I. Rép. le Té juin 1822. - L. s
d'ailleurs avec quelque certitude le navire le Larose. Mais à la première nouvelle de l'arrivée de ce navire, et du sujet qui m'a ramené en Cochinchine, M. Vannier, renonçant à des projets bien chers, et n'hésitant pas à prolonger son exil, a résolu de contribuer en tout ce qui dépendra de lui, à l'établissement et au maintien des nouvelles relations qui font l'objet des vœux de la France. Déjà il a bien voulu se joindre à moi dans plusieurs audiences que nous avons obtenues du roi de ce pays, et prendre à cœur les affaires que j'ai entamées, et dont il ne désire pas moins vivement que moi l'heureuse réussite.
J'ai cru devoir informer Votre Excellence de ces bons sentiments de M. Vannier, sur lesquels on peut compter à l'avenir aussi bien que précédemment. Il me charge du reste de supplier Votre Excellence d'accueillir favorablement l'hommage de son parfait dévouement.
Daignez agréer aussi, Monseigneur, etc.
Le Consul de France en Cochinchine, J.-B. Chaigneau.
Hué, Cochinchine, 18 octobre 1821.
A Monsieur N . Flury, Chef de la division commerciale, au département des Affaires étrangères, à Paris1.
Monsieur,
L'intérêt bien vif que vous m'avez constamment témoigné, pendant mon séjour à Paris, et l'empressement que vous avez bien voulu apporter à me ser-
vir auprès de Son Excellence le Ministre, m'engagent
à vous prier de daigner prendre lecture de ma correspondance ci-jointe avec Son Excellence, et la lui faire accueillir vous-même. Je ne doute pas que votre bienveillance ne me soit encore d'un grand secours à l'avenir; eten vous demandant la continuation, c'esl assez dire que je m'efforcerai de m'en rendre digne.
Les circonstances qui ont accompagné mon arrivée en Gochincliine ayant été fatales au sujet de la mission qui m'est confiée par le Roi, j'en fais à Son Excellence un rapport pour lequel je réclamerai son indulgence et la vôtre, en faveur des soins que j'ai pris d'y relater exactement tout ce que l'on peut craindre et ce que l'on doit espérer du nouveau Souverain qui gouverne depuis deux ans ce pays.
Vous permettiez que je me rapporte entièrement aux renseignements que je participe à Son Excellence, pour vous tenir instruit vous-même des changements survenus dans l'empire de la Cochinchine.
Daignez en agréer la nouvelle assurance, ainsi que celle des sentiments de considération distinguée et de parfait dévouement avec lesquels, etc.
J.-B. Chaigneau.
No 3.
Hué, Cochinchine, le 19 octobre 1821.
A Son Excellence le Ministre des Affaires étrangères,
a Paris*.
Monseigneur,
J'ai l'honneur d'adresser à Votre Excellence, par le retour du navire le Larose, un expos»' succincl de