Lév. I, 9; IX, 20:; I, 17. — Ezéch. XL
3. Deut. XXXIII, 10: Sd kalil, 1 Sam. VII, 9. — Ps. LI, 24, le kalil est distingué de l old.
4. Luc. de Dea Syria, 58. — Hérodien, V, 5 sqq.; Lamprid. Helag. 8. — Movers, Phônizier, 1, 365.— Plut. d. Is. et Os., 30.— Aux Thargélies : Ammonios, p.442 (Valck.): ef. Mannhardt, Myth. Forsch., p. 436, n. 1: — Aux Thesmophories : Rhein. Mus., XXV, 549 (Schol. à Luc. Dial. mer., Il, 4). — À Marseille : Serv. ad Æneid., IL, 57. — Le bouc d’Azazel, au jour du grand Pardon, était de même précipité du haut d’un rocher; Talm. J., Mischnä de Yoma, NI, 3, T.
5. Il y à quelque analogie entre ces précipitations et certaines des noyades de victimes pratiquées dans les fêtes agrairesi Voir Sfengel, op. cit, p. 120 sqq. — Mannhardt, W. F. K., II, p. 278. 287. Cf. Rohde, Psyche, 1, 192.
sances malfaisantes quiétaient en elle, s’en allait rejoindre
le monde des puissances malfaisantes ; c’est ainsi que le
bouc du Grand Pardon était dévoué à Azazel!. Mais l'essentiel était de l'éliminer, de l'expulser. Aussi arrivait-il
que l'expulsion avait lieu sans qu’il y eût mise à mort. A
Leucade, on prévoyait que la victime échappât ; mais elle était éxilée?. L'oiseau lâché aux champs dans le sacrifice
de la purification du lépreux en Judée”, le Boÿuost, chassé
des maisons et de la ville d'Athènes, sont sacrifiés de cette
manière. Malgré la différence des rites, il se passe ici le même phénomène que sur l'autel de l’olé à Jérusalem lorsque la victime monte tout entière en fumée devant la . face de Tahwe. Des deux parts, elle est séparée, elle disparäit complètement quoique ce ne soit pas vers les mêmes régions du monde religieux qu’elle se dirige dans les deux cas.
Mais quand les restes de la victime n'étaient pas tout entiers attribués soit aux dieux, soit aux démons, on s’en
servait pour communiquer soit aux sacrifiants, soit aux
objets du sacrifice, les vertus religieuses qu'y avait sus-
citées la consécration sacrificielle. Les opérations que nous
allons maintenant décrire correspondent à celles que nous avons rencontrées au début de la cérémonie. Nous avons vu alors le sacrifiant, par l'imposition des mains, passer à la victime quelque chose de sa personnalité. Maintenant, c’est la victime ou ce qui en reste qui va passer au sacrifiant les qualités nouvelles qu’elle a acquises par la sacri-
fication. Cette communication peut s’obtenir par une simple
bénédiction“. Mais, en général, on recourait à des rites 4. Lév. XVII, 96.