‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 93 sur 197 · Ap., VIL, 26, 16 sqq. TS · texte numérisé non relu

Ap., VIL, 26, 16 sqq. TS

. Hillebr., N. V. O., p. 174. Cf. Sylv. Lévi, Doctr., p. 66. 7. Cf. Gat. Br, 1,4. 1, 47.

8. Avabhrta. Voir Weber, Ind. Stud., X, 393 sqq. Cf. Oldenberg, Rel.

d. Ved., p. 407 sqq. Peut-être les expressions de « fluide », etc.. dont se

sert M. Old. ne sont-elles pas les meilleures, mais il à pourtant indiqué le sens du rite, tel qu'il apparaît, non pas dans le Rg. Veda (où il est d’ailleurs mentionné. Voy Grassmann : Wür{erb, ad vérb.) mais daus tous les autres Lextes rituels et théologiques. AP. y. sh. NL. 7. 42 sqq. et NU, 19 sqq. — Kdl., VU A0, 43 X° 8, sq.

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bain dans une anse tranquille formée par une eau courante‘. On plonge dans l’eau tous les restes du sacrifice, toutes les branches pressurées du soma”. Le sacrifiant délie alors la ceinture sacrificielle qu’il avait revêtue lors de la diksâ ; il en fait autant pour le lien qui serrait certaines pièces du costume de la femme, pour le turban, la peau de

lJantilope noire, les deux vêtements du sacrifice, et il

immerge le tout. Alors lui et sa femme, dans l’eau jusqu’au cou, prennent leur bain, en priant et en se lavant, d’abord le dos, puis les membres, l’un à l’autre?. Cela fait, ils sortent du bain et revêtent des vêtements neufs’. Tout a donc été passé à l’eau de manière à perdre tout caractère dangereux ou même simplement religieux; les fautes rituelles qui ont pu être faites sont expiées, ainsi que le crime que l’on a commis en tuant le dieu Soma. Or si le rite est plus complexe que celui dont nous avons parlé tout d’abord, il est de même nature : les faits et la théorie lui assignent la même fonction. |

Les textes bibliques sont malheureusement moins complets et moins clairs ; on y trouve pourtant quelques allusions aux mêmes pratiques. Dans la fête du Grand Pardon,

le grand-prêtre, après avoir chassé le bouc d’Azazel, ren-

trait au sanctuaire et retirait son costume sacré, «afin qu'il ne propageât pas la consécration » ; il se lavait, remettait d’autres vêtements, sortait et sacrifiait l’olà. L'homme qui

1- Ces lieux, les étangs, les {trthas, qui sont encore aujourd’hui des endroits particulièrement sacrés de l'Inde, sont censés être la propriété favorite de Varuna (Çat. Br., 4, 4, 5, 10). &

2, ÀAp.,.XIIT, 20, 10, 41.

3. Àp., XIIL, 22, 2, comm. En même temps, ils répètent diverses formules exprimant : qu'ils expient leurs péchés, leurs fautes rituelles, qu’ils acquièrent force, prospérité et gloire, en s'assimilant ainsi la force magique des eaux, des rites et des plantes.

4. Ils donnent leurs anciens vêtements aux prêtres; abandonnant ainsi leur ancienne personnalité ; en en revèlant de neufs, ils font « peau neuve comme un sérpené ». « I n'y a pas plus de péché en eux, maintenant, que dans un enfant sans dents »: Ç. B., 4, 4, 5, 23.

5. Lév. XVI, 22, 23. Il changeait encore une fois de vêtement à l'issue du jeûnc et rentrait chez lui en recevant les félicitations de ses amis

dr.

avait conduit le bouc se baïignaïit et lavait ses vêtements avant de revenir’. Celui qui brülait les restes du haïtât faisait de même?. Nous ignorons si les autres sacrifices étaient accompagnés de pratiques analogues*: En. Grèce, après les sacrifices expiatoires, les sacrificateurs, qui-d’ailleurs s’abstenaient le plus possible de toucher la victime, lavaient leurs vêtements dans une rivière ou une source avant de rentrer dans la ville ou chez eux‘. Les ustensiles

qui avaient servi au sacrifice étaient lavés soigneusement

quand ils n'étaient pas détruits *. Ces pratiques limitaïent l’action de la consécration. Elles sont assez importantes pour avoir subsisté dans la messe chrétienne. Le prêtre, après la communion, lave le calice, se ‘lave les mains; après quoi, la messe est finie, le cycle est clos, et l’officiant prononce la formule finale et libératrice : Ite, missa est. Ces cérémonies correspondent à celles qui ont marqué l'entrée dans le sacrifice. Le fidèle et le prêtre sont libérés, comme ils avaient été préparés au début de la cérémonie. Ce sont des cérémonies inverses, elles font contrepoids aux premières.

L'état religieux du sacrifiant décrit donc, lui aussi, une courbe symétrique de celle que parcourt la victime. Il commence par s'élever progressivement dans la sphère du religieux, il atteint ainsi un point culminant d’où il redes-

cend ensuite vers le profane. Ainsi, chacun des êtres et des .

objets qui jouent un rôle dans le sacrifice, est entraîné

d'avoir supporté toute les épreuves, accompli tous les rites, échappé à tous les dangers de ce jour (Talm. J. Yoma, NHI, 8. 5. Mischné). 4. Lév. XVI, 96.

2. 1b. 28. — De même celui qui ramenait les cendres de la vache rousse.

3. Nous savons (Ezéch., XLIV, 49), que les vêtements des prêtres

étaient enfermés dans des « chambres saintes », où les, prêtres allaient .

se vêlir et se dévêtir avant d'aller vers le peuple ; le contact de ces vêtements était dangereux pour les laïques:

4. Porphyre, De Abst., II, 4% — laton, Cos., 28. 24. — Cf. Frazer, Golden Bough. W. p. 34 sq.

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