‹ Mélanges d'histoire du Moyen Âge publiés sous la direction de M. le Professeur LuchaireChapitre 15 sur 117 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

59. Gesta consulum Andegavorum dans les Chroniques des comtes d'Anjou, p. 124.

60. Gesta ambaziensium dominorum, ibid., p. 167. — Cf. Carré de Busserolt.e, Recherches historiques sur l'ancienne châtellenie de Montrèsor, dans les Mémoires de la Société archéologique de Touraine, tome VI, p. 74 (1855); et. du même auteur, Dictionnaire d'Indre-et-Loir et de l'ancienne province de Touraine, tome IV, formant le tome XXX des mêmes Mémoires, (1882).

61. Cartulaire de la Trinité de Vendôme , édition de l’abbé M étais, I, chartes n°* 35, 36, 37, 40.

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MÉLANGES d’hISTOIRE DU MOYEN-AGE

terre du Louroux 62 . Nous connaissons son successeur, Hugue, par un très grand nombre de chartes 63 , et nous pouvons suivre la série de ses descendants 6 ' 1 . La seigneurie et, par suite, le château de Sainte-Maure datent donc, à ce qu’il semble, de Foulque Nerra. En outre, ce qui complète la preuve cherchée, le premier seigneur qui y ait résidé a été vassal du comte d’Anjou, comme le prouveraient par exemple les premières des chartes citées, où nous voyons Gauscelin se rendre à l’appel de Geoffroy Martel pour assister à la dédicace de la Trinité de Vendôme.

En Poitou , Foulque aurait construit les châteaux de Mirebeau, Montcontour ( Morts Consularis ), Faye-la-Vineuse ( Faia ), Montreuil-Bellay ( Mustcrolurn ou Monasteriolum ou Monsteriolumj) Passavant, Maulévrier ( Malum Lcporariunx).

Pour Mirebeau , la conlirmation pleine et entière est dans une charte où il est question du château de Mirebeau, que Foulque Nerra vient de construire 65 .

Pour Montcontour, une preuve décisive ne peut être donnée, rien ne permettant jusqu’à présent de dire avec certitude à quelle époque le premier seigneur du lieu, Robert I er , est entré en possession de la seigneurie : car, des deux chartes les plus anciennes où nous l’ayons rencontré, l’une est de 1050 66 et l'autre 67 nous reporte après 1055, puisque la charte est donnée au temps d'un Aimery, vicomte de Thouars, qui ne peut-être qu’Aimery IV (vicomte de 1055 à 1093) 68 . Rien ne nous empêche de penser

62. Cartulaire de Marmoutier , fol. 118 v°, dans dom Housseau, xii 2 , n° 6737 (« du temps de l’abbé Albert », c'est-à-dire entre 103V et 1064).

63. Cartulaire de Vabbatje de Noyers , édition C. Chevalier (au tome XXII des Mémoires de la Société archéologique de Touraine), chartes n° 24 (ann. 1062), n°60 (ann. 1069: Hugo filius Gauscelini de Sancta Maura), n° 81 (ann 1080), n° 86 (ann. 1081), n os 88 bis, 92, etc. — Cartulaire de Cormery , édition J.J. Bourassé (au tome XII des mêmes Mémoires), charte n° 41 (ann. 1070) et passim . — Cartulaire de Sainl-Maur-sur-Loire, édition Marcuegày (au tome I de ses Archives d'Anjou ), charte de 1066, pp. 358-360; et une autre charte de 1066, pp. 403-404 dans 1 'Appendix cartulario Sancti Mauri. — Cartulaire de Saint-Aubin d'Angers, édition Bertrand de Broussillon, I, charte n° 8 (ann. 1087), etc.

64. Voir A. de la Ponce, Recherches sur la maison de Sainte-Maure, dans les Mémoires de la Société archéologique de Touraine, tome VI, p. 73 (1854), et Carré de Busserolle, Dictionnaire d'Indre-et-Loire, IV. loc. citât.

65. Cartulaire de Cormery, édition Bourassé (au tome XII des Mémoires de la Société archéologique de Touraine), charte n° 31.

66. Cartulaire de la Trinité de Vendôme, édition M étais, I, charte n° 95.

67. Cartulaire de Saint-Florent de Saumur, dans dom Housseau, I, n° 426.

68. Voir Imbert, Histoire de Thouars. — Aimery III est mort en 997.

que ce Robert I er , dont nous pouvons suivre facilement la descendance 69 , ait été déjà seigneur de Montcontour antérieurement à 1040; rien non plus ne prouve qu'il Tait été. Le château a donc pu être construit sous Foulque N erra, sans que rien ne nous permette toutefois de Taflirmer 70 .

Il ne nous paraît pas davantage possible de nous prononcer pour le château de Faye-la-Vineuse . On trouve, avant que Foulque Nerra ait dirigé le comté d’Anjou, un seigneur de cette ville, Landry, mentionné déjà en 980 71 ,et ses descendants se succèdent normalement 7 -, ce qui pourrait peut-être sembler au premier abord contredire notre auteur. Mais, outre que l’intervention de Foulque a pu précéder son gouvernement effectif, il a peut-être eu à donner, par exemple, aux seigneurs de Faye l'autorisation de rebâtir leur forteresse. Encore ici, par conséquent, nous ne pouvons que montrer la possibilité logique de l’œuvre qui lui est attribuée.

A Montreuil-Bellay , le premier seigneur fut, semble-t-il, Berlay I er (sous Fpulque Nerra), mort en 1041, ainsi que nous l’apprend Y Histoire du monastère de Saint-Florent de Saumur 7S . Nous le trouvons mentionné dans une charte très peu

69. Voir Ed. de Fouciiier, Montcontour et ses seigneurs dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest , année 1881. — M. de Fouchier écrit que Robert 1 er était seigneur de Montcontour avant 1040, mais seulement sur la foi du fragment de chronique que nous examinons.

70. Nous ne parlons même pas de la conjecture de dom Estiennot rapportée par M. de Fouciiier. Trouvant dans le cartulaire de Nouaillé l'indication d’une redevance payée par le seigneur de Montcontour à l’abbé de Nouaillé, dom Estiennot pensait que cette redevance venait d’une cession de la terre faite par l’abbaye de Nouaillé aux seigneurs du lieu, et de l’autorisation qu’elle leur aurait octroyée d’y bâtir un château. Puis, partant de là, et trouvant dans une charte de 1081 la mention du fils d’un certain Samuel Cantor à propos d’une restitution faite à cette abbaye, il pensait que Samuel Cantor était le fondateur de Moncontour : « Qui quidem Cantor oppido quod construxerat in monte nomen suum dédit :Mons Canloris y vulgo Moncontour ». Cette conjecture est sans valeur.

71. Si toutefois la date de 980 est exacte. Cette charte est relevée dans Bourassé. Notice historique et archéologique sur Fat/e-la-Vineuse, au tome III des Mémoires de la Société archéologique de Touraine , p. 161 (1847). Cf. Carré de Busserolle, Dictionnaire d'Indre-et-Loire , III, loc. citât. — Ce même Landry de Faye est mentionné dans une charte non datée du Cartulaire noir de Saint-Florent de Saumur, fol. 39 v°, dans dom Housseau, XIII 2 , n° 852.

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