‹ Mélanges d'histoire des religionsChapitre 99 sur 197 · CF. Kaug. sû, 32, A · texte numérisé non relu

CF. Kaug. sû, 32, A

7. Sur ce rite voir Oldenberg, Rel. d. Ved., p. 82, p. 446, n. 4, et sur-

tout Hillebrandt, Rié. Litt., p. 83. Le rite fait partie du rituel domestique. Les textes sont : Aço. grh. sù., 4, SPA, 5 Se Hire, 280 Ap.

grh. sù. 19, 13 sqq.: 204-149. Le texte d’Agv. semble attribuer à ce

rite le sens d'un rite de prospérité (4, 8, 35; Pér., 3,8, 2). Mais les caractères du rite sont bien nets et le commentaire à Hiran., 2, 9,1 (édit. Kirste, p. 153) y voit une cénti à Rudra, dieu des bêtes, une «-façon d'apaiser » le dieu à l’aide d'une victime qui serait, « la broche des. vaches ». Cf Oldenberg, trad. d'Iliran, S. B. E., XXX, -p. 220. M. Oldenberg voit surtout dans ce rite un cas de Thierfetichismus. C’est qu'il s’atlache surtout à décrire le point remarquable du rite qui est l'incorporalion du dieu dans la victime. — Le rite ne nous est parvenu

qu'à travers des textes assez récents, présentant des divergences impor- %

tantes. Nous ne pouvons exposer ici l’anal yse historique des textes. Le résultat auquel nous arrivons est qu'il y à eu là trois rites plus ou

moins hélérogènes, qui ont fusionné plus où moins, deux à deux, -

ou ous ensemble suivant les écoles et les clans brahmaniques. Nous exposons surtout le rite des clans des Âtreyas (Açv., Pâr.). En tous cas le rile est, fort ancien et les hynines du Rg Veda à Rudra, V. 43: 1,444:

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ESSAT SUR LA NATURE ET LA FONCTION DU SACRIFICE #1ÿ

4 au 1 dieu Rudra. Radra est le maître des animaux, Es qui ; peut les détruire, eux et les hommes, par la peste ou la fièvre. Il est donc le dieu dangereux’. Or, dieu du bétail, il existe dans le troupeau, en mêmetemps qu'il l'entoure et le __ menace. Pour l’en écarter, on le concentre sur le plus beau

… des taureaux du troupeau. Ce taureau devient Rudra lui- __ même; on l'élève, on le sacre comme tel, on lui rend hom- ». mage”. Puis, au moirs d'après certaines écoles, on le sacri- fie hors du village, à minuit, au milieu des bois”; de cette manière, Rudra est éliminé‘. Le Rudra des bus est allé ; rejoindre le Rudra des bois, des Don et des carrefours. C’est donc bien à expulser un élément qe que le sacrifice ; a tendu et réussi. | L Dans tous ces cas, le caractère sacré dont le eh opère la transmission va non pas de la victime au sacrifiantÿ, __ mais, au contraire, du sacrifiant sur la victime. C’est sur elle qu'il se débarrasse. Aussi est-ce avant l’immolation et non après qu'a lieu leur mise en contact, celle du moins sS . IE, 33; VIL 46, sont, tant par les sûtras que par Sâyana, consacrés à ce rite auxquels ils s’appliquent remarquablement. À - 4. Sur Rudra. voir surtout Oldenberg, Rel. d. Ved., 216-224; 283 sq. : à 353 sqq. Cf. Barth. M. Oldenberg el la Relig. du Veda, Journal des savants, 1896. Siecke, Der Gott Rudra, etc. Archiv. f. Religionswiss, 1, 3 et 4 (d’un naturalisme intempérant). Bergaigne, Rel. Véd., INT, 31 sqq., 452-154. Lévi, Doctr., p. 107 (-Ai£. Br., 45, 9, 1). U nous ee impossible : d'exposer ici les raisons de notre explication Sir personnalité mythique

de Rudra.

| 2. C'est le point sur lequel Loutes les écoles s'accordent : on lui fait Mairer des-offrandes (cf. Oldenberg, Rel. d. Ved., p. 82 : la facon dont on lait respirer les offrandes au cheval divinisé de l’agvainedha ; ef. encore Kd£y. çr. sû.. 1%. 3,10); on l'appelle de toute la série des noms de Rudrg : « ôm (syllahe magique) à Bhuva. Gin à pi DONCICONCIMANPE IV, °S: on récite les textes à Rudra : T.S., 4, 5, 1, sqq. Voir Mantra- pâtha, Apastamba, édit. Winternitz, IL, [8, io Res 3. Suivant Päraskära.

On ne peut rien ramener de la pète au village « parce que le dieu Here à luer les hommes ». Les parents ne pouvaient s'approcher de

. la place du sacrilice, ni ee sans ordre el invitation spéciale la - chair de la victime : Ace. #8. 31 et 33 (voir Oldenberg, S. B. E.. XXIX. p: Fu

. Pour la simplicité de l'exposition nous, sous-entendons partout que lé mème chose peut se répéter. dans Jes mêmes termes. des objets.

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qui est vraiment essentielle. Une fois qu'il s’est déchargé sur elle, il tend, au contraire, à la fuir ainsi que tout le milieu. où s’est passée la cérémonie. Pour cette raison, les rites de sortie sont développés. Les rites de ce genre que nous avons signalés dans le rituel hébreu ne nous ont été présentés que pour des sacrifices: expiatoires. Après le premier sacrifice qui l’a purifié, le lépreux doit compléter sa purification par une ablution supplémentaire et même par un nouveau sacrifice‘. Au contraire, les rites d’entrée sont restreints ou manquent. Le sacrifiant étant déjà investi d’un caractère religieux n’a pas à l’acquérir. La religiosité dont il est marqué s'abaisse progressivement depuis le commencement de la cérémonie. Le mouvement ascensionnel que nous avons trouvé dans le sacrifice complet est rudimentaire ou fait défaut. Nous nous trouvons donc en présence d’un autre type, dans lequel entrent les mêmes éléments que dans le sacrifice de sacralisation ; mais ces éléments sont orientés en sens contraire et leur none respective est renversée. ; Dans ce qui précède, nous avons supposé que le caractère sacré dont était marqué le sacrifiant au début du sacrifice était pour lui une tare, une cause d'infériorité religieuse, péché, impureté, etc Mais il y a des cas où le mécanisme est exactement le même et où pourtant l’état initial est pour le sacrifiant une source de supériorité, constitue un état de pureté. Le nazir?, à Jérusalem, était un être parfaitement pur ; il s'était consacré à Jahwe par un vœu à la suite duquel il s’abstenait de vin et ne coupait plus ses cheveux. Il devait se garder de toute souillure. Mais, une fois arrivé au terme de son vœu’, il ne pouvait s’en dégager que par un sacrifice. A cet effet, il prend un bain

. Lév. XIV, 10 sqq.

. Nombres VI, 13 sqq. — Talmud J. Traité Nazir LOUE 6. IX, p n »sqd-).

3. Talm. Naz., Le nazir offre le même sacrifice LR il allège sa chevelure RTE trop lourde. ,

de purification! puis il offre un agneau en /d, une brebis en hattât et un bélier en zebah shelamim. Il se rase les cheveux et les jette sur le feu où cuit la viande du shelamim?. Lorsque le sacrificateur fait le zebah shelamim, il met sur les mains du nazir la teroumd, la tenouphà, c’est-à-dire les parties consacrées, et un gâteau de l’offrande correspondante*. Après quoi ces oblations sont présentées à Jahwe. Ensuite; dit le texte, le nazir pourra boire du vin, c’est-àdire qu’il est délié de la consécration. Elle est passée d’une part sur ses cheveux coupés et offerts sur l’autel, de l’autre sur la victime qui le représente. L'une et l’autre chose sont éliminées. Le processus est donc le même que dans l’expiation. Le caractère sacré, quelle qu’en soit la haute valeur religieuse, va du sacrifiant à la victime. Par conséquent le sacrifice d’expiation n’est lui-même qu’une variété particulière d’un type plus général, qui est indépendant du caractère favorable ou défavorable de l’état religieux affecté par le sacrifice On pourrait l’appeler sacrifice de désacralisation.

Les choses, comme les personnes, peuvent se trouver en un état de si grande sainteté qu'elles en deviennent inutilisables et dangereuses. Des sacrifices de ce genre deviennent nécessaires C’est le cas, en particulier, des produits du sol. Chaque espèce de fruits, céréales et autres, est tout entière sacrée, interdite, tant qu’un rite, souvent bien symbolique, n’en a pas fait disparaître l’interdit qui la garde“. Dans ce but, on concentre sur une partie des fruits toute la vertu que contiennent les autres. Puis on sacrifie cette

4. 1b., IE, 10. ; 3. Nazir, ib., VI, 7 et8. — Nombres, VI, 18.

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