‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 1 sur 51 · BOULEVARD SAINT-GERMAIN · texte numérisé non relu

BOULEVARD SAINT-GERMAIN

JUl £ ' 1921

HUGUE DE GLERS

ET LE DE SENESCALCIA FR A NC IÆ

La question de l’authenticité de ce document bien connu de tous les savants qui ont étudié l’histoirè et les institutions de la France au xne siècle, vient d’être agitée de nouveau par M. Bémont1. Sa conclusion est que, si le traité d’Hugue de Clers contient des obscurités et des invraisemblances, son auteur « a réellement fait et vu les choses qu’il rapporte », qu’on l’a condamné à la légère et qu’il mérite « de retenir l’attention des historiens ». M. Bémont ne parle ici que de la seconde partie du traité, celle où Hugue de Clers rapporte les faits dont il a été le témoin oculaire et auriculaire, notamment les négociations poursuivies entre le comte d’Anjou, Foulque V le Jeune, et le roi Louis le Gros, pour obtenir la reconnaissance des droits des , comtes d’Anjou sur la grande sénéchaussée de France. Quant à » la première partie, l’écrit attribué au comte Foulque Nerra, où celui-ci raconte comment son ancêtre Geoffroi Grisegonelle avait obtenu du roi de France, Robert, la charge héréditaire de maire et sénéchal du roi de France, M. Bémont l’abandonne, comme étant au-dessous de toute critiqué. Il pense que, si Hugue de v Clers a été assez simple pour croire à l’authenticité de ce faux grossier, il n’en résulte pas qu’il se soit trompé et qu’il ait voulu nous tromper dans la partie du mémoire consacrée à ses souvenirs personnels. Il reprend donc, pour son propre compte, le ^ plaidoyer que doin Brial avait déjà fait, dans Y Histoire littéraire de la France 2, en faveur de la véracité d’Hugue de Clers, et

t 1. Extrait des Études d'histoire du moyen âge dédiées à Gabriel Monod A (14 nov. 1896), pp. 253-260.

oV 2. T. XIII, pp. 337-347 (1814).

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