‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 16 sur 197 · Codrington, The Melanesians · texte numérisé non relu

Codrington, The Melanesians

XX PRÉFACE

mènes de psychologie collective d'où se dégage cette notion de mana. |

Comme nous ne dissimulions pas que nous ne connaissions que peu d'exemplaires authentiques de cette notion, M. Jevons ‘ nous a reproché de fonder ainsi toute la magie sur un principe dont, de notre aveu, l'existence explicite n'était pas absolument universelle. Nos recherches ultérieures nous permettent d'affirmer que cette notion est très répandue. À

Le nombre des sociétés où on ne la constate pas expressé- . ment se restreint de plus en plus.

En Afrique, les Bantus, c’est-à-dire la plus grande et la. plus dense des familles africaines, possèdent la notion tout à fait identique de Nhissi, de Moquissie, comme.disaient les vieux auteurs?. Les Ewhé, c'est-à-dire une bonne partie des Nigritiens, ont la notion de Dzo®. De ce fait, nous concluons déjà qu’il est nécessaire de remplacer, pour toute l'Afrique, la notion de fétiche par celle de mana. En Amérique, nous avions déjà signalé l’orenda Iroquois, la manitou algonquin, le uakan Sioux, le zube Pueblo, le naual du Mexique central. Il faut ÿ joindre le nauala desKwakiutl‘. Notre hypothèse, sur la parenté qui relie la notion de brahman, dans l'Inde védique, à celle de mana, a été admise récemment par

1. F.-B. Jovons, The Definition of Magic, extrait de Sociological Review, ovril 1908, p. 6 sqq. Cf. Rev. de Mét. et de Morale, 190$, C. R. d'Année Soc. VIIL. ‘ ES

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