‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 29 sur 51 · Ibid, et titre de l’Inventaire ci-après · texte numérisé non relu

Ibid, et titre de l’Inventaire ci-après

3. B. Nat., Pièces Orig. 2160, 10, p. 674, § 9 cité et 10 : « Pour la fasson d'une grans aulmoires a quatre huissetz pour mettre les livres... de Mondit sgr... »

4. V. infrà les notes de l’Inventaire. Les plus grands manuscrits semblent être ceux catalogués dans les premiers numéros. — Y. pour les rouleaux les nos 135-138, 141, etc. — Ces mss. n’étaient pas dressés sur les rayons de l’armoire, mais couchés sur l’un des plats ; aussi leur titre était-il écrit sur les tranches du haut ou sur celles du bas et non pas sur le dos du volume. (Cf. notes de l'inventaire, infrà). Sur la tranche latérale du ms. fr. 250 (notre n° 2) est écrit : Orose [et] Lfucain]; sur le ms. fr. 157 (notre n° 4), on lit sur la tranche du bas : « la Bible historiaux. » Enfin sur le ms. fr. 587 (notre n° 13), on lit sur la tranche dorée inférieure : « le Songe du Vergier » écrit à l’encre noire.

5. V. infrà notes de l'Inventaire, en particulier celles du n° 23,27,85, 92,

6. En effet les reliures de beaucoup de ces mss. sont postérieures au xve siècle. Cf. infrà , Inv. nos 93, 97 sources citées.

7 . Point de livres imprimés non plus, trente ans plus tard, mentionnés expressément dans la bibliothèque de Charles d’Angoulême, fils de Jean. Cf. Sénemaud, Bibl. Charles d' Angoul. citée ; Léop. Delisle, Mélange sur Paléogr ., Paris 1880, in-8°, montre (pp. 319 et 322 notamment) que l’imprimerie était établie à Angoulême en 1491-92, et même en 1488. Il suppose, avec vraisemblance, que les nos 52 et 58 de la Bibl. de Charles d’Angoul. comprenaient quelques livres imprimés. Cf. les nos 165, 166 de notre Inventaire.

JEAN D ORLÉANS, d’aPRÈS SA BIBLIOTHÈQUE

soupçonnait point la portée de la découverte qui allait donner à la pensée un essor inattendu et aux bibliothèques un extraordinaire accroissement. Collectionneur, il ne fut pas novateur; ami du passé, il ne pressentit point l’avenir.

Et pourtant son dessein était de multiplier autour de lui les ouvrages de tous genres. Il était ingénieux à se les procurer. La pauvreté, qui affligea les trente-trois années de sa captivité en Angleterre1, ne l’avait pas empêché de racheter un manuscrit superbe, jadis la propriété de son aïeul, Charles V2. Il lui avait été plus facile d’en réunir d’autres : ainsi, celui que lui donnait, en 1460, l’évêque de Nevers, Jean d’Etampes3, ou ceux qu’il hérita du duc-poète, Charles d’Orléans, son frère4. Tantôt un auteur lui envoyait et lui dédiait son œuvre5, tantôt le comte faisait exécuter le livre par un scribe à ses gages6, tantôt il le copiait lui-même7.

Mais nous ne saurions nous contenter de juger les choses par le dehors : connaître remplacement et l’origine des livres de Jean d’Angoulême ne satisfait point notre curiosité. Nous demandons davantage et nous voudrions savoir si le comte laissait ou non reposer ses manuscrits dans le recueillement de l’armoire...

Deux mois au plus après la mort du prince, dix de ses volumes n’étaient plus à leur place8. Nous ignorons si, de son vivant, il exerçait sur eux une surveillance plus jalouse et si c’était par prudence qu’il faisait écrire son nom sur leurs pages9, qu’il traçait lui-même sa signature10, ou faisait peindre ses armes 11 . Du reste, des prédictions funestes étaient destinées à décourager par avance les larcins :

1. V. p. 12 et s. du tirage à part de noire article (Extr. de la Rev. Histor ., t. LXII, 1896) : la Captivité de Jean d'Orléans , comte d'Angoul.

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