‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 87 sur 197 · Ap., VIL · texte numérisé non relu

Ap., VIL

6. 1. S., 6, 3, 11, 1. Pondant la sacrification on récite : R. V.. NI, 60, 13: 1, 409,7 et 6.—T.B., 6, 3. 14, { sqq., formules de glorification aux, ‘dieux, décrivant la façon dont ils agréent l'offrande et la consommenl une fois qu'elle leur est parvenue.

dix-huit morceaux qui ont servi à faire ce bouillon, un cer- - tair nombre sont prélevés qui sont encore attribués à différéntes divinités ou personnalités mythiques {.

Mais sept de ces parts servent à un tout autre objet? : c’est par elles que va être communiquée au sacrifiant la vertu sacrée de la victime’. Elles constituent ce qu’on nomme l’idd. Ce nom est également celui de la déesse qui personnifie les bestiaux et qui dispense la fortune et la fécondité*. Le même mot désigne donc cette divinité et la part sacrificielle *. C’est que la déesse vient s’y incarner au cours même de la cérénronie, et voici comment s’opèrecette incarnation. Dans les mains d’un prêtre, préalablement ointes', on place l’idd ; les autres prêtres et le sacrifiant l'entourent et la touchent’. Pendant qu'ils sont dans cette position, on invoque la déesse. Il s’agit ici d’une invoca-

1. À Agni « Svis{akrl », qui parfait les rites (voy. Weber Ind. Stud., IX, p. 218), cf. Hilleb., N. V. O., p.118. — Pour les autres êtres auxquels sont attribuées des parts (du gros intestin) dans une offrande suppléimentaire (4p., VIL 26, 8 sqq.}, voir Schwab, no 104. Les mantras récités et les réponses correspondent assez mal. i

2. On peut leur en ajouter d’autres, sans os. Ap.. VIE 24, 11.

3, Sur l'Idà, voir tout particulièrement Oldenberg. Re!. d. Vea., p. 289 sqq. et les passages cités à lIndex.

4. Voir Bergaigne Rel. Véd., |, 323, 325: II, 92, 94. Syl. Lévi, Doct., p.103 sqq.

5. Ce moment du sacrifice estassez important pour que le Çaé. Br., y ail rattaché la fameuse légende, devenue populaire. du déluge (Çat. Br... 4, 8, 12 entier ; Eggeling ad. loc.; S. B. E., XII). Cf. Weber, Ind. Stud. {, p. 8 sqq. — Muir, Old SanskriéTects, 1, p. 182, p. 496 sqq. — Mais les autres Brähmanas n'ont, de cette légende, que la fin, qui est seule un article de foi brahmanique. Selon eux, c'est en inventant le rité de l'Idà, en créant ainsi la déesse Idà (sa femme, ou sa fille selon les textes), que Manu, le premier homme et le premier sacrifiant à acquis postérité et bétail {voir T. S., 4, 7, 4 et 2, tout entiers 6. 7: T. DIN Te 5, 6). En tout cas, elle et son correspondant matériel représentent les bestiaux, en sont toute la force : id& vai paravo, « idä. c’est les bestluux ». \

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