‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 47 sur 51 · Luchaire. — Moyen Age · texte numérisé non relu

Luchaire. — Moyen Age

MÉLANGES d’IïISTOIRE DU MOYEN AGE

fueillet « Sed Marcho », en fin du penultime « Venerique » et, en la fin du tout, « Explicit Asinarius ».

Nous n’avons pu retrouver jusqu’ici le manuscrit de cet ouvrage de Cicéron.

111. Bible de Basteleur , par personnages, commançant, ou premier

fueillet, « Legitur in Genesi » et finissant au derrier « tune gaudent anime ».

Cf. la Bible Historiale ou les Histoires escolastres de Guyart des Moulins; v. Samuel Berger, la Bible française , p. 366-7, 206 et 216; cf. Arsenal, ms. 5057-9 et 5212; Mazar., ms. 311-2. — Il se peut cependant qu’il ne s’agisse pas ici de la Bible. Ce mot, on le sait, a été souvent pris au M. A. comme synonyme de livre .

112. « Proposition de V Ambassade de France , faicte à Borne, avec

Vepistre de maistre Jehan Jarson, contre VEvesque d'Arras », commancant, ou premier fueillet, « Beverendissimi patres », ou second « naturalibus in juris » et, en fin du tout « Begi Francie ».

Cet évêque d’Arras est Martin Poré, dominicain, élu au siège d’Arras en 1408 avant Pâques et mort le 6 sept. 1426. Il fut un fougueux Bourguignon et écrivit que Jean-Sans-Peur avait eu raison de tuer Louis d’Orléans.

On comprend que Jean d’Angoul., fils de Louis, possédât dans sa bibliothèque la réfutation du prélat d’Arras ; Gerson et d’Aillÿ se chargèrent de l’écrire.

Cf. Gallia Chr., III, col. 341-2; Lelong, Bibl. française (1769), II, 17111 ; Touron, Hom. illust. Dominic. (1746), III, 144-153.

113. « L'office de S. Hylaire , de Saincte Badegunde, et de S. Martial »,

en parchemin, commançant, ou premier fueillet « Incipit officium », ou second « justum deduxit » et en fin du tout « mea Dominum », armoyé des armes d’Angolesme.

Ce ms. est à la Bibl. Nat., 1146. Ainsi que le porte notre inventaire, ce ms. contient les offices : 1° de saint Hilaire [f° 1 r°-r f° 12 r°] ; 2° de sainte Radegonde [f° 13 r°-f° 20 r°] ; 3° de saint Martial [f° 21 r°-f° 29 v0].

En haut du f° 34 r°, le comte a écrit : « Mater ora filium ut, post lioc exilium, nobis donet gaudium sine fine. » Et, au bas, dans le sens inverse : « Ave, Maria, gracia... »

114. Bicius d'Empole, sur P« Exposicion de tout le psaultier », com¬

mançant ou premier fueillet « Magna spiritualis », ou second » f remuer untr », ou penultime « suis » et, en la fin, « gloria Christo . Amen ».

Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 431. Ce sont les commentaires sur les psaumes de Richard Rolle, Augustin à Hampole, théologien et poète anglais, mort en 1349, le 29 sept. — Au f° 116 v°, ces mots écrits par le comte : « Iste liber constat Johanni comiti

Engolismi. » M. Delisle ( Cab . Mss ., I, 148) avait donc’ pu déjà signaler ce ms. comme ayant appartenu au comte.

Les chiffres, placés en manière de titres courants, semblent de la main du comte.

115. Mandeville, en françois et parchemin, avecques ung traittié de

médecine , en lettre de forme, commançant, en noir, ou premier fueillet « Comme il soit ainsi », ou second, « Saincte Terre », au commancement du final « Moins de ce qu'il en vit », et fin d’icellui « mil CCC LXV ».

C’est le « Voyage d’Outre-mer » de Jean de Mandeville, qui commence, en effet, par ces mots : « Comme il soit ainsi que la Terre d’Outre-mer, c. a. d. la Terre Sainte. » — Mandeville mourut à Liège, le 17 nov. 1372. Il fut traduit dans un très grand nombre de langues.

En marge : « Mademoiselle l’a. »

116. Un traittié « contra Judeos », en papier et latin, commançant ou

second fueillet, « Cuncta sunt venalia » et finissant, ou derrier « et fide christi ».

Les traités contra Judeos sont trop nombreux au M. A. pour que nous puissions identifier celui-ci : saint Augustin et Jean de Crémone, notamment, en ont écrit.

117. Narracions en françois et papier de divers roys et princes, com-

mançans ou premier fueillet « Une dame naguères » et finissant ou derrier « Bona dies sihi ».

Cf. Quétif et Echard, SS. Ordin. Praedic ., I, 430; Hauréau, Notices et extraits de quelques mss. latins , II, 69 et s. ; Ms. Bibl. Sainte-Geneviève, 546.

118. Une vieille Ratifficacion du duc de Millan , faicte sur le traittié de

mariage de la mère de feu monditsgr, commançant, ou premier fueillet, « Nos Johannes Galeas » et finissant, ou derrier fueillet du tout « 1394 ».

Cf. Arch. Nat., K 534, K 553-4-5. Rappelons que la mère de Mgr. était Valentine Visconti. Elle épousa en 1387 Louis de France, plus tard duc d’Orléans.

119. Le Curial maistre Alain , en papier, commançant, ou premier

fueillet, « A toute la chevalerie » et finissant « Dame Onézeuse ».

Le Curial d’Alain Chartier, composé vers 1430, où il censure très curieusement les vices de la cour et du temps, n’est autre chose qu’une traduction française, due à l’auteur, de sa deuxième lettre latine à Guillaume Chartier, son frère, avant que Guillaume n’entrât à la cour.

L’admiration passionnée qu’A. Ch. obtint de ses contemporains a été immortalisée par Marguerite d’Ecosse.

120. Le « Jugement de maistre Simon de Covine , sur le fait du soleil

estant convive de Saturne », en latin et papier, commançant,

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ou second fueillet « Deppendent a Sole », et finissant ou derrier « secula cladem . Amen ».

C’est un poème sur la peste de 1348 (cf. Delisle, Cab. Mss ., I, 117), que son auteur, Simon de Couvin ou de Covino, écolâtre de Saint-Lambert de Liège, a décoré de ce nom bizarre pour la raison qu’il indique dans son prologue ; cf. Bibl. Nat., fr. 8369, f° 1 r° et v° ; cf. E. Littré, Bibl. Éc. Chartes , 1842, A, II, 201-43; Paquot, Ilist. littêr. des P. Bas (1764), IV, 322-4.

121. Ung traittié de S. Jehan Chrisostome sur ce que « Nul ne blecie

que de soy mesmes », en latin et papier, commancant, ou premier fueillet « Incipil tractatus » et finissant, ou derrier, « ah hoste triumphum ».

Ce traité « De eo quod nemo leditur nisi a semetipso » était très répandu au moyen âge : cf. Arsenal, ms. 321, 345, 413; Mazarine, 747, f° 57; cf. abbé Martin, Saint Jean Chrysost., 1861, 3 vol. in-8, Montpellier.

122. Certaines Oraisons desvotes, commançant, en la première office,

a Nos Domine », en la seconde « Disrumpe , Domine » et finissant « Filium tuum ».

123. La Cronicque d'Appolin, en françois et papier, commançant, ou

premier fueillet, en noir « Il estoit ung roy », finissant ou derrier « roy de Tyr. Amen », en roge.

En marge : «Mademoiselle l’a. » — Cf. Bibl. Arsenal, ms. 2991, xvc siècle, parchemin, « L'ystoire dAppolonius roy d'Antioche , de Thir et de Cirène. »

124. Le Traittié de Uhiet /Ai, en latin, prose et parchemin, comman¬

çant, en noir, « Preparate corda », ou second [fueillet] « para tur » et, en fin, « Nos perducat etc. ».

125. Partie d’un vieil romant, sans fin et sans commancement, com¬

mançant, ou second fueillet « les nouvelles » et finissant, ou tiers « autrement vous octroyt ».

En marge : « Mademoiselle l’a. »

126. Certaines auttorilés des Livres de Salomon , en papier, comman¬

çant, ou premier fueillet « Aliqua notanda » et finissant, ou derrier « ejus est. »

Sans doute l’Ecclésiaste ou les Proverbes.

127. Manuel de Salut , en latin et parchemin commançant, ou premier

fueillet, « Illustrissime » et finissant, ou derrier « de Fouil liaco ».

Les livres de ce genre sont nombreux au M. A. Ici, cependant, il s’agit très vraisemblablement de celui que composa Oudart de Fouilloy pour Jean d’Angoulême, son élève. Jean du Port, p. 63

JEAN D’ORLÉANS, d’après SA RIRLIOTHÈQUE

(Vie de ... Jean , comte d'Angoul ., nouv. édit, par J. F. Eus. Castaigne, aux frais de la Soc. archéol. et hist. de la Charente, tirage à part), nous dit que Fouilloy écrivit pour son élève un Manuel de salut ; d’autre part, l'incipit Illustrissimo dont nous parle ici notre inventaire fait naturellement songer à la dédicace que le maître dut faire au prince et de Fouilliaco, l’explicit, peut bien être la signature de l’auteur. (Cf. notre article cité, la Captivité de Jean d'Angoul ., p. 12 du tirage à part, Paris, 1896).

128. La Vie et Testament de S. François , en latin et parchemin, com-

mançant, ou premier fueillet, « Onorius episcopus » et finissant, ou derrier, « Beati Franscici ». •

Thomas de Ceprano, franciscain, avait écrit la Vie de saint François, mais en la chargeant d’un amas de ridicules légendes (cf. Wadding, Script. Minor. (1650), 323; Fabricius, Bibl. m. aevi (1734), I, 1026-7; VI, 699; Vossius, Hist. lai. (1651), 461, 784. Saint Bonaventure fut chargé par le chapitre général de son ordre, en 1260, delà reviser; cela était fait trois ans plus tard. (Cf. Bibl. protypogr ., 1970; Hist. litt. France , 1852, XXII, 125-6; Bibl. Évreux, n° 111, f° 93.)

129. « Pierre, evesque de Camhray », en latin et parchemin, comman-

çant ou premier fueillet, en rouge « Prefatio super septem psalmos » ; en noir, « Ver a penitencia » ; ou second, « unde tandem » ; en fin de l’œuvre « reportasset » et, en fin du tout, « Sine fine. Amen ».

Ce sont les Meditaciones in septem psalmos penitenciales de Pierre d’Ailly (1350-1420) : « Vera penitencia, velut scala, dit l’auteur; ... hujus vero scalae septem sunt gradus, quibus correspondent psalmi septem, qui penitenciales dicuntur. » Cf. Arsenal, ms. 411 ; Mazar., 951, f° 213 ; Bibl. Nat., lat. 458 (ayant les armes d’Orléans), 3463, 3480, 3501, 3613, 3622.

130. Plusieurs miracles, en rime, en françois et parchemin, comman-

çant ou premier fueillet, en noir « Un arcevesque » ; ou second fueillet, « ung aulhe » et, ou final « a garde ».

131. Unes Croniques et histoires, en papier et français, commançant

ou premier fueillet « C'est chose profitable », ou second « Cest exclamacion », ou final « Lieutenant du roy » et, en fin du tout, « des temps etc. Expli ci t ».

132. Commentaires sur Boece, en papier et latin, de frère Guillaume

de Cortume, commançant, ou premier fueillet « Beverendo in Christo », ou second « hujus lihri » et, ou final « Explicit exposicio Boecii » .

En marge, O. Cf. suprk , notes du n° 85 ; commentaires sur le de Consolacione... Arsenal, ms. 910.

133. Les Fleurs des poètes et acteurs, en mettre et parchemin, com-

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mancant, ou premier fueillet « Ars solita », ou second « Sicut trajecit ».

C’est une sorte d’Anthologie, ou bien l’Archiloge Sophie de Jacques le Grand : trad. du « Sophologium ex antiquorum poetarum , oratorum atque philosophorum gravibus sententiis collée tum. »

134. Le Dyalogue de Ancelme , de la main de feu Mgr, avec petiz natu-

relz sur les festes annuelles, commancant, ou premier (sic) fueillet « Ecce prima suhstancia », ou tiers « Idem generans », finissant ou peaiultime « omnibus hominum » et, ou derrier, « Amen . Explicit ».

Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 3436. — L’Inventaire dit à tort « Ecce prima substancia », au lieu de « Esset » ; et donne comme l’incipit du 1er feuillet, ce qui est l’incipit du second. (Cf. suprà notes du n° 96).

Le « Dyalogue de Ancelme », est, en effet de la main du comte d’Angoul. (f° 233 r° au f° 266 r°) ; les pieds de mouche soulignent le changement des interlocuteurs. Cependant toute la première partie de l’ouvrage, où il est parlé de Dieu, des sacrements, des vices et des vertus, n’est pas de la main du comte ; elle est d’un scribe du nom de John Duxwurth ou Duxworth (v. f° 227 r° et f° 230 r°; nous l’avons déjà rencontré au n° 37, suprà). Le comte, en cet endroit du ms., n’a écrit que les titres courants du f° 1 v° au f° 142 v°, et des fos 219 v°, 220 r°, 224 v°, 226 r°; enfin il a écrit les rubriques avant la page 445 (v. fos 20 r°, 41 r°, 59 r°, 89 r°; observer surtout les g, les p, les a, les d, et v. suprà , notes du n° 69). — Duxworth et le comte étaient donc collaborateurs. (Cf. notre article cité, la Captiv. de Jean d'Orl. , p. 12.)

135. Oraisons de N . Dame , en diverses façons, tant en françois que en

latin, en ung roellet de parchemin, commancant, en asur, « S'ensuit oraison », en noir « Triumphante », finissant en tout « évidente exaltacione. Amen ».

136. Autre roollet, de mesmes, commançant, en teste « Oraison à

Nostre Dame », rétrogradé en tous sens, et finissant en noir « Ces deux vers sont retrogradès. »

137. L'Arbre de la Lignée de France, en ung roollet de parchemin,

commançant en la première racine, « Ceulx qui vindrent de Troye fundèrent la cité de Venise », en escript, à deslre « A tous nobles » ; à senestre, « Vous devez savoir » ; et finissant à « Charles VIe et ses plus prouchains deppendens ».

138. Table de grammaire, en ung roellet de parchemin, en latin, com¬

mançant « Amor al) amo[re ] », à senestre « habentibus voca lem », finissant « que longantur », et, de l’autre part, commançant « Vocalis est littera » et finissant « ut per régula dictionum ».

139. La « Généalogie de la Bible , de la Lignée de France , le pontificat

des Papes et règne des Empereurs », procédant par tiges, branches et racines, commançant, ou premier fueillet, en rouge « Ci commence la généalogie de la Bible », en noir « In principio creavit », ou second fueillet « et monta ou poumier », finissant le penultime « et apres », et le final et derrier, en rouge « Katherine , rogne dWnglelerre » et, en noir « Explicit ».

C'est le ms. fr. 161, Bibl. Nat. Le ms. porte Cy s'ensuit la geneal. et non, comme le prétend l’inventaire, cy commence (Cf., sur les autres fautes de notre inventaire, la note du n° 96, suprà). La rubrique initiale est suggestive : « Cy s’ensuit la généalogie de la Bible, qui dit combien chaque âge a duré jusques à notre Sauveur Crist... Et puis se demonstre, par figures, comment, après la destruction de Troye, quatre manières de gens se partirent; ... et comment ils fondèrent les Romains, les Français, les Anglais et plusieurs autres royaumes... »

Les papes sont notés jusqu'en 1380 ; les empereurs de Rome et d’Allemagne jusqu'en 1328; les souverains du « royaume des Gaules » jusqu’en 1400; les rois d’Angleterre jusqu’à Richard II.

Ce ms. doit avoir été rédigé entre 1420 et 1430 (cf. f° 31 r° et 32). Il a certainement été composé pour Jean d'Angoulème; de tous les fils de Louis d’Orléans, on l’a mis le premier ; le scribe avait d'abord mis un autre nom à sa place, mais, réflexion faite, il a écrit le nom de Jean.

Cf. f° 4 r°la « Loige d’Adam »; f° 4 r° la a Ville de Caïn » ; f° 5 r° la « Tour de Babel »; f° 4 v° 1’ « Arche ».

140. U ne Table a trouver tant le nombre d'Or , comme Pasques , lettre

dominicalle , Septuagesime et autres festes mobiles ».

141. Une mappe marine, en parchemin, enrollée en ung baston, divisée

par toutes terres et pais de mer, escript en teste : « La grand nef de Anthonavoit 32 brasses de long et le mast 31 et portoit 1500 tonneaux poisant ».

Il eût été intéressant de retrouver cette carte, d'autant plus qu’elle eût été la plus ancienne carte française connue. Elle n’est pas à la Bibl. Nat.

Cf. Mazar., 374-9 ; Bibl. Rouen, 1395, etc.

142. Un Psaultier , noté et férié , à Vusage de Paris , commançant, ou

second fueillet du psaultier « furore oculus », ou tiers « in Domino », et, à la fin du penultime « Sequi l'estigia », et fin du tout « secula. Amen ».

Furore oculus ; Psalm., vi, 7.

143. Ung Demi-Temps , en notte et parchemin, h F usage de Paris ,

commançant en l'Advent et finissant à la Trinité, tant en fèrie propre que commune, commançant, ou second fueillet en lettre

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(sic) « Tu in nobis », ou tiers « Décor is e jus » et, en fin du tout « Christum exor a ».

Decoris ejus : Psalm., ixl, 2.

144. Ung autre Demi-Temps, de mesme lettre et notte, en parchemin,

commançant à la Trinité et finissant à l’Advent, commançant en lettre, ou second fueillet, « Beata nobis gaudia », ou tiers « Jam Christus », ou penultime « Alléluia » et, en fin du tout « Ora pro nobis , heate Ludovice ».

Cf. Mazar., 374-9.

145. Ung autre Livre de Nygromence, commançant, ou second fueil-

let, « d'armes au chevalier » et finissant, ou derrier « Explicit liber geomancie » .

Est-ce le « Geomanciae Astronomicae libellus » de Gérard de Crémone ou de Sabbionetta ?

146. Ung autre Livre d' Astrologie, en latin avec La Praticque d'Asta-

lahre, en françoys, escripte à la fin; commançant le dit livre au commencement du traittié, en lettre noire, « Quoniam quidem » et, ou second foillet, « Iste libellus », et, au tiers « sunt signa » et, à la fin de nombre d’or et la pratique des douze Signes, etc..

Cf. Hermann : Tractatus de Astrolabio , du ms. 3642 (xme s.) Bibi. Mazar.; Arsenal, 841 (xne s.); 1129 (xve s.); Sainte-Geneviève, 2521 ; B. Nat., 7409; Bihl . protypogr. cit ., 256. — Notice sur un livre d'astrologie de Jean , duc de Berri , par M. Léopold Delisle (Extr. du Bulletin du Bibliophile ; tirage à part, Paris, Techener, 1896, 16 pages). C’est une compilation d’un nommé Georgius Zothorus.

147. Les « Utilitez de l'Espece », en latin et papier, en lettre ytalique,

commençant, ou premier fueillet, « Sciencie dignificantur » ; ou quart, « fuerit pro directione » et, à la fin du tout, « Deo laudes ».

148. Les Problèmes d'Aristote, en papier, en lettre anciennes (sic),

commançant ou premier fueillet « Propter quid magni » et, au tiers, « planie sit magis temperatus » et, en la fin du tout, en table, « circa faciem ».

Cf. suprà , nos 3, 11, 20, 99 ; Arsenal, 723, traducl. latine de Pierre d’Albano, copiée primitivement par Jean de Jeandun.

AUTRES LIVRES TROUVEZ EZ ARMOYRES DE CONGNAG qui ne sont point en V Inventoire ci-dessus escript.

149. Premièrement, ung livre escript en parchemin, couvert de tables,

bouclées de gros boutons, couvert d’une peau blanche, escript en lettre bâtarde brisée, appellé le Juvencel , commençant ou premier fueillet « Ci commence la, table », ou quart « il submerga » et, en la fin est escript « Il n'en y a point. »

Il s’agit du Jouveneel de Jean du Bueil, publié par MM. Camille Favre et Léon Lecestre (Soc. Hist. France, 1887 et s.). Aucun des mss. de la Bibl. Nat. indiqués par ces éditeurs (fr. 192, 1611, 24380 2, 24381) n’est le nôtre; non plus celui de l’ Arsenal 3059; enfin nous n’avons pas été plus heureux pour le ms. 187 de la Bibl. de Genève que M. Dufour, alors directeur de cette bibliothèque, et M. H.-V. Aubert, ancien élève de I’Éc. des Chartes, ont bien voulu consulter pour nous jadis.

150. Item, ung autre livre, en parchemin, de petite marge, couvert

d’une peau rouge, relié en tables, escript de lettre brisée, ou quel sont contenus les « Gestes des rois de France, de la lignée de Priant, jusques au roi Charles VIe », commençant « Comme Troye-la-Grant fut destruicte », et, au devant, est escript, en deux petites fueilles, « La Corner ie du Jugement » et finissant ou derrier fueillet dudit livre « bombardes getter ».

C’est le fr. 5699 de la Bibl. Nat., décrit en détail par Vallet de Viriville qui en a tiré sa Chronique de Cousinot ; f° 3 v°, 4 v°, de la main du comte, la Cornerie du Jugement.

151. Item, un livre, en papier, cousu en une peau de parchemin, faisant

mencion des Histoires de Troye, escript en latin, commençant on second fueillet « habitatores » et, au penultime « Regem » et finissant, en icellui, « summus poetarum . »

Cf. suprà , n° 2, 9, 137. Peut-être, l’ouvrage de Dictys de Crète et Darès de Phrygie.

152. Item , un gros livre en papier, couvert de vert, relié en tables

collées de papier, intitullées en lettre roge « Ce livre présent fut faict et ordonné principallement h V instance d'un... », commençant ou tiers fueillet, « Contraire comme dit est », et finissant, au derrier fueillet « Tout vient h ung million ».

L 'explicit signalé par notre inventaire pourrait faire supposer

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qu’il s’agit ici d’un de ces relevés statistiques de la France, par villes, clochers, etc., assez fréquents au xv® siècle; cf. Bibl. Nat., fr. 5738.

Nous croyons, cependant, qu’il s’agirait plutôt des Echecs amoureux et de YArchiloge Sophie de Jacques le Grand (cf. suprà n° 33). En effet, dans le beau ms. fr. 143, vélin, de la Bibl. Nat. qui renferme ces deux ouvrages, nous trouvons exactement le même début et la même fin que dans le ms. papier, dont nous parle notre inventaire. Incipit : « Ce livre présent fut fait et ordonné principalement à l’instance d’ung aultre... » Explicit (f° 415 v°) « Tout vient à ung million. » — Il y a plus : YArchiloge Sophie a été traduit par son auteur du Sophologium , sur les instances de Charles d’Orléans, frère de Jean d’Angoul. Il serait ainsi fort naturel que le comte en eût un exemplaire. Cf. P. Paris, Mss. fr ., II, 214.

153. Item , ung cayer de papier, auquel est escript ung livre, commen¬

çant « Ci commence le Contrepassé temps Michault » et finissant « prens en gré. Michault Taillèrent. »

Cf. Le Passé Temps de Michault Taillevent. — Le Temps perdu de Pierre Chastellain finit par ce vers : « Prens en gré Michault Taillevent. » — Le cahier dont parle ici notre inventaire pouvait donc contenir les deux poèmes, à tout le moins le poème du Contrepassé temps ou temps perdu, de Chastelain. Cf. p. 123-140, du * ms. 3523, et f° 236 du ms. 3145 de l’Arsenal). ‘Sur Michault Taillevent, cf. Brunet, Manuel (1864), v. 646-8 ; la Croix du Maine et du Verdier, Bibl. franç. (1772), II, p. 423; Graesse, Trésor (1867), VI, 11,21.

154. /fem, le Breviayre des Nobles, escript en papier, commençant, ou

second fueillet « Loiaulté » et finissant ledit livre « Nobles hommes en ce livre. Explicit. »

Il s’agit du célèbre ouvrage d’Alain Chartier (cf. suprà n° 119). Cf. Arsenal, ms. 3521, papier : « S’ensuyt le bréviaire des nobles que fist maistre Allain Charretier; Noblesse, Léaulté , Honneur, Droiture, Proesse, Amour, Courtoisie, Dilligence, Largesse, Sobriété, Persévérance sont successivement chantés. L’œuvre se termine bien, en effet, par « Nobles hommes , en ce livre. »

A en croire Jean le Masle, qui a commenté ce poème, les pages et les jeunes gentilshommes étaient astreints à « apprendre et à réciter chaque jour quelques fragments de ce poème, aussi exactement que les prêtres font de leur bréviaire. »

155. Item, ung petit livre, contenant ung cayer de papier, appelé le

Psaultier des Vaillans, commençant ou premier fueillet « des nobles » et, en la fin du dernier fueillet, est escript « vraye espérance ».

156. Item, ung cayer de papier, commençant « roy très excellent », au

second fueillet « a longuement ».

157. Item , ung petit cayer des « Proverbes moraulx de Sapience »,

contenant trois fueilletz escripts, commençant le premier « Ci commencent » et finissant le derrier « Prover bia moralia ».

A quels proverbes moraux est-il fait allusion ? Aux Proverbes moraux de Christine de Pisan, dédiés à Jean Castel, son fils (v. Thomassy, Christine, op. cit., p. 110 et suprà n° 12)? Ou bien au Livre de l’Ecclésiasle (cf. suprà n° 126)? Ou aux Proverbia phi losophorum (cf. f° 135 v°, ms. 1115, Arsenal, xin° s. ; cf. ibid., 2995, f° 33 v° et ms. 6431)? Ou bien aux Proverbes attribués à Salomon, à Caton, etc. (cf. Mazarine, 966)? Ou bien enfin aux Flores Senece et Flores proverbiorum extraites de divers auteurs, saint Augustin, Boèce, etc. (cf. Mazarine, ms. 1030, xme s.)?

158. Item, ung petit livret de petite marge, couvert d’une peau noyre,

commençant, ou premier fueillet, « Domine, Deus omnipotens » et commençant, d’une autre part, au contraire du dit premier fueillet « Jhesu, rex omnipotens ».

Ce petit livret est à la Bibl. Nat., lat. 1203. En dépit de l’énoncé déplorablement vague de l’inventaire, il était fort utile de le rechercher, car, du f° 24 r° au f° 39 v°, il contient un cahier entier écrit de la main du comte : l’inventaire n’en dit rien (Cf. suprà note du n° 96); c’est un petit traité d 'Hippiatrie. — Du f° 40 v° au f° 47 v°, suivent, écrites encore de la main du comte, des prières à N.-D. ou en l’honneur de certains anniversaires.

Que l’on compare ces dernières pages aux premières surtout du traité d'Ilippiatrie, et l’on sera surpris des changements dont était susceptible l’écriture du comte. Les premières se rapprochent beaucoup de l’écriture du n° 97 (v. suprà) et même celle de « la Cornerie du jugement». Mais autant la « Cornerie du jugement», pièce assez courte, est tracée d’une écriture personnelle et originale, autant celle des f°* 42 r° et 47 r° ressemble à une écriture de copiste. L’une est vive, rapide; l’autre est lente, appliquée.

Ce ms. nous permet donc d’ajouter deux nouvelles œuvres écrites par le comte à celles dont nous parle le présent inventaire. Nous en avons plus haut ajouté une troisième. (Cf. suprà n° 100.)

159. Item, le Testament du Pellerin, en latin, escript en papier, com¬

mençant « sicut homo pereger » [et finissant] « in secula secu lorum. Amen ».

L’auteur de cet ouvrage est Jean Gerson (cf. Bibl. Nat., lat. 458, 2049, 3314). — Sur Gerson, cf. suprà n° 7 et 112.

160. Item, deux cayers de parchemin, escripts de la main de feu Mgr,

contenant chascun cayer huit petis fueilletz, où sont contenues certaines « Oraisons de S. Augustin », commençant le premier cayer « Has orationes », et finissant le second «... juriose ».

Cf. suprà n° 54, 86, 87.

161. Item, ung autre cayer de parchemin, intitulé « Genesy primo »,

et finissant « virtute Suzannam ».

Ces mots ne sont pas dans la Bible textuelle.

92 MÉLANGES d’hISTOIRE Dü MOYEN AGE

162. //em, ung Kalendrier, en papier, commençant « In ista prima

tabula » et finissant «# ».

Cf. Bibl. Nat., lat. 7479 et 2484.

163. Item ung petit cayer de papier de la plus petite marge, escript en

papier, commençant « Hec sunt monita » et finissant « par IX jours ».

164. /fem, ung petit coffreet ou leette de boys, ouquel sont les comptes,

acquitzet mandemensdes exécuteurs du testament de feu Mgr.

165. Item , un autre petit coffreet, ouquel sont plusieurs lettres et his¬

toires.

166. Item, ung autre petit coffreet, ouquel a plusieurs petiz papiers.

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