‹ Mélanges d'histoire et de litérature religieuseChapitre 45 sur 115 · Ibi(L · texte numérisé non relu

Ibi(L

4. Dans le texte : toTç ôoxoOffiv. Nous avons expliqué cette expression et sa portée, cfr. p. 35 note 2. Nous avons mis ici directement à sa place ceux qu'elle désigne, pour plus de clarté. Dans la première partie de la phrase. « Je leur communiquai, » le pro* nom s'applique aux fidèles de Jérusalem en général. En effet avToTc ne peut se rapporter qu'aux habitants de la ville qui vient d'être

courir ou d'avoir couru peut-être en vain. » Saint Paul distingue donc des rapports privés avec les Apôtres, et c'est dans une telle entrevue que Jacques, Pierre et Jean reconnurent si hautement la mission de Paul auprès des Gentils et lui donnèrent leur droite en signe d'union. Son apostolat reconnu, Paul n'en voulait pas davantage, et on s'en serait tenu là peut-être , si les intrigues des judaïsants ne s'étaient mises à la traverse des relations particulières de saint Paul avec les Apôtres. Quand saint Paul s'était présenté à son arrivée devant l'Église de Jérusalem, il avait raconté simplement les résultats de son ministère auprès des Gentils ^ Il ne parla pas de la controverse qui s'était élevée à Antioche; c'est dans ses entrevues privées avec les Apôtres qu'il exposa le but spécial de sa mission et demanda de lever tous les doutes -. Les judaïsants de Jérusalem, alarmés par la

nommée à la phrase précédente, Jérusalem, et plus spécialement, comme le contexte l'indique, aux chrétiens de cette ville constrtictio ad sensum). Mais ensuite les rapports privés avec les 8oxovaiv sont indiqués et distingués par la reprise xx;' I6iav tï... On méconnaît ou le sens ordinaire de la locution xai' ISiav, que lui maintiennent ici avec raison toutes les anciennes versions, ou la force de la particule 6é (distingue, oppose légèrement], si l'on entend autrement le passage.

1. GaL II, 2 : àvs6c(iTiv aOrotç to eOaYycXtov 6 xTipuvaco êv toTc SOvcai... ; Act' XV> 4 : TTOcpaYevopievoi Si el; 'lT|pouaaXYi(i dice$éxOv)<rav &9cà îYj; ixxXfiata^... àYru^ytOÂs ts Ôva 6 6eà; é:cotY)aev (iet* aÙTûv.

2. kveOé|A7)v... xat* ifitav 6è toî; Soxovvtv \kv\ irt»; el; xevôv Tpéx<** ^ l6pa|&ov. Cal. .11, 2.

communication générale faite à TÉglise ou même avertis par des émissaires d'Antioche, comprirent aisément le but que saint Paul se proposait dans ses rapports privés avec les Apôtres; et dès lors, par tous les moyens, ils essayèrent de faire échouer ses projets. D'une part, comptant sur rattachement des fidèles de Jérusalem pour la Loi de leurs pères, ils se levèrent * et parlèrent haut dans l'Église, affichant leurs prétentions; ils espéraient former un courant d'opinion qui intimiderait les chefs et au besoin résisterait à leur décision, s'ils étaient favorables à l'œuvre de saint Paul : c'est le côté de leurs intrigues que nous présentent les Actes, D'autre part, furtivement, ils s'immiscèrent dans les relations de saint Paul avec les Apôtres comme des espions ^, et tentèrent là aussi d'exercer une certaine pression en réclamant la circoncision de Tite comme gens qui veulent obtenir au moins une concession, quelque gage. La forte expression « pas môme Tite... ne fut contraint à se faire circoncire 3 » implique, nous l'accordons, que la cir-

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