Guy II
34. Pierre Hazard II j inconnu à D. Habert et D. Marlot, 1360.
35. Jean de Saint- Avit (1361) eut de grands démêlés avec ses religieux au sujet de la nourriture monacale, et transigea avec eux en 1374. Elu abbé de Saint-MédarddeSoissons en 1379, il devint êvêque d'Avranches en 1391. C'est de son temps que l'archevêque de Reims échangea avec Charles V, roi de France, la' souveraineté de Mouzon et de Beaumont contre celle de Vailly-sur-Aisne et ses dépendances ^
» Et non pas Vesles, comme récrit D. Marlot.— M.P. Varin,
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36. Pierre d^Essonne^ d'abord moine de Saint-Médard de Soissons, puis Prieur de Marizy, fut nommé abbé de Mouzon en 1379. En 1381, il fut fait conseiller du roi Charles VI. Il paya des deniers communs de sa manse et de celle du couvent la censé d'Onc ou de Yoiicqy que son prédécesseur avait acquise, et il la laissa entière aux religieux à condition que le lundi de chaque semauie on ferait mémoire spéciale de lui à la messe de Primes. — Pierre d'Essonne devint abbé de Saint-Médard en 1391.
37. Thomas de Chdlons^ bachelier en droit, était Prieur de Thin lorsqu'il fut appelé aux fonctions abbatiales, à Mouzon (1400). — Une servante de Gautier de Vaux, religieux de Mouzon, donne à l'abbaye une censé aux Petites-Armoises.
38. Jean Oudin de Verpel, béni solennellement dans l'église de Mouzon en 1423, obtient du Pape Martin V, pour lui seulement, la permission de porter la mitre et les autres ornements pontificaux. Conseiller fort estimé du roi Charles VII, Officiai de l'église de Reims, il est chargé de prononcer le discours d'ouverture du synode provincial tenu à Mouzon en 1424. Pendant la guerre des Armagnacs et des Bourguignons, il fut fait prisonnier par le duc de Bourgogne et enfermé dans la « citadelle » de Villers-devant-Méziôrcs (1427). — Mort en 1433.
39. Thomas CochlUf Prieur de Saint-Julien, près Mézières, reçoit en 1434 la bénédiction abbatiale des
dans son recueil des Archives administratives de la ville de Reims f a donné tout au long Tacte d'échange. T. 3.
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mains de Henri de Vaucouleurs, évêque de Christopole. — Mort en 1435.
40. Wauthier Viricle, confirmé par rarchevêque de Reims au mois d'octobre 1435, prête serment en 1436. C'est lui qui fit bâtir la tour septentrionale de réglise de Mouzon. — Mort en 1 457.
41. Thomas d'Aillicourty Prieur de Thin, est élu abbé de Mouzon treize jours après la mort de son prédécesseur. — Mort en 1459.
42. WaïUhier Pilly était Prieur claustral et déjà sexagénaire lorsqu'il fut appelé à la dignité abbatiale (1459). Il reçoit dans son monastère^ en 1460, les ducs de Bourbon et do Bretagne (de Bourgogne suivant quelques auteurs); il fait réparer en 1464 les stalles du chœur et deux voûtes du transept. Il rachète les terres de Bièvre et de Jambes^ que Jean d'Avit avait engagées en 1364 à Jean d'Oriot pour cent quarante écus. — Mort en 1480,
43. Pierre Ilanel était Prieur de Saint-Julien lorsqu'il fut choisi par Wauthier PiUy pour coadjuteur ; il fut élu abbé en 1480; en 1485, il fit élever dans son église une chapelle en marbre blanc en l'honneur de la Sainte- Vierge, -r- Mort en 1487.
44. Jean Daguerre ou Dagnère (1488) étant fils d'un chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, fut obligé d'obtenir des dispenses du Pape. En 1504, il reçoit dans son abbaye et héberge pendant quatre mois le cardinal Georges d'Amboise, légat du Saint-Siège, envoyé pour terminer les différends entre Louis XII, l'empereur Maximilien et Philippe d'Autriche. En reconnaissance de l'hospitalité qu'il avait reçue, le
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cardinal d'Amboise doune aux abbës de Mouzon le privilège d'user de la mitre et des autres ornements pontificaux, privilège que Oudin de Verpel, comme nous l'avons dit plus haut, n'avait obtenu de Martin V que pour sa personne. — Daguerre entreprend la réédification de quatre voûtes de Téglise et de plusieurs fenêtres qui n'avaient pas été réparées depuis l'incendie de 1212. — Mort en 1508.
45. Jaajues des Ayvellesy ancien Prieur de Thin, donne aux religieux de Mouzon la censé du Grand- Remillv. — Il meurt subitement en 1511.
46. Jean Gilmery élu en 1512, fut béni la même année dans l'église de Saint-Remi de Reims par l'archevêque Robert de Lenoncourt, assisté des abbés de Saint-Nicaise et de Saint-Denis. Il eut un procès à soutenir contre Pierre Daguerre, protonotaire apostoUque, qui prétendait que l'église de Mouzon lui était dévolue par a droit de réserve. » Malgré le crédit de son parent, Gratien Daguerre, baron de Rumigny et lieutenant du roi à Mouzon, Pierre Daguerre perdit son procès au grand avantage du monastère; car « à peine y a il coing ni place dedans et dehors l'église qui ne porte les marques de la piété et de la munificence de Jean Gilmer. Comme Auguste, dit D. Habert, il put se glorifier d'avoir converty en marbre une abbaye qui n'estoît que de terre. j> C'est lui qui fit restaurer les fenêtres ■du chœur et construire la flèche qui s'élevait au centre de l'église, ainsi que l'autel de Sainte-Croix, où l'on devait célébrer une messe tous les vendredis en rhonneur de la Passion. Pour assurer cette der-
nière fondation, il fît don à Fabbaye des maisons de la ville qu'il avait fait bâtir depuis le marché aux foins jusqu'à la cour de l'abbaye. — Après la prise de Mouzon parles Impériaux (1521), Gilmer se réfugia à Saint- Vanne de Verdun; il revint à son poste après l'incendie qui détruisit plus de cent maisons et une grande partie de son monastère. Ce désastre devait être suivi, deux ans plus tard, d'un autre plus terrible encore : une peste qui infectait tout le pays emporta, en peu de temps, disent les Ckroniqiies gê/icmleSy plus de deux mille deux cents habitants de Mouzon et huit religieux. Lorsqu'il eut restauré en partie son monastère, Gilmer se choisit pour successeur Claude de Villers (1528) et échangea avec lui l'abbaye de Mouzon contre le prieuré de Thin, Les Chroniques (jénêralcs attribuent cette permutation à la crainte qu'il avait qu'après sa mort l'abbaye ne tombât entre les mains des séculiers, « les quels pour lors abbayoient après les biens d*église avec une convoitise honteuse. » Vers cette époque, en effet, la Coramende faisait invasion plus que jamais dans les abbayes \ Enfin, voyant que tout allait de
* Un mot sur la Commcndc. — La Commende (du latin Commendare) était la provision d'un bénéfice régulier accordée à un séculier. Snrlo fin de la première race, il arriva souvent que nos rois donnèrent en Commende à leurs officiers des propriétés ecclésiastiques pour les garantir des invasions des barbares. Charleraagne fit tous ses efforts pour retirer des mains des laïques les biens ecclésiastiques afin de les remettre entre les mains du clergé, mais l'abus n'en persista pas moins. Enfin les évoques, parmi lesquels se signala Hincmar, élevèrent la voix ; pour atténuer le mal,
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mal en pis, il mourut accablé d'ennuis et de tristesse le 2 septembre 1431. Il fut enterré devant l'autel de Sainte-Croix.
Sur sa tombe on lit l'inscription suivante :
Prœsul eos sœclum cupide dum ambiret honores,
Gilmerus e gremio suscipit ecce pedum.
Numinis auspiciis, claustri templique ruinas
Instaurât solers, in melius quo nitent.
Dira lues civem jam jam propè demetat omnem *
Sœviat et bellum ! Civibus ipse pater.
Heu ! jacet hic Abbas multo cumulandus honore,
Zelator que Grucis sistitur ante Crucem.
Obiit ivo kal. oct. ann. 1531.
Hoc suœ ergà tam beneflcum Patrem
Gratitudinis testimonium Dabant Religiosi huj . mnrii 15 feb. 1524.