Copie
payeur principal des dépenses des ministères nue somme nette de 212 fr. 80.
Quatre marins du Neptune étant décédés ici dans le courant de l'année, j'ai reçu pour compte de leurs successions, une somme en espèce de 1,087 fr. 50 c, dont je fais aussi remise en France, à Tordre de M. le Trésorier général des Invalides, et qui avec celle précitée de 212 fr. 80 c, constitue la traite ci-jointe de 1,300 fr. 30 c, dont je me charge en recette.
Outre ces 1,087 fr. 50 c. reçus en espèces pour compte de successions maritimes, 377 fr. 50 c. devront être versés entre les mains du commissaire général de la marine à Bordeaux à l'arrivée du navire le Larose, en France. Ils forment le montant des effets laissés par les susdits défunts vendus à l'enchère à bord du Larose, dont le capitaine a pris l'engagement spécial d'acquitter cette dette contractée par plusieurs marins de son équipage. Cet engagement est adressé directement à M. le Commissaire général de la marine à Bordeaux.
L'impossibilité d'effectuer cette venteargent comptant, et la crainte de voir se détériorer totalement des objets qui déjà menaçaient d'une ruine prochaine, m'ont seules fait accéder à ce mode de payement. D'ailleurs, dans un pays où nos navires ne se mon trent que très rarement, et, songeant que les familles à qui ces produits appartiennent seront sans doute pressées d'en jouir, j'ai cru qu'il était impossible d'agir mieux dans leurs intérêts.
Pour couvrir le total de mes avances mentionnées dans les états ci-joints, je me rembourse ce jour, outre la traite susdite de 1,300 ir. 30 c, par une autre de 2,200 fr. 4G c. à l'ordre de mon frère, M. Chaigneau aîné, de Lorient, qui l'adressera à Votre
Excellence en la priant de vouloir bien la revêtir de son acceptation, et d'en faire ordonnancer le payement à l'époque de son échéance.
Daignez agréer, Monseigneur, etc.
No 6.
Paris, le 11 décembre 1823.
M. Chaigneau, Agent et Consul de France en Cochinchine1.
Depuis la lettre que mon prédécesseur vous a écrite, le 7 septembre de l'année dernière, j'ai reçu, monsieur, celle que vous avez adressée à mon ministère en date du 15 octobre de la même année. La suite de vos observations, dont vous m'avez annoncé l'envoi, mais que vous n'avez pas cru devoir expédier par la même occasion que cette lettre, ne m'est point encore parvenue. Il me semble que vous auriez pu sans aucun inconvénient me transmettre des renseignements généraux sur le pays que vous habitez et le simple récit des événements dont il pouvait être le théâtre, en réservant seulement pour une autre occasion les réflexions dont ces objets vous paraissaient susceptibles ainsi que le compte que vous devez me rendre du résultat de vos négociations. Je vous rappellerai à ce sujet l'invitation qui vous a été faite de consigner dans un journal tous les faits et documents de nature à intéresser le gouvernement qui parviennent à votre connaissance, et de m'en transmettre copie par toutes les voies qui se présentent à vous. Vous n'aurez sans doute point omis de comprendre dans les rapports que j'attends