Minute
de l'Institut et secrétaire de la Société asiatique. Je verrais avec plaisir que vous pussiez être utile à l'objet des recherches de ce savant.
Agréez, etc.
Hué, Cochinchine, le 15 octobre 1822.
A Monsieur le Sous-Secrétaire d'Etat au département des affaires étrangères à Paris1.
Monsieur,
J'ai eu l'honneur de vous écrire l'année dernière à cette époque par le navire français le Larose, et je l'aurais fait depuis lors si je n'avais totalement manqué d'occasions. Je me bornerai, dans cette lettre, à vous faire savoir qu'une ambassade expédiée, par M. le gouverneur général du Bengale, vient d'être dirigée sur ce point, et que M. l'ambassadeur, après avoir sollicité du roi des liaisons de commerce pour les nationaux qu'il représente, va reprendre la mer sous peu de jours pour effectuer son retour au Bengale et rendre compte de sa mission en Cochinchine et à Siam, où il a passé précédemment quatre mois.
Cette occasion m'a paru convenable pour vous adresser une lettre où la prudence ne confie au papier aucun détail qui puisse compromettre les intérêts français ou favoriser ceux de nos rivaux dans ce pays.
Veuillez, monsieur, donner à Son Excellence la communication de la présente, et l'informer que je