Hérodote, VI
2. Zénobios, LIL, 19 : évros 2606uns ; cf. Hesych., Suidas. — Cf. Xenoph. Anab., 1, 1, 48 : le devin Silanos assure au jeune Cyrus Ütt Baotheds 90 uaycirar déna hueov.
3. Théoph. p. 6, 33 : £àv £w0ev dooréntn e/wfe mabeshar rptraioc[é voroc], où 0 &Ahot weunraïot, É6domatot, évvatatot (suivant des rythmes
. Jocaux de division du temps); id., 6, 8. petafa)het yàp we ëmi ro mod)
> * : Où 4 2 = 7 Nu 3 x Aer dy sf recodde, av Où un évrf 6y0om, et 0 pi wavaskry …
comme nous l’énoncions, que les diverses unités de temps.
sont Conçues comme insécables : car, dans ce cas, la période-forme coïncidera intégralement avec celle de Ja
durée-matière dont elle est la mesure rythmique; ce sont, :
en effet, deux grandeurs, qui ne pourront pas être divi-
sées, l’une par rapport à l’autre, en grandeurs plus petites. Ds En imposant de n'entreprendre certains actes qu’au com-
mencement de périodes correspondantes, le rituel essaye simplement de conformer l’activité des hommes aux habitudes de leur pensée. Il va de soi que les périodes ne peuvent être représentées comme insécables que prises à part
et Chacune pour soi, ou seuiement dans leur rapport avec . les événements qui sont censés de nature à les remplir tout
entières. Chaque intervalle de dates critiques est, en effet, divisé par d’autres dates critiques en intervalles plus petits. À ce point de vue, les durées sont comparables aux nombres, qui sont considérés tour à tour comme l’énumé-
ration d’unités inférieures ou comme des sommes capables
de servir d'unités pour la composition de nombres supé-
rieurs. La continuité leur est donnée par l'opération mentale qui fait la synthèse de leurs éléments. Nous admeitons qu’une pareille synthèse mentale embrasse d’un seul coup
la longueur des périodes-formes et des durées-matières.
Cette réserve faite, nous conclurons d’abord : que les parties du temps sont conçues comme n'étant pas indéfiniment divisibles en parties successives: et ensuite, que chaque subdivision est constante par rapport à elle-même et hétérogène par rapport aux subdivisions de la même série qui la précèdent et qui la suivent.
3° Les dates critiques sont équivalentes aux intervalles
qu'elles limitent. — On déduira de la proposition précé-
dente que, lorsqu'un phénomène ou un acte qualifié se produit à un moment quelconque de la période qui lui est Cconventionnellement assignée, il est censé la remplir de ses qualités, la contaminer tout entière. Les interdictions,
citées plus haut, d'entamer une série d'actes graves, comme la guerre, en période commencée, laissent à penser que cette.conclusion a été tirée en effet : on a pu craindre, en vertu de cette contamination fatale, le heurt d'actes contradictoires dans un même temps, non moins vivement que la rupture de sa continuité.
Ce qui est probable pour un moment quelconque d’une durée, ne peut l'être moins pour les moments caractéristiques de cette durée. La présomption est d'autant plus
forte à cet égard, que les points critiques, qui définissent
ladite durée, constituent des éléments essentiels de sa représentation. En fait, on accomplit, au ‘commencement d’une période, des rites, rites prophylactiquest, vœux?, bénédictions ?, rites sympathiques qui valent pour toute la période *. Dans un autre ordre d'idées. les phénomènes qui se passent à cette heure décisive donnent des pronostics pour la durée qu’elle inaugure °. Le début engage la suite ; ce qui doit se produire dans toute l'étendue de cette durée est réalisé à son ouverture, tout au moins en représentation et réciproquement. La croyance à la persistance pour un temps défini des effets produits en un moment donné est le principe du déplacement des rites et de la concentration, sur des dates choisies, de ceux qui pourraient être indéfniment répétés. Cette croyance tient donc une place importante dans les représentations de la magie et de la religion. Il leur est indifférent, en somme, que le rite soit accompli au début d'une durée ou dans toute sa longueur. La date
ra Wuttke, Der SA Volksaberglaube, 15.
. À. Wuttke, 2. {.; Mannhardt, Germanische Mythen, p. 519 (L'heure Fe vœu revenant tous les sept jours, 1shinsk aefintiÿri, p. 44). ‘
3. A. Wuttke, Z. L.; Grimm: Deutsche Mythologie, d édit.; t-IIT, p. 44,