LXVI1 M
A Son Excellence le Ministre de la Marine et des Colonies, secrétaire d'Etat et membre de la Chambre des députés.
Monseigneur,
Votre lettre du 29 mai dernier m'informe de la nouvelle mission <ju a reçue dans votre département M. Louis-Eugène Ghaigneau et du traitement qui y a été affecté, lequel est le même que celui qu'il recevait au Ministère des affaires étrangères, en sa qualité d'agent consulaire à Hué, en Cochinchine. Ciinclus j'ai l'honneur de vous remettre un certificat en règle de ce dernier département, d'où il résulte que le traitement de M. L.-E. Ghaigneau y était de 7,500 francs.
Etant revêtu des pouvoirs nécessaires pour toucher les dividendes de son traitement et prêt à en justifier, j'ai l'honneur de vous prier, Monseigneur, de me faire expédier les ordonnances de traitement à partir de l'époque où mon client a été attaché à votre Ministère.
J'ai l'honneur d'être, etc.
Paris, G juin 1828.
Gh. Momaudon.
Passage Saulnier.
LXVIII m.
Paris, le 13 novembre 1829.
A Son Excellence Monsieur le baron a" Haussez, Ministre de la Marine et des Colonies, à Paris l.
MoNSEIGxNEUR,
Depuis le retour du navire le Larose de la Cochinchine, j'ai acquis la certitude que les motifs qui se sont opposés, en 1826, à mon admission dans ce pays en qualité d'agent du roi, ont cessé d'exister. Je me suis empressé aussitôt d'exposer à Son Excellence le Ministre des affaires étrangères combien il devient urgent de renouer des relations dont l'avantage est généralement reconnu et que la fraude de quelques agents subalternes en Gochinchine avait seule interrompues. Cette fraude a été sévèrement punie par l'empereur; et, d'après les entretiens fréquents que j'ai eus récemment avec M. Borel, agent de MM. Balguerie, je ne puis douter de l'accueil favorable qui m'est réservé près du Mandarin des Etrangers dont je suis personnellement connu.
Les avantages qui devront résulter de la mission que je sollicite ne sont point contestés; le Ministère des affaires étrangères ne m'objecte que des raisons d'économie qui s'opposent, en ce moment, à la création d'un nouveau poste avec un traitement fixe. D'un autre côté la crainte de voir l'interruption de nos liaisons commerciales avec la Cocliinchine se prolonger indéfiniment, celle d'oublier la langue que