‹ Mélanges d'histoire bénédictineChapitre 13 sur 69 · l'et. Ven., col · texte numérisé non relu

l'et. Ven., col

4. Pelr. Cass. ap. MGH. VII, 809-810; Mabillon, Annal., VI. 150; Tosli, S/oria délia tadia di Monte Cassino, II, 49-53; Bernhardi, Lothar von Supplinburg, 273.

passait les limites de ses attributions, et annuler certaines nnesures prises indûment par ce dignitaire. Celui-ci avait refusé de se soumettre et en avait appelé au pape. De leur côté les abbés et le clergé de Paris en appelèrent également au pontife romain contre les prétentions de l'archidiacre et de ses collègues. Etienne de Garlande vint en personne à Rome et accusa Thibaut, en présence des évêques Geoffroi de Chartres et Burchard de Meaux, devant le pape et les cardinaux réunis au Latran. Ilonorius chargea les cardinaux Matthieu d'Albano, Jean de St-Chrysogone et Pierre de St-Calixte de terminer le différend. Les parties se réunirent au Palladium, dans la demeure du cardinal d'Albano et réglèrent à l'amiable leurs droits res[)ectifs. L'accord est daté de la troisième année du pontificat d'Honorius, donc entre le 21 décembre 11 26 et le 20 décembre 11 27 (i).

A la fin de 11 27 le cardinal d'Albano fut député en France en qualité de légat. Le choix de Matthieu dénotait dans le pontife le désir de conserver l'amitié de Louis VI, qu'il sut toujours ménager, malgré le zèle de certains prélats français, qui auraient voulu voir le pape abandonner le système des compromissions (2).

La première étape connue du cardinal-légat fut Troyes, où il réunit, le 13 janvier 1 128, un concile, dans lequel on vit siéger les archevêques de Reims et de Sens, les évêques de Chartres, de Soissons, de Paris, de Troyes, d'Orléans, d'Auxcrrc, de Meaux, de Cliâlons, de Laon et de Bcauvais et un certain nombre d'abbés (3). S. Bernard, que le légat avait invité personnellement, s'était d'abord excusé de ne pouvoir se rendre à Troyes à cause du mauvais état de sa santé. En même temps qu'il écrivait au comte Thibaut d'entourer le légat de marques de respect et de l'aider dans son œuvre (•*), il suppliait celui-ci de ne pas le retirer une fois encore de son cloître pour le lancer au milieu des affaires (5). L'abbé de Claîrvaux dut cependant obtempérer au désir de Matthieu, et il put retrouver à Troyes les principaux abbés de son ordre, ceux de Cîteaux, de Pontigny, de Morimond, de Trois-Fontaines et d'autres encore. Nous ignorons quelles furent les affaires traitées dans ce concile ; nous savons seulement qu'on y examina et approuva la

1. Recueil des Hist. des Gaules, XV, 331-332 ; Hist. Hit. de la France, XII, 155-156 ; Guérard, CarUil. de N.-D. de Paris, I. 28-29; 1^^ 282 283 Cet accord fut encore ratifié par Eugène III le 5 juin 1147 (ib. . I, 27).

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