Cf. Tltinéraire de Jean d’Angoulème (inédit encore
MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE
une pièce tendue de serge rouge 1 et que ses gens appelaient « la salle de retrait de Monseigneur »2, il gardait, enfermés en une grande armoire à quatre portes et à quatre serrures ouvragées3, cent soixante manuscrits environ, volumes ou rouleaux de papier, de parchemin et de vélin, de toutes dimensions4.
Si Ton donnait d’abord un regard à leurs couvertures, on jugeait vite que le comte n’avait point voulu, par elles, relever leur valeur : deux tablettes de bois, deux feuilles de carton revêtues de basane on de peau chamoisée, ou même une feuille de parchemin5, voilà, autant qu’il nous est donné de le constater à présent6, de quelles reliures modestes s’accommodait la simplicité du prince.
Ce n’est donc pas le goût du luxe qui avait écarté de cette bibliothèque tout livre imprimé7. Le comte, bien plutôt, ne
1. Arch. Nat., P. 1403, i, passim. — Notamment 38, 39; Bibl. Nat., Pièces Orig. 2160, 10, p. 674, § 9. — Cf. Sénemaud, Bibl. Charles d' Anyoul.au château de Cognac. Angoul. 1862, in-8, 33 p. — B. Ballet, Soc. Archéol. et hist. Charente , 1862, p. 130-218, — Le lit et les couvertures de la chambre étaient aussi de serge rouge (P. 1403, 1 cité n° xxxviij).