‹ Mélanges d'histoire et de géographie orientales (volume 2)Chapitre 9 sur 65 · Deleuze, /. c, p · texte numérisé non relu

Deleuze, /. c, p

En 1908, le regretté Dr E.-T. Hamy présentait au neuvième Congrès international de Géographie, tenu à Genève, un récit du voyage d'André Michaux en Syrie et en Perse (1782-1785) d'après son journal et sa correspondance4. Il rappelait que c'est pendant son second séjour à Bagdad, à la fin de 1784, que Michaux découvrit au bord du Tigre, à une journée au-dessous de cette ville, dans les ruines de Ctésiphon, un Kudurru (cône aplati), pierre-limite, « le premier d'une série d'une quarantaine que l'on possède aujourd'hui et dont la plus belle suite est celle de Suse, publiée dans les « Mémoires de la Mission française de Perse ». Il mesure 48 centimètres de haut sur 32 de large et 62 de circonférence. Les figures symboliques sculptées au sommet du monument représentent Marduk, le dieu éponyme du roi régnant, Adad, Nusku, Ishara, Ea, Gula, le dieu solaire, Istar (Vénus) et d'autres non encore identifiés. Au-dessous de ces images divines s'alignent les 51 lignes d'une inscription sur deux colonnes relative à un bien-fonds délimité et mesuré que, sous le règne du roi Marduk Nidon Aké, vers 1100 avant J.-C., un certain Sir Nasir, fils de Habban, donne à sa fille Dûr-Sarginaili2. »

A.-L. Millin, dans ses Monuments antiques, I, 18023, a le premier donné une description du caillou Michaux.

La lettre inédite de Michaux que nous publions aujourd'hui, et qui fait partie de notre collection

1. Voyage d'André Michaux en Syrie et en Perse (1782-1785), d'après son journal et sa correspondance, par le Dr E.-T. Hamy (Compte rendu des Travaux du IXe Congrès intern. de Géogr., Genève, 1908, pp. 351-388).

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