‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 155 sur 197 · Voir plus haut, p. 164, n · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 164, n

3. M. Roth. Superstilion, Magic, etc., p. 30, seet. 420. Le texte est sommaire et basé sur des témoignages frustes.

Deux choses seules sont certaines. C’est d’abord qu'ils sont représentés comme des personnes avec lesquelles le magi-

.cien se met en relations tellement intimes qu’il s’identifie

avec elles. C’est ensuite que ces personnalités sont attachées à des lieux ou à des phénomènes naturels, et qu’il faut faire ici une part à une mythologie « naturiste », s’il est possible de parler ainsi. 3

Il n’y a donc pas à s'étonner que certaines tribus du Queensland Sud Occidental aient eu une notion presque parfaitement naturiste de l’origine des pouvoirs et des connaissances magiques que communiquent les esprits. C’est l'arc-en-ciel, personnifié plus ou moins précisément, qui chez elle, initie le magicien. Le mythe de cette initiation, que les Kabis, aujourd’hui à peu près disparus, possé-

aient, nous a été décrit à plusieurs reprises: par M. Mathew

autrefois missionnaire parmi eux. Voici la traduction en français, approximative, de la traduction littérale donnée par M. Mathew du récit forttrouble, fruste mais substantiel qu'on lui fit de ces faits?. Nous laissons en place les titreset la division en histoires, qui n’ont, au fond, aucune valeur et n’ont été inventées que par notre auteur.

« L'arc-en-ciel*. Arc-en-ciel est méchant. Il a volé un

‘jeune métis, a mis un autre gamin à sa place, mais noir.

I a emporté l'enfant dans un trou (d’eau) de la montagne et lya mis. Dans ce trou est l'enfant ; de jour, il sort. —

1. J. Mathew, in Austr. R.Curr, I, p. 175, sq. : The Australian Aboriyines, in Journ. and Proc. of the R. S. ONES: MBA TC QUIL TE p. 419 Sqq.; Eaglehawk and Crow, 1899, p.144 sqq., p. 191 sqq. Les plus anciennes informations semblent être les plus authentiques, sinon les plus complètes. Les dernières se sont, en effet, compliquées d'hypothèses inutiles sur l’origine polynésienne de ces croyances. Le principal défaut est que certains détails ne sont pas décrits avec de suffisantes préci-

sions. Evidemment, M. Mathew n'a pas poussé très loin son enquête ni

gardé un souvenir très précis des résultats.

Page 1