abdallntif, p. 316. — WTUle, p. 2i9. deQuiiic;, Arch,Ég.,]f, 95.

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quence est confirmée par d*aatres témoignages qui

seront cités plus bas.

Si Ten prend poor la largeur du parement la quantité de 2". 07, qui est celle de Tencastrement à Heur du sol, on voit qu'au temps d'Abdallatif la plate-forme devait être h peu près à la hauteur de l'extrémité du noyau, puisque la mesure qu'il donne est justement égale à la double épaisseur du revêtement.

Cette observation complétait ainsi l'induction qu'on avait tirée de l'encastrement remarqué au pied de l'édifice, en prouvant que le parement s'élevait sur une ligne continue parallèlement aux colés; ce qui, d'ailleurs, était conforme à la disposition remarquée dans la partie conservée du revêtement au sommet de la deuxième pyramide.

Dès lors il ne restait plus de doute sur le sens dans lequel il fallait entendre le passage où Ûiodorede6i< cile^dit que la pyramide estiermiuée^ au sommet, par une plate-forme de six coudées de largeur. Diodore tenait ce renseignement des Égyptiens euxmêmes, puisque les étrangers ne montaient pas sur la plate-forme : ainsi la coudée dont il parle doit être la coudée égyptienne, égale à 0'".525 ou O'^Si^l. La mesure équivaut à 5".46 environ; c'est â".03 de moine qu'au temps d'Abdallatif. Il était évident que celte mesure, étant inférieure au double du parement, avait

M, es.

DBS PTRAMIDI S DB GIZBfl. sn

été prise au-dessus des extrémités du noyau ou de la réanioD des laces de ce nojaa*

On a cru qu'une telle plate«fomie n'existait point dans l'origine, et l'on a supposé que ia grande pyra^r mide était primitimnent t6nniiiée> exactement ett pointe*. J*ai eomliattaf il y a déjà longtemps, dans ce journal même% celle hypothèse, dont on avait besoiii pour trouver la hauteur éfi rapothème, justement égale à 484". 7^3, qui sont la longueur de la SIX cen* tième partie du degré moyen en Ëgyple. Conlraireau témoignage de Diodore de Sicile, cette idée Tesiégale* ment à un Mt positif -^ue le* ootonel Howard Vyse a fait connaître ; c est que le sommet de la seconde, qui est à peu pràa tel que les anesensToiit eoselruit, aal terminé par une plate-ferme de 0 fueds anglais' (2*. 745) de côté, c'est-à-dire seulement 0'°.42 de moins que celle de la gnade^ au tempa de Diedefe de Sicile.

Quant à cet auteur, les expressions qu'il emploie aanoDcent que la pyramide était alo» intaele. m £lle est, dit-il, bâtie entièrement de pierre solide d*on travail difficile, mais d une élernelle durée. Aussi, dqpoi» sa comtructimi.»..» les pierréi qui la eom«posent ont oonservé, sans altération, leur disposition

' Joiiuinl, dans la Do^cripfcioo 4e Aat. Mmd., U, p.

> Ann.'o 1823, p. lâS.

^ iioward V^se, Opéraiions, etc., t. il, p. il 7 .

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