‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 144 sur 197 · Ibid, p · texte numérisé non relu

Ibid, p

Mais ce n’est là qu’une simple image mythique secondaire,

destinée à expliquer l’ascension dans le monde des esprits,

de la même espèce que la notion (Ngarego, Wolgal, Kur-

nai)‘ du « Marengrang », espèce de chemin mouvant et

subtil, sorte de cheveu, de fil, tendu entre la terre et le ciel, que suivent la lune, les âmes des morts et celles des magiciens. Il est à regretter que M. Howitt n’ait pu mieux nous renseigner sur la façon dont s’opérait cette révélation et, en particulier, s’il ne s’y mêlait pas l'idée, régulière en matière d'initiation, que le magicien meurt et renaît 2. Chez les Murring (la côte N.-E. de Victoria), le gommera, chef magicien *, reçoit ses pouvoirs de Daramulun‘, peut-être en montant au ciel 5, et les pouvoirs sont symbolisés par des morceaux de cristal de roche‘; nous ne savons pas, de facon sûre, s'ils ont été inséres dans Je corps du magicien à ce moment-là, ni surtout si le magicien est censé mourir et renaitre à ce même moment; tout ce que nous savons certainement, c’est qu'il les garde en soi, et qu'on le représente comme pouvant ressusciter *

1. Jbid., p. 196 et 497. Il est bien extraordinaire que, chez les Ngarego et Wolgal, le « Marengrang » semble être équivalent de Turndun, grand dieu (nom du bull-roarer chez les Kurnai).

2. H y à (4. M. M., p. 47 et 48) des passages qui peuvent faire croire que ce thème mythique se rencontrait aussi dans les tribus que nous venons d'énumérer, mais ils semblent n’en faire qu’une tradition exotérique, destinée à être racontée aux femmes, nullement descriptive de la vérité ésotérique.

3. A. M. M., p. 43. Le chef est nécessairemènt magicien; il ne l’est pas nécessairement dans les tribus voisines.

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