Gai. II
par les œuvres de la loi, mais par la foi de Jésus, nous aussi avons cru au Christ Jésus afin d'être justifiés par la foi du Christ et non par les œuvres de la loi^ » Si donc saint Paul lui-même suppose chez saint Pierre pareil principe, pourquoi ne veut-on voir qu'un langage d'emprunt dans le discours des Actes quand Pierre dit : « C'est par la grâce du Christ Jésus que nous croyons être sauvés de la même façon que ceux-ci, les Gentils 2? » On dirait presque que saint Paul, dans le discours d'Antioche 3, vise la circonstance solennelle, c'està-dire la réunion de Jérusalem, où saint Pierre a proclamé ces principes avec lesquels, dans un moment de faiblesse, il met en contradiction sa conduite.
Ces remarques faites sur le but et le ton propres à chacun des récits, la coïncidence dans les lignes générales se présente aisément, d'autant plus remarquable que les récits paraissent plus