Luchaire. — Moyen Aye
66 MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE
44. Un psautier, en parchemin, escript de la main de feu monditsgr,
commançant ou tiers feuillet « Cum invocarem » et finissant ou pen ultime « Besurrectio ».
Ces mots du Psautier sont ps. îvi, et 65 in titulo. — Cf. Mazar., 374-9.
45. La Preposicion de V Arcevesque de Rins , pour le fait de V Eglise ,
faicte au Roy, commançant ou second fueillet « Tu recoures à luy », et finissant, ou penultieme, « Faire regarder ».
46. François Petrarche , en parchemin, et lettre commune, comman¬
çant bu tiers feuillet « In perniciem propriam » et finissant ou derrier « Non ostrepat ».
Cf. infrà 93, 97. Est-ce un Pétrarque traduit de l’italien en latin, ou bien un des ouvr. lat. du poète, le de remediis utriusq. fortunae , les Psalmi , les Orationes , les Litterae, etc. — Cf. Arsenal, 700; Mazar., 3881-2.
47. Vegece , « des batailles », en parchemin et lettre de forme, en
françois commançant, ou second fueille « le treziesme » et finissant, ou penultime « gloire et redempcion ».
C’est la traduction du De lie militari , de Flavius Vegetius Renatus. — Cf. Brunet, Manuel (486 4), V, 1110-2 ; Graesse, Trésor , VI, 2, 270-2.
48. u De natura rerum », en parchemin, latin et lettre de forme,
commançant ou second fueillet « Nunc autem » et finissant, ou derrier, « Assequi voluntatem ». Signé « Karolus ».
C’est le ms. lat. 347 C. de la Bibl. Nat. (Communication de M. Léop. Delisle.)
49. « Pharetra Bonneavenlure », en parchemin et latin, commançant
ou second fueillet « Enormitate », ou penultime « Securitas » et, ou final, « Presentis libri ».
Le Pharetra semble bien n’êt-re pas de S. Bonaventure. L’auteur appelle, ^nous dit-il, son livre Pharetra parce qu’il y a réuni, comme en un carquois tous les témoignages des docteurs par lesquels il accablera Satan sous une pluie de traits acérés.
Imprimé cependant dans les Œuvres de S. Bonaventure (édit, de Mayence, 1609) ,VI, 99-200. — Cf. Brunet, Manuel, f860, 1, 1089- 94. A. Margerie, Essai sur la Philosophie de S. Bonav ., Paris 1855, in-8°, 260 p. — Cf. B. Nat. lat. 2925, 3583, 3683, 3730; B., Mazar. 859 et 2015. — Bibl. Rouen, 672, f° 114.
50. « De Anima Vaurillon », en parchemin et lettre commune, com¬
mançant, ou second fueillet « Que multuni » et finissant, ou derrier, « Studentem. Deo gracias ».
Ce ms. est le lat. 6684 Bibl. Nat. (cf. Delisle, Cab. Mss. I 147 et n. 4.) On lit f° 73 r° et v°. « Explicit apparatus trium librorum de Anima, editusper me eximium Sacre Théologie professorem, magis-
tram Guillelmum de Valle-Rovillonis, fratrum minorum, provincie Turonie ministrum, provincialem meritissimum, atque dignissimum, scriptus per manum Georgii le Maalot, sui discipuli, in decretis et sacra Theologia licentiati, illustrissimique ac potentissimi principis domini Johannis, Dei gracia comitis Engolismensis, Cappellani immeriti, Pictavis studentis...»
Il y a en outre, du f° 74 r° à la fin, le traité de la Médecine de l’Ame, après lequel, au f° 87, Georges le Maalot a écrit encore : « Explicit tractatus de Medicina anime, multum salubris et devotus scriptus per me Georgium le Maalot. »
Maître Georges le Maalot fut l’aumônier favori du comte d’Angoul., son confident et son confesseur. Le comte mourut entre ses bras.
La reliure semble contemporaine du ms. Elle est de bois, recouverte d’une peau chamoisée, jadis teinte en rouge, comme en témoigne, par traces, le plat inférieur et la partie intérieure pourtourant la feuille de garde.
51. « Le Mirouer des Dames », en latin et parchemin et lettre com¬
mune, commançant, ou tiers fueillet « Non discernit » et finissant, ou VIe, « laqueos ubique » et, en la fin du tout, « Domini 1439 ».
C’est le ms. lat. 6784 Bibl. Nat. (Communication de M. Delisle). Cf. suprà n° 31.
On lit f° 208 r° : « Hic liber, Spéculum Dominarum, qui pertinet patri reverendo ac metuendissimo domino Johanni d’Estampis, episcopo Nivernensi, divina miseracione bene merito, anno Domini 1459, die vero 18 octobris... »
Jean d’Angoulême a ajouté, de sa main : « Quem librum dédit comiti Engolismensi, A° Domini 1460, in civitate Turonensi. »
Sur le f° B il mentionne ainsi la naissance de son fils, Charles d’Angoulême :« Nativitas Karoli Engolismensis; Solis in occasu, hora quasi quinta, surexit Karolus Engolis... »
Enfin, f° B v°, C et D r° il a tracé les notes chronolog, suivantes :
Devant VIncarnacion : 1180, Hector de Troie. — 300, Alexandre. — 40, Julius César. — 1400, Josué. — 1000, David. — 140, Judas Macabeus.,
Après VIncarnacion : 452, Artus. — 769, Charles Maigne. — 1 100, Godefroy. — 487, le roy Clovis. — 988, Hue Capet. — 1227, Saint Loïs. — 1606 (sic, pour 1066 ) Guillaume le Conquereur. — 1181, Quant Normandie fut mise à la coronne. — 1308, quant les Templiers furent destruis. — 1346, la bataille de Crécy. — 1356, la bataille de Poitiers. — 1356 (sic), la bataille de Cocherel et la bataille d’Auvray (sic). — 1383, la bataille de Flandres. — La bataille de Hongrie, 1394. — Quant le roy Charles 7 fut né, 1401. — La mort du duc d’Orlians 1407, etc...
52. Christine , en françois et papier, rime et prose, commançant, ou
tiers fueillet, « Afin que ton bon cueur » et finissant, en celuimesmes « les Romains » et, en la fin du tout « A tousjours mais . Amen ».
68 MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE
Cf. suprà n° 12 et 32. — Cf. Arsen., 3172, 3356.
53. Le chemin du Paradis , avecques ung autre traittié, en prose,
rime, lettre de forme et parchemin, commançant, ou second fueillet « Vostre saulvement », finissant, ou penultieme, « Qui tous perilz passoit » et, en la fin du tout « Explicit de quali tate ».
C’est le ms. fr. 1838, B. Nat. En outre de la Voie du Paradis , de Raoul de Houdenc, ce ms. contient le Miserere du Reclus de Moliens et le Roman de charité du même. Ces deux dernières œuvres ont été publiées par M. Van Hamel ( Bibl . i/tes Études , fascicule 61°, 1885) quia, de plus, p. xii, décrit notre ms.
Le scribe a écrit « de qualitate , » au lieu de « de Caritate , » nouvelle preuve qu’il écrivait sous la dictée et qu’il y a là une confusion, non pas paléographique, mais phonétique. (Cf. suprà note du n° 36).
54. Les ung et deuxieme livres de la « Cité de Dieu », commançant,
au 8e fueillet, « Incipit liber », en lettre rouge, et, ou Xe, « Manet enim », finissant, ou penultieme, « Sed potuit » et, en la fin du tout, « Monstrate Sunt ». — Et est de l’Eglise de N. D. de la Mille.
En marge, cahier 39 : « O. — Rendu à messire Jehan du Floc, de S. Jehan d’Angeli, qui l’avoit presté à feu Mgr... » — Le cahier 38 ajoute « ainsi qu’il appert par sa cédule attachée à ung aultre inventoire , duquel ce présent a été extraict. »
Cf. Ferraz, De la psychologie de S. Augustin , Paris, 1862-9, in-8°.
55. Quartulaire, en parchemin et lettre commune, de plusieurs Chartres
et proposicions et responces de ce royaume, commançant ou second fueillet « Tant que dit est » et finissant, en l’antepenultime, « par ordonnance ».
56. Polikr[at]icon, en latin parchemin et lettre angleshe, commançant,
ou tiers fueillet « Item de Domiciano Cesare » et finissant, ou penultime « Jam vergebat » et, ou derrier, « Galacia venire ».
Ce ms. est le Polycraticus , sive de Curialium nugis et vesligiis philosophorum , de Jean Parvus Severianus, dit Jean de Salisbury. Le succès de ce livre fut immense au moyen âge. — Cf. B. Hauréau, art. dans la N. Biogr. Gén. — Pastoret, Hist. litt . France (1817), XIV, 89-151. — Brunet, Manuel (1862), III, 546-7. — Demimuid, Jean de Salisbury , Paris, 1873, in-8°. — Cf. Bibl. Arsenal, 701; Mazarine,
57. Ung romant, en rime et parchemin, commançant « Tristisest anima
mea » et finissant, ou derrier « Mer Mondaine ».
Tristis est anima mea , Math, xxvi, 28; Marc, xiv, 34.
58. Le romant d’ Aigremoire, en parchemin et lettre commune, com-
mançant, ou second fueillet, « Empereur » et finissant, ou derrier, « plenus amoris ».
Cf. P. Paris, Mss . />., IV, 133.
59. Une Légende dorée , en parchemin, latin et lettre de forrrife, cota-
mançant, ou second fueillet, « de Sanctis Gordiano » éi finissant, ou penultime, « habei qui » et, ou derrier*, « mille simo CLCC ».
La légende dorée de Giacomo da Varaggio, dit Jacobus de Voragine, eut de nombreux copistes et dès le xive s., trouva des traducteurs, entre autres Jean de Vigny ou de Vignay. Cf. l'édit, de Gust. Brunet, Paris, 1843, 2 vol. in-8°. — Cf. Sènemaud, Bibl. de Charl. d'Angoul. cit.y n°" 14, 15. — P. Paris, Mss. fr. (1838-48), II, 87-92, VII, 175. — Leroux Lincy, Bibl . Charl . d'Orl. cit.f p. 10-11. — Barrois, Bibl, Protyp ., 724-5, 737, 1509-10, 1693, 1712,
Dans la Légende dorée , la 71® rubrique est, en effet : de Sanctis Gordiano et Epimacho. Cela nous prouve que ce ms. commençait par la table. — Cf. Bibl. Arsenal, 936, 997, 1091. Mazar., 4718. Ste- Genev., 551.
60. Le Traitié du Cordellier, en parchemin, nommé « Compendium
Aurelii ». Sur la Bible, commançant, ou premier fueillet « Venite ostendamus » et finissant, ou penultime « Omnia predixit ».
Ce cordelier est peut-être Antoine d’Arezzo ou de Aresche, franciscain, mort en 1450. Cf. P. Pâris, Mss. fr ., I, 244; Wadding, Script. Minor ., 36, 25.
61. Bocace « Des femmes », en papiers et françois, commançant, ou
second fueillet, « De Sophonisbe » ei finissant ou penultime « facunde a » et, ou derrier, « Explicit ».
C’est le ms. fr. 1120, Bibl. Nat. — Le comte paraît en face des divers articles de la table avoir écrit les numéros renvoyant aux différents chapitres du livre.
Sur Jean Boccace de Certaldo (1313-1375), cf. P. Pâris, Mss. fr.y 1848, VII, 170-4. Hist. litt. France (1862), XXIV, 581-8. — Brunet, Manuel , 1860, 1,985-1019. — Bayle, Dict. Crit.y 1751, I, 581-4.
Cf. suprà n09 1, 17.
62. Du Régime des princes », en françois, parchemin et lettre de forme,
commançant, ou premier fueillet « Begnabit rex » et, ou second, « ne soufjist mie », et [finissant] ou final « siecle. Amen. » Signé « Charles ».
C’est le ms. fr. 1213 B. Nat. Au bas de la page, armes d’Orléans, f° 173 r° : v Ce livre est [à] Charles, duc d’Orléans. Charles. » Couverture qui semble contemporaine du ms. : de bois revêtu de velours usé, jadis orné de fermoirs et de pierreries.
Ce ms. contient Y Information des princes , par Egidio Colonna, traduite par Jean Golein.
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63. Boece , en François et parchemin, commançant, ou second fueillet,
« expérience », et finissant, ou final, « en sa uoye ne il ».
Cf. suprà n08 21, 29, et infrà 67, 85, 132. — Voy. sur les traduct. deBoèce, Delisle, Cab. mss., 11,334 et s. JeandeMeung fut un des traducteurs de Boèce.
64. Un psaultier, en parchemin, historié par les dices, commançant,
ou tiers fueillet « Circumdantes me » et finissant, ou penultieme « Exultationes Deiin ».
Circumdantes me : Ps. cxvim. — Cf. Mazar., 374-9.
65. Le « Débat du fait de France et d' Angleterre », en parchemin,
François et lettre commune, commançant, ou premier fueillet, « Audite celi » et finissant, au penultime, « à S. Valeri » et finissant sur le tout « par devant proférée ».
Audite celi : Isaïe, I, 2. — Cf. le Débat des héros de France et d' Angleterre , publ. par MM. Léopold Panier — Meyer, 1877, in-8°.
66. Le Chevalier des dames , en papier, rime et lettre brisée, comman¬
çant, ou second fueillet « Lieve toy sus » et finissant, ou penultime « Geste communauté ».
Ce ms. est à la Bibl. Nat., fr. 2229. Il a été décrit en détail dans le Catal. imprimé du fonds latin.
67. Boece , « De Consolacion », en François, rime et papier et lettre
commune, commançant, ou tiers fueillet, « pour le pleurer » et finissant, ou penultime « vision présente ».
C’est la version anonyme, faussement attribuée à Charles d’Orléans; elle fut en réalité rédigée en 1364 ou en 1380. Cf. Delisle, Invent, méthod . des mss. />., t. II, p. 334-346. — Cf. Arsenal, 2670; Ste-Genev., ms. 1132. Les mots « pour le plourer » s’y trouvent f° 3 r°, 326° vers; id. Vision présente.
Cf. suprà 21, 29, 63, 85.
68. Les « Meditacions maistre Jehan de Cracosme, sur le Sacrement de
. V Autel », en papier et lettre commune, commançant, au second fueillet, « Deus noster », finissant, ou penultime « et vere » et, en la fin du tout, « Maria Johannes », en lettre rouge.
Peut-être est-ce le théologien Jean de Crémone que veut désigner ici notre inventaire. Cf. Fabricius, Bibl. lat ., III-IV, 399, col. 1.
69. Les « Quatre Méditacions de Bonne aventure », escriptes de la main
de feu monditsgr, en parchemin et latin, avecques un autre traittié, commançant ou premier fueillet « Flecto genua mea » et finissant, en celuv mesme, « Ausleritatem » et finissant, ou penultieme, apro nobis » et ou tout, en lettre noire, « Explicita.
C’est le ms. lat. 3756, Bib. Nat., tout petit ms., de 150 millim. sur 102, vélin, 94 f09, entièrement écrit de la main du comte. Il a tracé les rubriques. Les noms propres des auteurs sont soulignés
de rouge. Il a fait en marge quelques corrections et additions ; il a marqué également des Nota (f° 17 v°, 28 v°, 29 v°, etc.).
L’écriture est surtout caractérisée par la forme des g : $3 des p : ^ ; des r : ^ ; des a : 4Î, ; des h ; des
II majuscules surtout : ; de certaines L majuscules :
des D majuscules : (Cf. infrà note n° 134).
Cette écriture est ferme, nette, assez droite ; elle rappelle par suite quelque peu celle du xive s. Les rédacteurs du Catal. des mss. latins de la Bibl. royale s’y sont trompés, par ex. p. 454 : Catalogus Codicum manuscriptorum Bibliothecae regiae , t. III, p. 454, n° 3756.
Cependant quelques lettres sont si personnelles au comte qu’elles font presque songer aux écritures modernes.
Pour voir combien l'écriture du comte pouvait être fine et déliée v. le fac-similé de la lettre du 11 juin [1444], datée de Cherbourg, publiée par M. Delisle, Bibl. Éc . Chartes , t. XLV, p. 304; tirage à part, Paris, Champion, 1884.
Volontiers, ce semble, le comte écrivait plus gros : cf. infrà n° 100. La seconde partie du ms. 3756, est de caractères plus forts que la lre. Elle est d’ailleurs inachevée ; elle va du f° 57 r° au f° 87 v° et contient des « Contemplaliones Sancti Bonaventurae » et deux paraboles attribuées à S. Bernard.
Sur ce qui servait jadis de feuille de garde, au commencement du ms., Jean d’Angoulême a écrit sur trois colonnes :
CONCUPICIBILI RaCIONI
Spes Fides
Sobrietas Prudencia
Discrecio Obediencia
Continencia Paciencia
H u militas Dispensacio
Constancia Ordo
Silencium Disciplina
Au-dessous : Quinque pedes passum faciunt centum viginti quinque stadium, etc... — Enfin, garde finale : « Nota quod debetur80 salucia. »
Irascibili
Caritas
Pietas
Mundicia
Exercitatio
Benedicio
Pax.
passus quoque sur la feuille de
Le « Dyalogue de Grégoire » lettre ancienne, en latin et parchemin, avecques trois autres traittiés, commancans ou premier fueillet du dyalogue « Quadam die » et finissant, en celui mesmes « quo tenehat di » et, en la fin du penultime « dicens me » et du tout, « par IX jours ».
C’est le ms. lat. 2809, Bibl. Nat. corn*. du xin° s. — Il contient f° 7 r°-51 r° « Dialogus beati Gregorii ad Petrum diaconum fratrem. » On a attribué ces dialogues au pape S. Grégoire le Grand mort en 604. (Cf. Edit. Bened., Venise, 1768-1776, 17 vol. in-4°. — Cf. Brunet, Manuel 1861, II, 1723-7. — Pagnon, S. Greg . le Grand..., Rouen, 1869.)
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE
Le ms. contient ensuite, f° 53 r° un « Pius tractatus de profectu Patrum. » Enfin f° 422 v° le « Prologus Palladii juris doctissimi de vitis Egyptiorum Patrum ».
71. Ung romant antique, en rime et parchemin, commançant ou tiers
fueillet, « Si subtillement » et, en la fin du penultime, « Il advint peu ».
72. « Compendium guerrarum modernarum », en latin et parchemin,
commançant, ou second fueillet, « Incipit summaria », en rouge, et, en noir « ad gloriam », en la fin d’icellui « vincere » et, en la fin du penultime « quod suum est », et du tout, « suus. Amen ».
73. Le Livre des Ebdomades1 en latin et en françois, en parchemin et
lettre commune, commançant, ou tiers fueillet, « Quoniam loqui », finissant en icellui, « pronom primitif » et, en la fin du penultime « Exempla Pétri » et, du derrier, « Altissimo ».
Le livre des Hebdomades est attribué à Boèce. Cf. Bibl. nat. lat. 2178, 2375-6. S^-Genev., 238. Arsenal, 387. — Cf. suprà 24, 29,» 63, 67, 85, 432.
74. Le « Livre des dix commandemans delà Loy », en parchemin,
lettre de forme et françois, commançant, ou quart fueillet, « quinziesme livre » et finissant en celui « ledit en [. Eu]zechiel » et finissant en [la fin du tout] « Omnia. Amen ». Signé « Neelle ».
C’est peut-être la Somme le Roy (cf. infrà n° 84), ou le Traité des dix commandements de la Loi , par Jean Gerson. Cf. Arsenal, 3386, f° 35. — Cf. un ouvr. de piété en latin sur les 40 commandemens. Mazarine, 1742 f° 93.
75. Tholomeus en Y « Image du Monde », en rime, françois et parche¬
min, commançant, ou second fueillet, « en tenebrous » et finissant, ou penultime « qui sa mère occist » et fin du tou « Image du monde », en lettre rouge.
Peut être V Image du Monde , ou le livre de Clergie , en vers, de Gautier de Metz. Au milieu du f° 2 du ms. 3522, Bibl. Arsenal, on trouve en effet : « en leu tenebreus et orrible. » Cf. ib. 3167. — Mazar. 3870. — Voy. Ponit. thèses Elèves École des Chartes 1884-6, M. Grand.
76. Romant en parchemin, en prose et françois, exposant la Sainte
Escripture, commançant, ou premier fueillet, « Sur toutes choses » et finissant ou penultime « Requiescat in pace. Amen » et, à la fin du tout « Domine . »
O. Madamoiselle l’a. — Cf. Bibl . Protyp ., 1778. — Cf. Mazarine, 521 (velin xve s.) Livre de prières ; f° 88 « de eversione Jhesuralem ; » prières pour la passion. — Cf. « YHistoria Jerosolimitana » de Baudry, abbé de Bourgueil, archev. de Dol. trad. — Cf. aussi Josèphe, Œuvres , av. trad. lat. de J. Hudson, Amst., 1726, 2 vol. in-f°.
JEAN D’ORLÉANS, ü’APRÊà SA BIBLIOTHÈQUE
77. La Passion N-Seigneur , avecques la « Destruction de Jherusa-
lem, » en papier, françois et lettre brisée, commançant ou second fueillet « maladies » et, ou tiers, « tout laisse » finissant ou penultime « Rédempteur J hesus Christ ».
78. Les Croniques Martin , en latin, parchemin et escriptes de la main
de feu monditsgr, commançant, ou tiers fueillet, « populo et peream », et, en la fin d’icellui « trans Tiberim » finissant ou penultime « in Viterbio morem et, en la fin, « hoc tempore ».
C’est le « Chronicon de Summis pontificihus » de Martinus dit Polonus ou Bohemus, allant jusqu’à 1277 ; une continuation mena l’ouvrage jusqu’en 1320. Cette chronique fut entièrement refondue par Bernardus Guidonisou de la Guioniequi la conduisit jusqu’en 1328. — Cf. Mazar., 1635.
79. De regimine principum , en françois, en parchemin et lettre com¬
mune, commançant, ou second fueillet de la table, « les subgets », ou premier de l’œuvre « la saincte coronne » et finissant en celui « soit informée » et, en fin du tout « d'Angou lesme , Jehan ».
Cf. infrà n° 104, suprà 62. — Cf. S^-Genev., 1015, version française de Henri de Gauchi; Hist. litt . France , t. XXXI, p. 532.
80. Manipulationes fidei , en françois et parchemin, commançant, ou
premier fueillet « Ou nom de Jhesus Christ » et finissant en icellui « de la foy » ; [ou] vingt et ung [et] penultime « Clarté » et ou tout « Explicit ».
81. La « Division du Monde », en papier, françois et lettre commune,
commançant, ou second fueillet, « Appellée la divise » et finissant, en fin du traittié « Deo gracias », avecques autres balades, chansons et oraisons.
Est-ce l’Image du Monde (cf. suprà n° 75)? Est-ce le livre de la Propriété des choses où il est question, en effet, de la division du monde1*. Cf. infrà n° 101.
82. « Fable d'Ovide » en latin, papier et parchemin, commançant, ou
premier fueillet, « Vita viri veteres » finissant, en icellui, « a corpore tamen homo » (sic) finissant, en tout, « Georgia mente ».
Si ce ms. est bien un Ovide, les mots cités dans notre Inventaire ne sont pas du poète latin (v. index Lemaire, Ovide), cf. infrà 89.
83. « Meditacions devostes sur le fait de l'âme », en françois et latin,
et en parchemin, lettre antique, commançans en lettre rouge, ou premier fueillet, « Da nobis , Domine y » finissant ou derrier u il demourra » et en fin du tout, « la vie des justes ».
84. La « Somme le Roy » en françois et parchemin, commançant, ou
premier fueillet de la table « ci commencent les ditz », finissant
MÉLANGES d’hISTOIBE DU MOYEN AGE
ou penultime « Ceste vertuz met » et, en fin du tout, iic [lx]xix. Signé « Jehan ».
C’est le ms. D. f. 39 2 de la Bibl. Ste-Genev. (Communicat. de M. Delisle). Le comte d’Angoul. a écrit, de sa main, au commencement du f° 4 r° « La Somme le Roy. » Le copiste avait intitulé son livre, f° 3 r° : « Ce sont les X commandemenz de la Loi » et l’avait appelé en finissant f° 472 v°, col. 2 « le Livre des Vices et des Vertus. » On sait que ces différents noms désignent le même ouvrage, si célèbre au moyen âge (cf. P. Paris, Mss. fr ., III, 388). — C’est le comte, croyons-nous, qui a numéroté les chapitres de la table à l’encre noire et ceux du livre en rouge.
85. Boece , « de Consolation », en latin et parchemin, escript de la main de feu monditsgr, avecques ung romant subséquent icellui, commançant ou second fueillet, « vero sceptrum », finissant ou penultime « Dictum est Deum » et finissant « Explicit exposicio Boecii ».
C’est le ms. lat. 6773 de la Bibl. Nat. — Reliure ancienne de bois recouvert de basane ; autrefois avait un fermoir.
Ce ms. a deux parties, en effet : la lrc seule écrite par le comte est la Consolation de Boèce \ elle va du f° 1 r° au f° 84 r°. — La seconde qui va du f° 92 à la fin est un commentaire sur Boèce de « Guillermus de Cortumelia, » religieux de l’Ordre des Frères Prêcheurs.
Entre ces deux traités, on trouve : 1° des distiques (f° 84v°-f° 85 r°) ; 2° Une analyse de Boèce (f° 85 v°-91 v°), écrite par Jean d’Angoulême et, selon toute apparence, composée par lui : voici en effet, f° 89, une phrase qu’il avait d’abord écrite : « In tertia parte, probat quod magis sunt miseri qui non puniuntur. » Il l’a biffée pour la remplacer par cette autre, tracée de sa main : « In tertia parte, ostendit quod facientes mala sunt magis miseri quam pacientes. » Le latin perd à ce changement, la pensée y gagne en vivacité et en relief.
Enfin nous supposons que les dernières pages furent écrites à diverses reprises par le comte, peut-être en même temps qu’il avançait son livre, dont elles sont le sommaire ; il s'est servi, pour cela, d’encres assez diverses, ici très pâle, là très noire. La forme des lettres varie. Il a donc écrit à diverses reprises, peu à la fois, en des lieux différents sans doute. Il se relisait, car il ajoute le mot qu’il a omis, trace l’abréviation oubliée, achève la lettre commencée, (v. f° 89 r°, ligne 4, en marge; ligne 13, L terminé et 0 ajouté à 4° etc.) Quelques pages, aussi abréviées que possible, montrent le comte familier avec le métier de copiste : ex. f° 85 v° : met° p° p lil qu’il faut lire , métro primo primi libri ; f° 89 v° ol — ostendit.
Dans le deuxième traité, les notes des marges latérales et supérieures émanent, nous semble-t-il, du comte. On lit, notamment sur la feuille de garde du commencement, « Impediunt[ur ] ratione : Galigo perturbacionis, Motus persecutionis, Oies affectionis. »
Sur le v° du f° 197, il observe : « Nota, quod duo tempora in Christo distincta fueru[n]t; unum humilitatis et aliud potestatis;
humilitatis usque ad suam passionem; potestatis, post suam resurexionem... »
Il note, sur la feuille de garde, en face, ce jeu que nos écoliers pratiquent encore : « Porro, ymaginetur quedam quantitas, et mutuet tamen; postea, detur ei quedam summa. Postea, det dimidiam totius ; postea reddat quod mutuavit et tune remanet dimidia pars dati. »
86. Les « Méditations S. Augustin », en latin, parchemin et lettre
commune, commançant, ou premier fueillet « Incipit liber », ou penultime « uhi apostoli » et en fin « Deo gracias ».
Le ms. 252 Bibl. Arsenal commence bien : « Incipit liber » et finit aussi « Deo gracias », mais les lettres sont ornées et l’incipit du pénult. feuillet n’est pas « ubi apostoli ». C’est le Soliloque de saint Augustin accompagné des Méditations de saint Bernard.
Cf. Migne (Patrol. lat., t. XL, pp. 901-2). — Cf. suprà n° 54, 87, 160,
87. Divers « Sermons de S . Augustin », en latin et parchemin, com¬
mançant, ou second fueillet, « Necesse fuerit » et finissant, ou derrier, « Mundum contempnere »,
Cf. le n° précédent et Migne, Patrol. lat., Sermon XXXIX, § 2, col. 242 ; Sermon XCVI, chap. 4, col. 586 ; Sermon CCCXI, chap.3, col. 1415 ; cf. Arsenal, ms. 586; Mazarine, 614 à 616.
88. Les « Cronicques de Millan », en papier et lettre ytalique, com¬
mançant, en rouge, ou premier fueillet, « Serenissimo », ou second fueillet « Anthonii » et, ou final, « Commemorato gregem ».
Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 6166. Certains numéros de paginations, par ex. f° 28, 29, 30, sont certainement de la main de Jean d’Angoul. L’encre en varie beaucoup, on pourrait peut-être en conclure que le comte ne numérotait pas ses mss. en une seule fois, mais en les lisant, peu à peu, à mesure qu’il achevait leurs pages.
L’auteur du livre, Antoine Astesan, a envoyé au comte le présent exemplaire. Voici en quels termes :
Illustrissimo et excelso prineipi, domino Johanni, comiti Angolismensi, Antonius Astesanus, civis Astensis, se commendat et dedicat.
Qui virtute tua, princeps excelse, libelli Exemplum nostri posse videre cupis,
Quo Mediolani breviter narratur origo
Et varium regimen damnaque passa sibi,
Accipe quem propria, cornes illustrissime, dextra,
Excripsi, magno motus amore tibi.
Si mihi venturo Deus otia tempore prestet,
Virtutes cupio dicere posse tuas,
Et mandare tuas, eterna in secula, laudes,
A Flacco dignas Virgilioque cani.
Interea felix, princeps humane, valeto,
Meque tuorum inter connumerato gregem.
MÉLANGES d’hTSTOIRE DU MOYEN AGE
Astesan (voy. sur lui Leroux de Lincy et Tisserand, Paris et scs historiens , 1867, 513-86) a dédié l'ouvrage (f° 4 r°, 68 r°), au roi Charles VII, afin de lui demander de soutenir les droits de Charles d'Orléans à la succession milanaise; l'auteur prouve la légitimité de ces droits (cf. f° 62 r°, 65, 66, 67, 68) ; le livre est de 1448 (f° 66 v° et 68 r°).
C'est dans ce ms. que se trouve la date de naissance de Charles d’Orléans, au sujet de laquelle on s'est si souvent mépris : « Peperit... domna Valentina (ilium quera Karolum norainavit, nunc dominum raeura, anno Christi 1394, die 24 Novembris, hora quarta noctis, felicis, ut puto, sidéré. »
89. Ovide « de Arte Amandi et Pullice », en texte et latin et pos-
tille, commançant ou second fueillet du texte « addit externo » (sic) et finissant ou penultime « In pullicen »; et, en la fin du tout « Marte Jugnii ».
Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 7998. Il est « postillé », en effet, de notes et de commentaires, en latin, sauf au f° 31 r° où certaines additions sont en hollandais (vers sur les rêves et sur les phases de la lune).
Notre inventaire donne à tort addit ; il faut lire addidit : Addidit externo marmorc dives opus.
Ovid. Ars amator v. 70, t. II, éd. Lemaire.
90. I „es Hympnes glosées , en partie, caduques et vieilles, commançant
ou premier fueillet [du] texte « Primo dierum » et, en fin, « mentis serveat » (sic).
91. I ^es « Conjugacions d' Amours », en latin et papier, en lettre
commune, commançant, ou premier fueillet, en lettre noire « Sapiens Sanctus » et finissant, en fin, « secula seculorum. Amen ».
Faut-il voir là le Pamphili carmen , de arte amandi; (de amore inter Pamphilum et Galateam) ? Cf. Brunet, Manuel , 1843, t. III, p. 150, col. 2 et p. 621, col. 1. — Nous ne pensons pas qu’il s’agisse du livre d’Amours de Guillaume Machaut. Cf. Hist. litt. Fr ., XVI, 272-275. - Mas-Latrie, Bihl. Éc. Chart.y 1876, XXXVII, 445-70 et 1877, XXXVIII, 188-90.
92. La « Désolacion de Paris et du Royaume », faicte par maistre
Robert Blondeau, en parchemin, mettre et latin, commançant ou texte « Gallum musa », et finissant, en tout, « corruit ense ».
Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 6195. — La reliure est ancienne ; elle avait jadis deux cordons qui lui servaient de fermoirs.
Quelques gloses interlinéaires ; un mot est sûrement de la main du comte : il est entre les vers [165 et 170] : « la tuerie ». Les pages semblent bien numérotées par Jean d'Angoulême.
Sur Blondel, V. Vallet de Viréville : Notice sur R. Blondel ... dans les Mém. de la Soc. des Antiq. de Normandie , 1851, B, IX,
161-226 (Caen, 1851, in-4°) et Nouvelles Recherches sur ... R. Blondel dans Notes et extr. des mss. (185), XVII, II, 406-411.
Ce que notre inventaire appelle « La désolation de P ., etc. » est habituellement appelé : la Complainte des bons François .
Blondel était un « domestique » de la famille de Jean d’Angoul., car, en 1449, il était précepteur de François, comte d’Etampes (1435-1488) qui fut François II, duc de Bretagne et qui était fils de Marguerite d’Orléans, propre sœur de notre comte.
93. François Petrarche avecques la « Division et proufjit d'Oraison »
et le « Donat contemplatif », escript de la main de feu Mgr. commançant, ou second fueillet, « Sicut carnalibus estis » et finissant, en icellui « purificandum » et, en fin de livre « qui vivis et régnas ».
Ce ms. est à la Bibl. de l’Arsenal, n° 410 (Communication de M. Delisle). M. Martin l’a décrit ( Catalog . des mss. de... l'Arsenal, I, 276-7) ; il reproduit une note postérieure à 1515 où il est dit que ce ms. aurait été donné à Jean, comte d’Angoulême. La chose est peu vraisemblable au moins pour la partie du ms. écrite de la main du comte ; or, seule, la prière à la Vierge, qui tient les trois quarts du dernier f°, n’est pas du comte. Les titres courants sont tous de lui.
L’E initial du f° 1 r° contient les armes de Jean : d’azur aux fleurs de lis d’or; au chef, un lambel d’argent et non pas à trois pendants de gueule, comme le dit M. Martin; seul le pendant d’argent, du milieu, a été chargé d'un croissant de gueule.
Sur Pétrarque, cf. V. le Clerc, Hist. litt. France (1862), XXIV, 562-76. — Delisle, Cab. Mss. (1868), I, 138-140. — A. Mézières, Pétrarque... Paris, 2e édit. 1868, in-8.
Cf. infrà n° 97.
94. « \igilles moralisées », sur les leçons, avecques ung autre trait-
tié, en prose, en latin et parchemin, commançant, ou premier fueillet « Parce mihi , Domine », finissant en icellui « percusseris me de » et en fin du tout « est esse in temperancia ». Parce mihi D ., Joël, II, 17.
95. La Imitacion de S. Bernard , avecques plusieurs oraisons et dévo-
cions, en papier et lettre commune, bien caduque, commançant ou premier fueillet « Deus omnipolens » et en la fin totalle « honorabilisque ».
En marge : O. — Sur l’attribution de l’Imitation à saint Bernard, cf. Sènemaud, Bibl. Ch. d'Angoulême , citée, n° 24; cf. Bibl. Nat., fr. 929 f° 4 r°; Delisle, Cab. Mss., I, 149; R. Thomassy, Gerson cit., dern. chap. — Cf. Mazarine, ms. 930.
96. Le Jeu des Eschez, en françois, papier et lettre antique, comman-
cant ou premier fueillet « Au noble home », ou second « translacion », et, en fin du tout « Explicitle jeu des Eschetz ».
C’est le ms. fr. 2146 de la Bibl. Nat. Les incipit et les explicit
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE
concordent avec les indications de notre inventaire ; l'inventaire se trompe seulement en disant qu'il est en « lettre antique ». L’écriture est du xv° siècle. C’est une erreur analogue qui a fait appeler au n° 100 (cf. infrà) « lettre antique » l’écriture propre du comte (cf. pour d’autres erreurs ou lacunes de notre inventaire, suprà n° 33, 36, 53, 100, 434, 139, 158, notes).
L’auteur de cet ouvrage célèbre est Jacques de Cessoles, dominicain de Reims, qui le composa, v. 1290; de la fin du xme au .xvie siècle, le succès du livre fut immense.
Deux traductions, notamment, en furent faites, l’une par Jehan Ferron (V. La Croix du Maine, Bihl. Franc. (1772), I, 493-4; Quetif-Echard, Scriptores Praedicator. [1719], 1, 625). L’autre par Jean de Vignay (v. P. Meyer, Archiv. Missions , 1866, B, III, 262 et suiv. — Rapports (1871), I. — P. Paris, Mss. />., 1836-41, I, 53-8, II, 88-91,323, 331; IV, 31-4).
97. Méditations de François Pètrarche , avecques plusieurs contem-
placions et oraisons, escriptes de la main de feu monditsgr, en papier et en latin, commançant ou premier fueillet « Heu mihi misero », ou second « ad feliciora », et, en la fin du tout « Amen dicant omnia ».
C’est « à n’en pas douter », écrivait avec raison, en 1868, M. Léop. Delisle ( Cab . Mss., I, 149) le ms. lat. 3638, Bibl. Nat. — Dans l’extrait de l’Inventaire de la collect. Leber, que nous avons consulté à Rouen (t. IX, f°89), on lisait seulement : « Méditations de François Pétrarque avec plusieurs Contemplations et Oraisons ». Ecrit de la main de Mgr. en latin. Cette indication pouvait à la rigueur suffire, puisqu'au v° du feuillet qui protège le 1er f°, on lisait ces mots : « Iste liber constat domino Johanni, comiti Engolismensi. Jehan. »
h'incipit et Vexplicit, que notre inventaire donne en plus de l’extrait de la collée. Leber, lève les derniers doutes.
Nous sommes même en mesure de préciser ce que nous dit notre Inventaire : c’est seulement la lre partie du ms. (f° 1 r°- 47 v°), et la 5e (f° 100 r° — à la fin) qui sont de la main du comte.
Au f° 46 v°-40 v° se trouve VOratio ad Cruci/ixum , publiée par M. Charavay en 1877, Rev. Doc. Hist ., et attribuée en toute vraisemblance au comte.
Parmi ces « Contemplacions et Oraisons » relatées dans le présent Inventaire, citons, f° 13 r°-23 r° : Meditatio Beati Augustini , episcopi ; f° 100 r°-102 v°, Oratio ad Sanctum Johannem Bapt ; puis des prières à saint André, à saint Paul, à saint Etienne, à la Vierge (f° 102 v°-131 r°).
98. Une v[i]eille réthorique, en papier, avecques le traictié d’Alain, en
latin et papier, escript de la main de feu monsgr, commençant, ou second fueillet, « Sillere sedicio » et à la fin d’icellui « Impe rantem in regem » et, en fin du tout « de planctu Nature ».
En marge : O. — Cf. suprà n° 34.
t JEAN D’ORLÉANS, D’APRÈS SA BIBLIOTHÈQUE
99. L’ Abrègié d'Aristote au Régime des Princes, en françois et papier, commançant ou premier fueillet « Dieu, le tout puissant » et finissant, ou derrier, « proufitable partie . Amen ».
Ce livre, plus connu sous le nom de Secret des Secrets est attribué à Aristote, sans preuves décisives. Cf. Paris, Mss. fr., I, 221 ; Hiver de Beauvoir, Bibl. Jean de Berry, 63-4; Bibl. Arsenal, 2690, 2872, f° 310, 3190.
100. Jeuffrog ou Neufve poetrie , en papier, latin et lettre antique,
avecques autres traitties, commançant ou premier « Papa , stupor Mundi », ou second « Crinibus », ou tiers « hocgenus » et ou fin u conservatum. Amen ».
C’est le ms. lat. 8174, Bibl. Nat. Il est tout entier de la main de Jean d’Angoul., bien que noire inventaire u’en dise rien et affirme qu’il est en lettre antique (cf. suprà note du n° 69 et 96). — Le dernier feuillet en parchemin a servi de couverture au papier du ms.
Notre inventaire semble dire que le ms. contient seulement la Poétique de Geoffroy. En réalité, à la suite, se trouvent : f° 38 r°f° 40 v°, un traité anonyme « de coloribus verborum et sententiarum »; f° 41 v°-44 v°, trois lettres de Laetitia, Sobrietas, Discretio, personnages allégoriques; f° 45 r°, à la fin, l’Anticlaudien d’Alain de Lille.
Du moins est-ce bien sur la Neufve Poétrie que le comte a concentré son attention. Elle a 2000 vers et son auteur, un poète anglais du xme siècle, s’appelait Gaudefridus de Vino-Salvo, ou Vinesauf. Il appuie les règles de l’éloquence et du style par des exemples qu’il tire des événements proches de lui : pour peindre les grandes douleurs publiques, il donne un récit de la mort du roi Richard, percé par la flèche d’un archer ; le comte a écrit en face (f° 6 r°) : contra casum Fortune.
Non seulement Jean d’Angoul. a copié cette Poétrie , mais il en a fait les rubriques, les titres courants, les gloses, les manchettes ; il a noté les exemples qui le frappaient, des remarques, des corrections ; c’est lui, sans doute, qui, au début de chaque vers, a mis des pieds de mouche et a souligné de rouge certains noms propres.
Nous avons dit ailleurs qu’il étudiait ce volume en Angleterre (cf. notre article sur La Captivité de Jean d'Orléans , comte d'Angoulême , 1412-1445, Extr. de la Rev. histor., t. LX1I, 1896; tirage à part, Paris, 1896, p. 10-11).
101. Un 1 ivre en papier et françois « De la Nature et Propriété des
choses », commançant, ou premier fueillet, « S'ensuit la table », ou second, « le chappitre des potaiges », ou tiers « pris s'ensuit » et, en la fin du penultime « selon les Venyciens » et finissant du tout « Boullart ».
Peut-être s’agit-il ici d’un livre très populaire dès le xive siècle : le De proprietatibus rerum de Barthélemy de Glanville, ou Barthélemy l’Anglais (cf. Brunet, Manuel , 1861, II, 1619-1623 : Fabricius, Bibl. med. aev. (1734), I, 479-80; Graesse, Trésor , 1862, III,
MÉLANGES D’HISTOIRE DU MOYEN AGE
91-2; Wadding, Script Minor. (1650), 49-50, etc.). La traduction qu’en donna un chapelain de Charles V, Jean Corbichon, participa à la vogue de l'ouvrage (cf. Brunet, 1861, II, 1622; Bibl. Protyp. , 606, 1527-8, 1724-5).
Cf. Bibl. Rouen, 989; Arsenal, 2886; Mazarine, 3580; Sainte- Geneviève, 1027. Si c’est le livre de Glanville, Jean d’Angoul. y trouvait ce qu’au xiv° siècle on savait sur la géographie, les montagnes, les plaines, les pays, les régions, les végétaux, les animaux, les métaux. Cependant dans le 4e livre, chap. 5 (f° 56, Mazar., 3580), qui traite de la « conversion de la viande et du buvrage », nous n’avons rien trouvé mentionnant « le chapitre des potaiges ».
Serait-ce le Liber de naturis rerum de Thomas de Cantimpré? Cf. Hist . lût, France , t. XXX et Bibl. de Sainte-Geneviève, ms. 254, f° 53. — Cf. aussi Pierre Bercheure ou Pierre Bersuire (v. P. Bersuire , par Léop. Pannier, Bibl. Ec . Chartes , 1872, XXIII, 325-64 et tirage à part Paul Meyer ; Arch. Missions , 1866, B, III, 278, etc.).
102. « Dieta Salutis », en parchemin, latin et lettre angleshe, comman-
çant ou premier fueillet « Hec est via », ou second « qui tantum audit » et en fin du tout « complevit. Amen ».
Cet ouvrage est parfois attribué à saint Bonaventure (cf. Hist . Litt. France , t. XIX, 281-2), parfois à Guillaume de Lancea ou Lavicea (cf. Arsenal, 531 ; Mazar., 888).
Par ces mots Dieta Salutis , l’auteur veut exprimer le chemin à suivre pour arriver au salut.
103. Curiale seu dyalogus Pinarii (?) et Charinii (?), en latin, prose
et papier, commançant, ou premier fueillet, en or « mundi amatores », ou second « Superare non potes » et, en fin « Dyalogus explicit », en rouge.
Cf. Maffei Vegei, Dyalogus inter Charonem et Palinurum , de contemptu rerum mundanarum et dignitatum (v. Arsenal, 3893).
104. Egide , Du Régime des Princes , en latin et parchemin, comman¬
çant ou second fueillet « Rene reget », ou tiers, Boecius de Consolacione , en fin du penultime « potuit pervenire » et, en fin du tout, « per totum ».
Cf. suprà , n°79. C’est là un des ouvrages qui eut le plus de lecteurs au moyen âge ; il est de Gilles de Rome, Ægidius Romanus ou Egidio Colonna et s’appelle habituellement : De regimine principum. — Dès 1473, il fut imprimé (à Augsbourg). Cf. Courdaveaux : Egidii Romani , de regimine principum , doctrina , Paris, 1857; Delisle, Cab . Mss ., II. 247 (1874); Brunet, Manuel , 1860, I, 57-9 ; B. Haureau, N . Biog. gén .
105. « Sévère a maistre Didier ; De la vie en miracle de S. Martin, en
latin, lettre brisée et parchemin, commançant ou premier
fueillet « Severus Desiderio », ou tiers , « dominus dictorum » et en la fin « super habundans abscondet ».
« Sulpicii Severi, de vita Beati Martini, liber unus ; auctoris ad Desiderium epistola, de libro vitae B. Martini. » (Cf. Migne, Patrol. /a/., t. XX, f° 159. Cf. Hist. litt. France , II, 95-116; IV, 38; Brunet, Manuel , 1864, V, 321-3).
Nous avons trouvé dans un compte de mai 1458, payé le 21 juillet 1458, sur ordre de Jean d’Angoulême, ce qui suit : « à maistre André de Beuf, à qui Mgr [Jean d’Angoulême] a prié de lui faire escripre à ung escrivain de Tours un livre de la vie de saint Martin et autres choses, baillé, pour faire commancer le dernier livre audit maistre André, la somme de cinq escus. » Bibl. Nat., fr. 26085, n° 7194.
106. « Compendium morale philosophie », en latin et parchemin,
commançant ou premier fueillet « Quomodo aliquod regnum » ou second « de proprietalibus magnifici » et, ou final, « piste sulfure » et fin « predicta sufficiant ».
Cf. Liber moralium dogmatis philosophorura, attribué à Gautier de Lille (v. Bullet. de la Soc. des Anciens textes français , 1879, p. 73); Alart de Cambrai, Moralités des philosophes (v. Leroux de Lincy, Proverbes français , 2° édit., t. II, p. 563; Hist. Litt., XXIII, 243-5) ; cf. Arsenal, 3142, f° 141, 394; 1199, f° 108, Breviloquium de virtutibus antiquor. philosophor.
107. « Meditacion d’Anselme et de S. Bernard », en latin et parchemin,
commençant, ou premier fueillet, « Quacumque impugnacione » et ou second « vixi », ou tiers « vivere » et, en fin du tout « Beati Bernardi ». Signé « Karolus ».
Ce ms. est à la Bibl. Nat., lat. 3352, cf. suprà n° 95, infra n° 108. La signature dont nous parle notre inventaire est de Charles d'Orléans, à qui le ms. a appartenu (cf. Daunou, Hist. litt. France , XIII, p. 178 et suiv.; Migne, Patrol. lat., t. 184, col. 1 et 2, n° 691).
108. « Meditacions de S. Bernard sur l'Ave Maria », en latin, en
papier, commançant, ou premier fueillet, « Ave Maria », ou tiers « Hic descendit »et, en fin du tout « Augmentacio. Amen ». Cf. le n° 107 suprà et ouvrages cités. Cf. Mazar., 975.
109. Une « Passion de N. Seigneur », en papier et françois, commen¬
çant, ou second fueillet, « Nous sommes » et finissant « paour de mourir ».
Beaucoup de mss. attribuent une Passion de J.-C. à Gerson, cf. Delisle, Cabin. Mss., I, 50, et Bibl. Mazar., ms. 949.
110. Tulle , « de Senectute », en parchemin, prose et latin, avecques
rAjrwier, en mettre et latin, commançant, ou premier fueillet « Marcus Tullius » en rouge, en noir « 6 Tite »> ; ou second