‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 89 sur 197 · Aço., loeteis EAA · texte numérisé non relu

Aço., loeteis EAA

5. Certaine école prescrit un rite de présentation aux mânes (Adly. 3, 4, 16 et 17). Le rite quoique ancien (V. $., Il, 31) n’est qu'un rite d'école.

6. Voir les mantras : Hillebrandt, N. V. 0., 126 sqq* C’est ainsi que la bouche de l'agnithra (prètre du feu) est censée être la boucle meme d'Agni. Les parts sacordolales sont donc bien des parts divines. — Il ne s'agit pas ici, comme l'a vu M. Oldenberg. d’un repas en conummun, d'un rite de communion sociale. quelles qu'en soil les apparences. Dans l'idä. « la part du sacrifiant » à une sorte de vertu « médecine » (Olden-

- berg) : elle donne dé la force au sacrifiant, « elle place en lui les bes-

tiaux », comme disent les textes : paçün yajamäne dadhäti (à remar-

Après avoir distingué dans les divers rituels qui viennent d’être comparés les rites d’attribution aux dieux et les rites d'utilisation par les hommes, il importe de remarquer leur analogie. Les uns et les autres sont faits des mêmes pratiques, impliquent les mêmes manœuvres. Nous avons retrouvé des deux côtés l’aspersion du sang ; l'application

de la peau, ici sur l'autel ou sur l’idole, là sur le sacrifiant . ou les objets du sacrifice ; la communion alimentaire, fic-

tive ou mythique pour ce qui regarde les dieux, réelle pour ce qui concerne les hommes. Au fond même, ces dif-

férentes opérations sont toutes substantiellement identiques. Il s’agit de mettre en contact la victime une fois

immolée soit avec le monde sacré, soit avec les personnes

ou les choses qui doivent profiter du sacrifice. L’aspersion,

l’attouchement, l’application de la dépouille ne sont évidemment que des manières différentes d'établir un contact que la communion alimentaire porte à son plus haut degré

d'intimité; car elle produit non pas un simple rapproche-

ment extérieur, mais un mélange des deux substances qui s’'absorbent l’une dans l’autre au point de devenir indiscernables. Et si ces deux rites sont à ce point semblables, c’est que l'objet poursuivi de part et d’autre n’est lui-même pas sans analogie. Dans les deux cas,-il s'agit de faire commuuiquer la force religieuse que les consécrations successives

ont accumulée dans l’objet sacrifié, d'un côté avec Tes domaine du religieux, de l'autre avec le domaine profane

auquel appartient le sacrifiant. Les deux Systèmes de rites

contribuent, chacun dans leur sens, à établir cette conti-

nuité qui nous paraît, après cette analyse, être l’un des caractères les plus remarquables du sacrifice. La victime quer Pemploi du locatif). Voir T. S., 2, 6. 7. 3: Aül. Br, 2,30; 4:16, 40,

ILE Gale Br: 8. A1 12080, = L’Idä fait partie du rituel en tous les sacrifices solennels hindous. — Ajoutons que le reste de la victime est,

dans une cerlaine mesure, profané : les brahmanes et le sacrifiant

peuvent les emporter chez eux. (Schwab, p. 149). Nous ne connaissons

pas de règle prescrivant des délais pour la consommation des restes des

victimes. Mais il en existe pour la consommation de toutes les nourritures en général. |

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