‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 3 sur 51 · Patrol. lat., t · texte numérisé non relu

Patrol. lat., t

nouveau1, d’après un manuscrit de Saint- Aubin, avec quelques leçons meilleures. Les auteurs du recueil des Historiens de France 2 l’ont imprimé à leur tour, d’après Sirmond, en indiquant, en marge, les leçons de Baluze. Enfin le volume consacré aux Chroniques d'Anjou par Marchegay et Salmon3 contient un texte amélioré, qui est la reproduction à peu près exacte4 d’un ms. unique, le latin 3839a de la Bibliothèque Nationale. Dans ce manuscrit, qui a appartenu à Baluze, le traité d’Hugue de Clers se trouve, au fol. 143, sur une feuille double de parchemin, écrite en deux colonnes, en caractères du xne siècle. Il ne contient d’autre titre que celui-ci : « Hoc scriptum fecit Fulco cornes, Jerosolimitanus, in ecclesia Sepulchri de Lochis cum magna sepultus honorificentia, de donis factis suis antecessoribus a rege Francie ».

La date du traité .

Il résulte d’une phrase de l’écrit d’Hugue de Clers où il est question du comte d’Anjou, Geoffroi le Bel, « enseveli à St Julien du Mans », qu’il a été composé après le 7 septembre 1151, date de la mort de Geoffroi. C’est tout ce que permettent de savoir les données tirées du texte lui-même. On verra, à la fin de notre étude, quelle raison particulière rend probable l’attribution à l’année 1158. Il n’y a pas à tenir compte de l’opinion de Brial5 qui en fixe la composition « vers 1156 », parce que, à l’entendre, ce serait à cette date qu’il faudrait rapporter la charte de Saint- Julien de Tours où le dapiférat héréditaire des comtes d’Anjou est mentionné. Mais nous établirons, plus bas, que cette charte, fort suspecte d’ailleurs, ne peut être antérieure à 1157.

1. Miscellanea , IV, 479 (et dans l’édition nouvelle, I, 148-149), avec ce titre : « Hugonis de Cleeriis, militis Andegavensis, commentarius de majoratu et senescalcia Franciæ Andegavorum olim comitibus hereditaria ».

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