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mination qui en résultait portaient sur le corps tout entier et non pas seulement sur certaines de ses parties. Dans l’olà hébraïque et dans l’holocauste grec!, la victime était tout entière brûlée sur l’autel ou dans le lieu sacré, sans que rien en fût distrait. Le prêtre, après avoir lavé les entrailles et les membres de la bôte, les plaçait sur le feu où ils se consumaient?. Le sacrifice était appelé quelquefois Kalil, c'est-à-dire complet *.
Parmi les cas de destruction complète, il en est un certain nombre qui présentent une physionomie spéciale. L’immolation de la victime et la destruction de son corps s’opéraient d’un seul coup. On ne commençait pas par la tuer pour incinérer ensuite ses restes : tout se passait à la foie, Tels étaient les sacrifices par précipitation. Qu’on jetât l'animal dans un abîme, qu’on le précipitat de la tour d’une ville ou du haut d’un temple‘, on réalisait ipso facto la séparation brutale qui était le signe de la consécration®. Ces sortes de sacrifices adressaient leurs victimes aux divinités infernales ou aux mauvais génies. Chargées d’influences mauvaises, il s’agissait surtout de les éloigner, de les retrancher du réel. Sans doute, toute idée d'attribution n’était pas absente de l’opération. On se représentait vaguement que l’âine de la victime, avec toutes les puis-
4. Plut. Qu. Symposiacæ, NI, 8, 1 (Smyrne). — Virg. Æn., VI, 252. Serv. ad doc. — Cf. Tautain, in Anthropologie. 1897, p. 670. — Les LXX ont traduit ol4 par holocauste.