‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 18 sur 197 · PRÉFACE XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXI

M. Straussi. Quant au nombre des langues où la même notion est fragmentée en plusieurs expressions, il est indéfini?. ; Eh Mais nous avions une autre réponse à faire à la critique de M. Jevons. Il n’est pas indispensable qu’un phénomène social arrive à son expression verbale pour qu'il soit. Ce qu’une langue dit en un mot, d’autres le disent en plu- / sieurs. Il n’est même pas du tout nécessaire qu’elles l’expriment : la notion de cause n’est pas transitif explicite dans le verbe elle y est pourtant.

Pour que l'existence d’un certain principe d'opérations mentales soit sûre, il faut et il suffit que ces opérations ne puissent s'expliquer que par lui. On ne s’est pas avisé de contester l’universalité de la notion de sacré et nourtant, il serait bien difficile de citer en sanskrit ou en grec un mot qui correspondit (sacer) des Latins. Gn dira : ici, pur (medhya), sacrificiel (yajñiya), divin (devya), terrible (ghora) ; là, saint (ispés où &yuoc), vénérable (cuvée), juste (Béswoc), respectable (atôésuuoc). Et pourtant les Grecs et les Hindoux n’ont-ils pas eu une conscience très juste et très forte du sacré ? | On n’a pas attendu ce supplément de preuves pour faire crédit à ce que nous avons dit sur la notion de mana. MM. Sidney Hartland*, Frazer *, Marrett ‘, M. Jevons, lui-

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