Mathew, Eaglehawk and Crow. P
AUCUN II pets:
- Curr, IL, p. 489; cf. p. 477: À manNwr possessed à charmed life, GLSp: 176:
4. Voir Petrie (ancien commissaire des indigènes de ce district) in Roth, Superstition. ete. p. 30, ne 421.
5. Ce mot est évidemment le même que Dhakkan (Kabi). Cf. Tharkan. D Roth, ibid. et Dargan, Curr. in 4{usér. Race, II, P- 450, tribu du mont Elliot, (Pegulloburra}). Il faut avant tout remarquer que l’ortho-
trouver, à l’endroit même où l’arc-en-ciel était censé finir. Dans tout ce groupe de tribus il ï avait une parenté entre le magicien et l’arc-en-ciel.
Peut-être, d’ailleurs, trouvons-nous ici non seulement un type relativement complet de révélation magique par une vague divinité naturiste, mais encore une explication plausible de la croyance qui attache dans les sociétés austra- Bennes les pouvoirs magiques aux cristaux de quartz. Il n’est pas impossible que teur rapport avec l’arc-en-ciel provienne du fait qu'ils décomposent la lumière, donnent les mèmes couleurs et semblent ainsi le contenir. Ce phénomène mystérieux ainsi que celui de la transparence (qui semble relier le cristal de roche à l’élément eau?°), serait peut-être l’origine même de la valeur singulière donnée à ces cailloux. Mais ceci est une hypothèse; l’important est que le magicien est réputé avoir été changé, inspiré d’une vie, d’une force, de qualités matérialisées toutes nouvelles.
Cette idée des qualités surajoutées par l'esprit est au fond la seule qui surnage dans les croyances des Pitta-Pitta de Boulia, et de leurs voisins, les Kalkadoon. Chez eux, de nouveau, la distinction des divers esprits s’efface *, ainsi que le thème de la mort et de la renaissance. L'individu se retire au désert, encore tout jeune, quand il se sent « mal à son aise », il voit Mulkari (Malkari‘) qui met dans son corps
graphe anglaise de la plupart des auteurs, leur système de transcription défigurent tous les noms.
1. Petrie in Roth, Superstition, p.10, sect. 23. Cf. ibid., une croyance identique de la tribu de la rivière. Proserpine. Ces cristaux, actuelle- e. sont réduits à n'être plus que de misérables morceaux de verre.
Entre autres exemples de cette relation du cristal et de la pluie He les rites et les mythes, voir ceux cités par Roth, tbid., p. 10, sect. 23.
3 Sur cette division des esprits de la nature, voir Roth, Superstition, Magic, etc. p. 28 et 29. sect. 115.
4. W. Roth. Ethnological studies, cte., 1897, p. 153, sect. 260, 261 : Superstition, Magic, ele., p.29 et 30, sect. 118 et suiv. Les deux informations sont à peu pres rédigées de la même façon. la seconde façon étant légèrement préférable, quoique plus brève.
les substances magiques. D’autres sont initiés par un cer-
tain monstre aquatique Kan-ma-re: quilance dans leur corps les substances magiques et les laisse rentrer au camp ma-
lades; c'est un autre magicien qui extrait « l'os de Kanmare» dont la possession fait de l'individu un magicien. D’autres sont enfin initiés par les âmes des morts”, exactement de la même façon. 5
Sur les Dieri, des environs du lac Eyre, nous disposerons dans quelques mois de renseignements plus détaillés que
ceux que nous possédons *. Chez eux, le magicien est initié
en rêve par un esprit personnel, méchant, confondu souvent avec les tourbillons de poussière du désert, avec les âmes des morts et avec les puissances mêmes des charmes et qu'on appelle Küchi. Il est inutile de donner de ces faits une description qui sera surannée demain.
Le miracle. — Un événement extraordinairé marquant un pouvoir étonnant peut quelquefois faire un magicien. Il équivaut à une révélation parce qu’il marque une liaison Spéciale avec les esprits. C’est ainsi que M. Howitt pour les tribus du Nord de Victoria, M. Mathew, pour les
1. Esprit simplement surnaturel. Superst., P- 29, Ethno. Stud., p.153. 158, etc., cf. Glossaire.
2. Karn-Mari, in Superstition, etc., p. 29,et p. 26, sect. 104!
3. mo-ma. Roth. Superslion, p. 29, Ethn. St., P- 153, improprement orthographié Moma, comme si ce nom n'était pas celui de tout mort.
4. Gason, The Dieri Tribe, in Curr, IT, p. 73 et suiv.; du même. réponse au questionnaire de M. Frazer. JAUNE XX pPTTLEE suiv., p. 170 et suiv. ; Constable James, in Brough Smyth, Aborigines of Vicloria, T, p. 457, 458: Howill, in Brough Smyth, ibid., I, p. 317, I, p: 262 :. du même, The Dieri and Other Kindred Tribes, J. A. L, XXI, p. 87et suiv:, différence entre rêve et révélation. Howitt et Siebert, Legends of the Dieri, etc. J. A. 1. XXXIV, p. 100, 107, n. 3 (Küchi — esprit des morts).
5. Nous ne sommes pas sûr que ce soit bien M. Howitt qui ait été. pour ce passage, l'auteur de Brough Smyth. qui était décidément un piètre éditeur. Aborigines of Victoria, I, p. 465.
6. Laquelle? Wotjobaluk ? Jupagalk ? probablement l'une des deux.