L. a. s., une page in
4. — Œuvres choisies d'Eusèbe de Salles. — Poésies. — Théâtre. — Sonnets. — Poésies diverses. — Rimes patoises. Paris. Pagnère {sic), libraire-éditeur, rue de Seine, 18, et chez les principaux libraires du midi 1865 (lire 1864), in-16, pp. 384.
Sur le taux-titre : Œuvres choisie* d' Eusèbe de Salles.
pellier et provençal. Au verso de la quatrième page de la couverture extérieure et au verso du faux-titre, on a imprimé la liste suivante des
Œuvres choisies d'Eusèbe de Salles
Poésies Théâtre, sonnets et poésies diverses, rimes patoises . . 1 vol.
Romans
Arcadie, ou les Déceptions dans les deux mondes. ... 1 vol.
L'Anévrisme ou le Devoir 2
Warren et Noucomar 1
Le Déserteur à l'ennemi 1
Un Hiver à Thèbes 1
Les Deux Traversées 1
Aly le Renard, ou la Conquête d'Alger 2
Sakontala, ou Une chaîne illégale 1
Théologie, Voyages, Morale, Histoire
Le Démon légion, ou Théorie des Orgueils modernes 2 vol. Lettres à un pasteur cévenol sur le mouvement religieux du monde 1
Fragments sur la philosophie de l'histoire, sur Mahomet et l'Islam, etc 1
Histoire d'Arabie 2
Histoire générale des races humaines 2
Pérégrinations en Orient 1
Chaque ouvrage se vendra séparément.
Montpellier, Imprimerie Gras.
Le second volume des Œuvres choisies parut trois ans plus tard, 1868, également chez Pagnerre ; il renfermait le roman VAnévrisme ou le Devoir et la nouvelle Les bas à jour. Au recto du dernier feuillet non chiffré on lit la note suivante :
Note sur la propriété irisante des barbes de plume.
Notre ami et compatriote, le comte Eusèbe de Salles, passe les étés à la terre de la famille Antipas-Lauragais, située dans un joli vallon entouré de la rigole. On y élève des paons dont la mue s'opère au mois d'Août. Toute la société ramassait des plumes, qu'on empaquetait à la soirée. Le plan des plumes larges, celles des ailes surtout, coupait souvent le chemin dr l'œil à la lampe ou à la bougie. C'est à ce moment qu'on observa la propriété irisante des barbes. Le phénomène est visible dans toute plume non éraillée. On peut tenir la plume verticale ou horizontale. Les résultats sont divers : on voit des masses do languettes irisées et imbriquées comme un toit : l'autre apparence consiste en des mâts vénitiens enrubanés d'iris en diagonales.
M. Eusèbe de Salles s'est garanti la propriété, nous voulons dire priorité, de la découverte, par des communications officielles à M. Babinet,1 de l'Institut, et à plusieurs Facultés des Sciences. A Montpellier, MM. les professeurs Roche et Lallemand ont appelé l'attention de M. de Salles sur un instrument d'optique, charmant joujou inventé depuis peu par Frauendorf, opticien de Munich. C'est une courte lunette, portant au centre un carré de raies. Ce carré est tourné vers la lumière d'une bougie ou du soleil, entrant par un trou ou fente d'une fenêtre fermée, de façon à obscurcir l'appartement. Le trou rond produit à la lunette des iris imbriquées, la fente verticale des mâts vénitiens irisés obliquement. Nous voilà déjà en chemin d'analyser le phénomène des plumes où l'on a trouvé les deux espèces d'iris.
La lunette Frauendorf est une nouveauté dispendieuse, que les plumes larges peuvent déjà très économiquement remplacer, comme joujou capable d'amuser les journées solaires et les soirées encore plus.
Nous profitons de l'occasion pour annoncer l'épuisement du Recueil de poésies de M. Eusèbe de Salles. Il en reste cependant encore quelques exemplaires à la librairie Pomiès, à Car sonne, et chez M. Gras, à Montpellier (Extrait du Courrier de VAudé).
1. Jacques Rabinkt, né à Lusignan (Var), le 5 mars 17!1 1 ; élu à 1 Académie des Sciences le 17 février 1840; f à Paris, le 21 octobre 1N72.
Malgré le beau programme des Œuvres choisies d'Eusèbe de Salle, il parut que ces deux volumes avaient l'aspect provincial et ils n'eurent qu'un médiocre succès ne permettant pas de continuer la collection.
Ce roman est signalé sous le titre singulier de L'Anévrisme ou le Devoir comme sous presse, en 1 vol. in-8, sur le faux-titre de Sakontala en 1833, mais il ne parut, comme nous venons de le voir1, qu'en 1868 à Paris chez Pagmerre et Dentu, formant le Tome II des Œuvres choisies d'Eusèbe de Salles imprimé à Montpellier chez Gras, avec Les Bas à jour, nouvelle Alg-érienne. Une nouvelle édition de ce volume parut l'année suivante2 chez Pagnerre seul et imprimée à Saint-Denis à la Typographie de A. Moulin.
« Ce Roman, dit Charles Asselineau 3, rentre dans la série que j'appellerai les « Romans de la révolution de Juillet », et à laquelle appartiennent déjà Résignée, de Drouixeau, et Un Bal sous Louis-Phi~ lippe par Regnier-Destourbet. La foug-ue méridionale <ie l'auteur qui ne se montre que par endroits et épisodiquement dans Sakontala, son amour du tumulte <et du foisonnement, le gDÛt d'intrig-ues croisées et de la multitude, déjà manifeste dans Ali le Renard,
1. — Œuvres choisies d'Eusèbe de Salle, Tome II — L'Anevrysme ou le Devoir. — Les Bas a jour, Nouvelle algérienne. — Paris, Pagnerre, éditeur, 18, rue de Seine | Dentu, éditeur, Galerie d'Orléans et chez les principaux libraires du Midi — MDCCGLXVIII, in-16, pp. 350 + une note d'une page sur la propriété irisante des Barbes de Plume (Extrait du Courrier de l'Aude).
2. — Œuvres choisies d'Eusèbe de Salles, Tome II — Les Carbonari ou l'Anevrysme Étude de Mœurs de 1830. — Les Bas a jour Nouvelle algérienne — Paris, Librairie Pagnerre, rue de Seine, 18, MDCCCLXIX in-12, pp. 390 + 1 p. n. ch. Note sur la Barbe de Plume.