‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 59 sur 197 · Ex. XXVIII, 48. — Nomb. XVIII, À · texte numérisé non relu

Ex. XXVIII, 48. — Nomb. XVIII, À

4. Ces deux caractères sont bien marqués en ce qui concerne le brahmane. D'une part il est si bien le délégué du sacrifiant qu'il devient le maître de sa vie (voy. Sylv. Lévi, Doctrine du sacrifice dans les Bréh-

manas, p. 12). D'autre part, il est si bien le délégué des dieux qu'on

le traite souvent comme tel, lorsqu'on l'invite au sacrifice, lorsqu'il recoit sa part saccrdotale (voy. plus bas, p. 63, n. 6). Sur le caractère du brahmane dans le rituel, voir Weber, Ind. Stud. X, p. 135. Cf. Cat. Br. 1, 1) 4, 5 où les brahmanes sont appelés dieux humains.

5. Culte d’Attis et de Cybèle, voy. Frazer, Gold. B., I, p. 300. Paus. NIIL, 48, 1: Cf. Frazer, Pausanias, t. IV, p. 223, t. V, p. 261. Back, De Græcorum cæremontis in quibus homines deorum vice fungebantur. Berlin, 1883.

fs Paus. VI. 20. 4.

A. Paus. VIII, 15, 2 : Culte de Déméter à Phénée en Arcadie. — Polyaen. VII, 59 : Culte d’Athéné à Pellèné. Voir Samter, Rômische Sühnrilen, die Trabea, Philoloqus, 1896, LVI, p. 393, pour le vêtement du prêtre romain. Pourtant, selon Macrobe, IIT, 6, 17, on sacrifie la tête voilée à PAra Maxima, « ne quis in æde dei habitum ejus imite-

tur».

8. Cf. Fiazer, Gold. B.. K, p. 286, 388, 343, 368, 370: II, p. ?, 27. —

Hôfler, Corr. BL. d. deut. Gesell. f. Anlhr. 1896, %,

Le brahmane arrivait avec sa nature presque divine; il n’avait donc pas besoin d’une consécration nouvelle, sauf dans des circonstances extraordinaires ! ; car il y a des rites qui exigent du sacrificateur, comme du sacrifiant, une préparation spéciale. Elle diffère seulement de celle que nous avons décrite à propos du laïque en ce qu’elle est généralement moins complexe. Comme le prêtre est naturellement plus proche du monde sacré, des opérations plus simples suffisent pour l’y faire entrer tout entier.

. Chez les Hébreux, bien que le prêtre fût ordonné, il avait besoin, pour pouvoir sacrifier, de prendre quelques précautions supplémentaires. Il devait se laver avant d’entrer dans le sanctuaire? ; il devait, avant la cérémonie, s'abstenir de vin et de boissons fermentées *. 11 revêtait des vêtements de Jin * qu'il quittait aussitôt après le sacrifice. Il les déposait dans un endroit consacré ; car ils étaient déjà par eux-mêmes une chose sainte et redoutable dont le contact était dangereux aux profanes ©. Le prêtre lui-même, dans son commerce, pourtant habituel, avec le divin, était sans cesse menacé de la mort surnaturelle’ qui avait frappé les deux fils d’Aaron ‘, ceux d’Héli * ou les prêtres

1. Au cas où le brahmane était lui-même sacrifiant et au cas d’un saltra, session rituelle, grand sacrifice où les prêtres étaient soumis à la diksé 4. eme temps que le sacrifiant, roi ou grand homme. — Dans tous tes autres cas, il n'y à de prescrites pour le brahmane que de petites lustrations : se rincer la bouche, se laver les mains, etc. Ce rite était toujours obligatoire quand on avait fait mention de puissances mauvaises (Cdñikhäyana-grhya-sütra, 1, 10,,9; Kdty. çr. sû. 1, 10, 44).

2. Ex. XXX, 20, 21. CF. Rawlinson, W. 4. I. 25, 4, 45, pour les mains. Le lavage des mains du prêtre et des fidèles est en usage dans la Synagogue comme dans le rituel catholique. :

3. Lév. X, 9. — Ezech. XLIV, 21. — Jos. Ant. 3, 42, 2: Bell. Jud. Ë, 5, 7. — Phil. De Ebr. p. 371 sqq. M.

Lév. VE, 3, XVI, 4, 89: — Cf. Ex. XX VIII, :40, 42:

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