Cfr. Àct. 11,46; III, I, etc., XXI, 24, 26; XXIV
àla contradiction et à la persécution, ils ne se séparent pas de leurs compatriotes dans Tobéissance à la Loi et dans le culte ; ils ne renient rien de ce qu'auparavant ils avaient coutume de regarder comme obligation religieuse.
Les Apôtres eux-mêmes ne paraissent pas soupçonner les futures destinées de la communauté qu'ils dirigent, ou du moins ils ne pensent pas que l'heure des Gentils soit encore venue : il faut aller d'abord à la maison d'Israël. Une révélation spéciale est nécessaire pour déterminer Pierre à communiquer avec un Gentil. Dans l'intéressant récit de la conversion du centurion Corneille ^ nous saisissons sur le vif ces scrupules du Juif fidèle à l'égard des Gentils, chez saint Pierre d'abord, puis chez les frères de Jérusalem.
Saint Pierre déclare que ce qu'il fait en cette <5irconstance n'est pas permis à un Juif et qu'il n'agit ainsi que sur l'ordre formel de Dieu. « Vous savez, dit-il à Corneille et à ses gens, combien c'est chose illicite pour un Juif de se joindre à un étranger ou de s'en approcher 2. » Mais saint Pierre est un esprit docile et ouvert; ses scrupules cèdent vite à l'ordre d'en haut. Il n'oppose aucune résistance. Chez lui, derrière les scrupules légitimes, il n'y a pas ces