XXX IV
Hué, Cochinchine, Je 17 octobre J821
J.-B. Chaigneau, Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d honneur, Consul de France et Mandarin en Cochinchine,
A Son Excellence le Ministre des Affaires étrangères,
à Paris [.
Monseigneur,
J'ai eu l'honneur, à mon passage en France, d'informer Votre Excellence que M. Vannier, mandarin comme moi près le roi de Cochinchine, et fixé dans ce pays depuis de longues années, avait toujours fait ses efforts, en servant ce souverain, pour assurer à la France l'ancienne amitié et la bienveillance dont je dois aujourd'hui réclamer ici les effets.
Dévoué longtemps à l'intérêt général plus qu'au sien particulier, M. Vannier a ressenti longtemps le vif désir de revoir sa patrie, et c'est encore aujourd'hui l'espoir du bien public qui vient arrêter un élan si naturel à tous les Français. H avait tout préparé déjà pour profiter de l'occasion du premier bâtiment français venant dans ce pays, attendant