‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 107 sur 115 · Expéd. en Mésopot. I · texte numérisé non relu

Expéd. en Mésopot. I

2. Dans l'inscriplion de BaTian, Sennachérib menlionae une Resheni parmi les dix-buit localités qui étaient dans les environs immédiats de Ninua, mais on ne. peut déterminer leur position respective. S. Ephrem, dans son commentaire {in Gen. x) donne précisément à ce nom une forme semblable à celle de l'inscription Bish-aino, qui signifie « tête de la source ».

nérale, remplacement de Resen est suffisamment déterminé par la Genèse : « Elle est entre Ninive et Galah, » et sa position intermédiaire entre deux points relativement si rapprochés, suggère aussitôt ridée qu'à l'ensemble formé par Ninive, Resen, Calah, on doit appliquer les derniers mots : « C'est la grande cité. »

Et Rehobot-'Ir qui vient après Ninive? Les inscriptions n'ont fourni sur elle aucune donnée ; dans la Genèse même, il n'y a pas, comme pour Resen, d'indication topographique; mais son nom montre assez qu'elle n'est qu'une dépendance de la ville nommée avant elle ^ ; il signifie « les lieux ouverts de la ville, » c'est-à-dire en dehors de l'enceinte ^; nous dirions « les faubourgs, » formant, eux aussi, un autre centre ou plusieurs centres de population, comme le pluriel l'indique. Cette partie rurale de Ninive en dehors de l'en-

1. Saint Jérôme va trop loin quand il en fait un nom commun : a Niniven etplateas civitatis » (Vulg.) : ce serait alors une partie même de Minive; mais, dans le texte : « et Rehobot-'Ir » se présente après MiniTe de la même façon que a et Calah et Resen » ; comme celles-ci, il faut la chercher en dehors et à c^té de Ninive. Au reste, toutes les autres versions anciennes transcrivent comme nom propre au moins le premier élément du nom. (Cf^., lxx : Kat TY)v *Pob>6o>T TioXtv; de même Samaritain, Targum, Syriaque.)

2. Cette signification attachée à la racine rahah ressort bien de Jud.^xym, 10, où il s'agit d'une terre ouverte sans défense; rehob, comme nom commun, désigne une de ces places en avant et en dehors des portes où l'on a coutume de se réunir en Orient. (Cf. il Esdr,, ^iii, 1, 3, 16.)

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ceinte royale, M. Oppert Tétend très loin au nord et au sud de Koyundjick et même sur la rive occidentale du Tigre à la place de Mossoul et au sud de cette ville * ; ainsi son étendue équivaudrait presque, d'après lui, à la donnée des anciens, sans tenir compte de Calah et de Resen. Mais rien ne prouve qu'une partie de « la grande cité » se trouvait sur la rive droite du Tigre. Quoi qu'il en soit, ce que nous apprend le nom de Rehobot-'Ir ne fait que conGrmer l'explication déjà suggérée par la position respective des autres localités. Entre elles, c'est un autre intermédiaire. Dès lors le texte de la Genèse s'éclaire : « Il bâtit Ninive « et Rehobot-'Ir (les faubourgs de la ville) et « Calah et Resen entre Ninive et Calah : c'est la « grande cité. » Nous comprenons comment on les a considérées comme un seul tout 2, bien qu'il n'y eût pas de circonvallation extérieure pour les relier. De même ^ « la grande cité » reparaît dans

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