‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur Luchaire (volume 2)Chapitre 7 sur 51 · HF. XVI, p · texte numérisé non relu

HF. XVI, p

3. Robertson, Materials for the history of Thomas Becket , IV, 40.

4. Sainte-Colombe de la Flèche (Housseau, XIII, 2, nobiliaire n° 14) « Joffredus et Hugo filii Girardi de Cleeriis ». Cf. un acte de 1142 (latin 17126, f° 66) « Dé militibus : Gaufredo de Cleeriis, Hugone et Fulcone, fratribus ejus », etc.

5. Arch. départ, de la Sarthe. H. 291 (Sainte-Colombe). La charte n’est datée que par la mention de l’incendie du château de la Flèche, le lundi de la semaine de Pâques, 17 des calendes de mai, ce qui ne convient qu’aux années 1090, 1101 et 1112, ou Pâques tombait le 21 avril. Parmi les témoins apparaissent « JofTredusde Cleers, Hugo, frater ejus ».

6. Voir la note précédente. Girard de Clers est mentionné 1° dans certains actes du prieuré de Saint-Thomas de la Flèche : Arch. dép.de la Sarthe, H. 279 (acte de 1087) — H. 279 (acte de 1095) — Ibid, (acte de 1110); 2° dans les titres de Sainte-Colombe de la Flèche (latin 17126, f° 287); 3° dans ceux de l’abbaye de Mélinais (Arch. de la Sarthe, H. 442).

7. Dans un acte de Foulque V pour Marmoutier, daté de 1120 (Housseau, IV, n°1398 : Gaufrido de Cleia); et dans un cyrographe non daté (entre 1119 et 1125) du prieuré de Saint-Thomas (Arehiv. dép. de la Sarthe, H. 279 « Gaufridus de Clahers ».

MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN AGE

Mais cette charte — nous le montrerons ailleurs 1 — présente de telles difficultés qu’on ne peut guère en tenir compte. Elle est datée du Mans, et du reste ne prouve, en aucun cas, que Hugue de Clers fît dès lors partie du conseil des comtes d’Anjou. On verra plus bas quelle conclusion toute naturelle il faut tirer de ce fait que Hugue de Clers n’est pas mentionné parmi les conseillers de Foulque V, ni même d’aucune façon dans les chartes du temps.

III. — Époque de Geoffroi le Bel , comte d'Anjou (1129-1151). Au début de cette période, Hugue de Clers n’apparaît pas davantage parmi les témoins ou les signataires des chartes du comte d’Anjou. Le premier acte qui le mentionne est une notice de 1133, une donation à Saint Aubin d’Angers, où il est nommé simplement, parmi les notables de la Flèche, à côté de son frère aîné, sénéchal de la Flèche2. A partir de 1142 les mentions du sénéchal Geoffroi se multiplient dans les chartes comtales. Mais les textes historiques ne signalent Hugue de Clers parmi les conseillers de Geoffroi le Bel que dans les dernières années de son règne (de 1145 à 1151). C’est alors que le biographe de ce comte, Jean de Marmoutier, dit de lui, à propos des événements de H45 3, « Amiciores et consulares suos convocat. Quorum maximi et principales erant Hugo de Cleriis et duo fratres ejus Gaufridus et Fulco, Paganus de Clara valle, Goslenus de Bloio, Harduinus de Sancto-Medardo et multi alii »4. Un acte du 8 avril 11 46 5 montre Hugue de Clers faisant partie de la cour du comte, comme sénéchal de la Flèche et de Baugé « dapifer Fissæ et Balgiaci ». En 1150 il est mentionné aussi comme sénéchal et conseiller

2. Mousseau, IV, n° 1568 «'Gaufridus senescallus et Hugo de Cleeriis ». \1. Beautemps-Beaupré a donc tort de dire (Coutumeset Institutions de l'Anjou , 2° partie, I, 439) que l’acte le plus ancien qui nous fait connaître Geoffroi de Clers comme sénéchal de la Flèche est un acte de 1142. Nous reviendrons plus bas sur ce document. Une pièce extraite par Baluze (t. 77, f° 101) du cartulaire de Saint-Julien de Tours et datée de 1128 tendrait même à établir que Geoffroi de Clers était déjà sénéchal dès cette année, car il y est question d’un jugement qui aurait été rendu à la Flèche par le sénéchal du lieu « coram Gaufredo de Deers , qui dapifer consulis erat ». Tout semble prouver qu’ici Baluze aura mal lu et écrit Deers pour Cleeis.

3. Voir l’Index du t. XII des Histor. de Fr. au mot Gaufridus Bellus .

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